POST MALONE « Hollywood Bleeding »

Post MaloneAvec son troisième CD, le (très) jeune rapper Post Malone prouve à nouveau et avec son visage pâle que le pouvoir Hip-Hop n’a pas de couleur. Son flow est aussi lumineux qu’électrochoqué, porté par ses 17 titres époustouflants, « Hollywood Bleeding » compte incontestablement parmi les temps forts de cette rentrée pluvieuse.

Hollywood BleedingVoici un an déjà, je n’avais de cesse de vous tanner avec Post Malone, à mon avis l’Eminem du 21éme siècle, avec son sens inné du marketing ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/post-malone-beerbongs-and-bentleys.html , https://gonzomusic.fr/des-crocs-en-or-pour-post-malone.html et aussi https://gonzomusic.fr/post-malone-en-poupee-pas-gonflable.html ), cette fois on peut dire qu’avec ce troisième épisode de ses aventures, le rapper de Syracuse, élevé au Texas, s’impose durablement dans notre paysage musical. Satellisé en tête des charts un peu partout sur la Planète, fort de son armada d’invités de Swae Lee à Ozzy Osbourne en passant par Halsey, « Hollywood Bleeding » n’a décidément pas fini de tourner sur nos platines virtuelles. Véritable blitzkrieg tubesque à la Drake, Post Malone y enchaine les hits comme un collier de fleurs sur une plage d’Hawaï. Après un premier titre, l’entêtant « Wow » publié en éclaireur voici plus de six mois, PM a publié depuis juillet un single par mois : le cool et mélodique « Goodbyes » fort de la présence de Young Thug, puis la cool et pop et surtout mega-hit « Circles » en aout, qui me rappelle un peu le groove cool d’Anderson.Paak, puis encore début septembre le nonchalant et insouciant « Enemies », mon titre favori de l’album porté par son featuring de DaBaby et, enfin, aujourd’hui, soit trois semaines, plus tard le néo-romantique 60’s « Allergic ». Quant aux 12 autres titres de cet « Hollywood Bleeding », ils sont eux aussi à la hauteur de l’évènement.

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Et au premier chef sa chanson-titre aux faux airs d’une balade d’Aérosmith à la « Dream On », forcément comme son nom l’indique, vouée au culte d’Hollywood. Puis « Saint-Tropez » dont le titre Cote d’Azur ne peut en aucun cas nous laisser indifférents avec ses textes qui racontent : « Je suis à Saint-Tropez, j’ai dû vérifier ( la montre à) mon poignet (Wow)/ Je viens d’acheter un nouveau collier à ma copine (Un nouveau collier)/ Un, deux, trois, trois, quatre, cinq, six (Cinq, six)/ Je les prends tous, peu importe le prix (Quel qu’il soit)/ J’ai dit que j’étais désolé maman pour mes vices (Pour mes vices)/ Tu ne comprendras jamais ce qu’est ma vie (Ma vie est) ».  « A Thousand Bad Times » se distingue également avec son coté pop synthé entre N.E.R.D de Pharrell et …les Cars. Émotionnel, « Die For Me » vocalisé avec Future et surtout la passionnée Halsey pulse comme un cœur vibrant pour un des titres les plus percutants. Back to rock avec « Take What You Want », hanté par la sombre présence d’Ozzy Osbourne.  Speed, directe et efficace, tous les titres ou presque font moins de trois minutes comme dans les 60’s, wam bam thank you mum, comme le chantait Bowie, l’aérienne « Sunflower », avec Swae Lee, n’échappe pas à la règle. Boostée par la griffe de Kanye West, portée par ses violons, « Internet » est sans doute la plus ambitieuse de l’album. Enfin on vibre également sur les good grooves de la love-story « I Know ». Au-delà de son patronyme hémoglobine, « Hollywood Bleeding » tient toutes ses promesses et bien plus. À seulement 24 ans, le phénomène Post Malone n’a pas fini de chambouler nos vies et, au rythme effréné où nous voyons disparaitre les uns après les autres les héros du rock, tout ce sang neuf se révèle sacrément rassurant.

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