CHAMPS DISQUES TEMPLE DU VINYLE

Champs-DisquesIl était une fois sur « la plus belle avenue du monde » un lieu magique où la musique régnait à fond, où de jour comme de nuit, on pouvait trouver les plus rares des 33 tours, ces imports convoités qui précédaient alors de plusieurs semaines leurs alter-ego en pressage français. Dans la bien nommée « galerie des Champs » se trouvait Champs-Disques, sans doute LE disquaire le plus crucial du Paris des 70’s et des 80’s. Retour vers le futur doré de ce temple du vinyle avec son fondateur Marcel Benbassat.

Donna Summer & MarcelSis au 84 avenue des Champs-Élysées, c’est toujours la galerie des Champs. Au siècle dernier, pas loin de l’entrée, là juste sur le côté droit, se trouvait Champs-Disques, le disquaire où ado j’allais le dimanche acheter des pressages anglais de Bowie comme des imports US de Wings. Certes, c’était hors de prix, mais quand on aime… Hé puis, pouvoir écouter ces trésors, quinze jours avant qu’ils ne sortent en pressage français, était une sensation aussi forte que précieuse pour un jeune music-lover. Un peu plus bas, sur le même trottoir il y avait Lido Musique, autre disquaire mythique sur les Champs. Cependant, la musique faisait toute la différence. Chez Lido Musique on était  en version patins de feutre comme chez Paul Beuscher, dans l’Ancien Monde, tandis que chez Champs-Disques, la sono était au max, voilà pourquoi mon cœur balançait de son côté. C’était les années Drugstore et Newstore et autre Pub Renault. Les galeries étaient à la mode et Champs-Disques avait ouvert dans la foulée début 70.  Son fondateur, Marcel Benbassat avait longtemps travaillé dans une maison de disques et sentait bien que le marché allait exploser. Né à Paris 12éme en 1929, Marcel Benbassat est un survivant, un miraculé. Arrêté durant la guerre juste parce qu’il était juif, il est interné avec toute sa famille à Drancy, l’antichambre d’Auschwitz. Il parvient pourtant à s’en extirper avec sa mère. Enfant caché jusqu’à la Libération, Marcel se promet que s’il s’en sortait, il n’en ferait toujours qu’à sa tête, un serment qu’il a toujours tenu jusqu’à présent, comme cette lueur enfantine qu’il a toujours  conservé dans les yeux malgré les années écoulées. Rencontre avec monsieur Marcel Benbassat.

Logo« D’où est venue cette idée de devenir disquaire ?

J’avais beaucoup d’amis plus jeunes et l’un d’entre eux, qui travaillait chez Vogue partait au service militaire. Comme je n’avais pas trop de boulot, il m’a proposé de le remplacer pendant son régiment. Je lui ai dit pourquoi pas, même si je n’y connais que dalle. Je n’y connaissais rien à l’époque, mais je suis rentré chez Vogue où je suis resté 17 ans.

Ah, chez Vogue…à Villetaneuse ?

À Villetaneuse, bien sûr.

Avec les frères Cabat ?

Oui, j’étais très copain avec Léon et Simon Cabat. Plusieurs années j’ai fait la province, comme représentant.  Comme j’avais une bonne cote chez Vogue, on m’a confié une partie de Paris et j’avais les plus belles affaires de la capitale comme Symphonia, les Grands Magasins, la création de la FNAC etc…Et j’ai eu une opportunité, par relations, un certain Raymond Danon, qui avait de gros moyens à l’époque.  Il ouvrait un Drugstore, il m’a dit : « Marcel, cela t’intéresserait de monter un rayon disques dans mon Drugstore aux Champs-Élysées ? ». Alors j’ai fait un essai d’un an, continuant en même temps à bosser pour Vogue et à tenir le petit rayon disques au Drugstore que j’appelais déjà : les Champs-Disques. Après, j’ai ôté le « les » qui ne me plaisait pas. Et chez Vogue on m’a dit : Marcel, ne t’inquiète pas, on sera toujours là pour toi. ». Le premier magasin était en sous-sol dans la galerie des Champs, mais il fallait prendre un petit escalier puis j’ai eu un premier magasin au RDC puis un second, puis un troisième. Le premier était consacré aux disques, le second aux cassettes vidéo et le troisième était un vidéo-club que j’avais monté et qui marchait bien…au début.

Je me souviens qu’à Champs-Disques, on trouvait toutes les nouveautés et avant tout le monde.

On était spécialisé dans l’importation. Déjà on était tous dingues de musique et de disco à l’époque. Donc cela venait de New York, de Los Angeles, de Londres, d’Italie, parfois. J’avais un très bon secrétaire, Michel Gaubert qui est devenu illustrateur sonore de Chanel, un garçon qui était très proche de Karl Lagerfeld. Il fait les bandes-son des collections.

Wings Champs DisquesJ’ai dû acheter des albums de McCartney et de Bowie chez toi, tout en import, bien sûr. Avec de superbes pochettes cartonnées.

On a importé les premiers Barry White, les premiers Donna Summer, les premiers Jackson aussi. On a importé des quantités énormes de « Thriller » carrément des wagons !

Comment  choisissais-tu les disques à importer ?

J’avais un très bon nez…enfin plutôt oreille devrais-je dire, Michel Gaubert écoutait tout avant de commander. Il recevait les échantillons (test-pressings) et il se trompait rarement. Après, notre grande force a été d’importer les Maxis 45 tours pour les DJ de boites. Là, on arrivait à fournir tous les clubs, même de l’étranger.

Mais comment savais-tu s’il fallait en commander dix, cent, mille ou dix mille ?

Ce n’est pas moi qui faisais les commandes, moi j’étais le boss (rire). Bon parfois j’avais une idée, j’écoutais un truc et je savais si cela me plaisait ou pas. Michel était même capable parfois d’écouter…au téléphone. On a été à New York ensemble écouter des trucs chez un grossiste Sam’s records.

Quand tu voulais un « Love To Love You Baby » de Donna Summer, combien de temps se passait-il entre ta commande et le moment où tu le mettais en bac à Paris ?

Deux jours après, ça arrivait par avion. Un de mes employés allait dédouaner les colis à Orly ou à Roissy.  Et on mettait tout de suite en rayon, il fallait aller très vite. On avait des arrivages chaque semaine.

C’était essentiel cette rapidité puisque c’est ce qui faisait votre force face aux pressages français des maisons de disques qui mettaient alors un temps fou à fabriquer. On venait vous voir et on vous demandait : tu as reçu le nouveau machin ?

Et si n’était pas arrivé, tu revenais la semaine suivante. Les 33 tours de Barry White on les commandait par cent pièces et on était toujours manquants.

MarcelEst-ce que tu t’es parfois planté à commander 1000 exemplaires d’un truc infourguable ?

Oui, énormément de fois. On faisait des erreurs ou on commandait des choses qui ne plaisaient pas, qui ne marchaient pas, mais là, on organisait des retours.

Avec les pressages français, comme les libraires, tu pouvais retourner les invendus, mais était-ce le cas aussi avec les imports tu pouvais les renvoyer et ils te remboursaient ?

Hé bien, ce n’était pas facile du tout. Chez Sam’s on lui faisait un retour par an, mais très difficilement. Ils n’aimaient pas les retours, car ils perdaient de l’argent.

Mais tu vendais aussi des pressages français ?

Évidemment.

Et là tu avais des retours possibles ?

Ah oui, à 100%. Aucun problème avec les Français. On était de très bons clients. Ils nous acceptaient tout.

Ils avaient besoin de vous, car avec vos imports vous donniez envie aux gens d’écouter.

On lançait des tubes. On était souvent en position de locomotive et les autres disquaires nous suivaient ensuite.

Lido MusiqueEst-ce qu’il y avait une concurrence acharnée avec tes voisins de Lido Musique ?

C’était Maurice Rosen… quelque chose, qui avait changé son nom en Buisson qui tenait Lido Musique. Quand j’étais représentant pour Vogue, je visitais Lido. C’était mon client. Alors, il a fait la gueule quand j’ai ouvert, car je lui ai piqué toute sa clientèle de club. Il n’a pas aimé. Chez lui ,il y avait un petit juke-box où il mettait les nouveautés américaines ou anglaises et les DJ venaient là autour écouter. Quand nous avons ouvert, nous on écoutait la musique à fond la caisse, comme dans une boite. On avait un grand comptoir avec les nouveautés dessus et un des vendeurs faisait le DJ. Et les mecs se décidaient à acheter après avoir écouté. On tournait jusqu’à une heure et demie du matin. J’avais instauré trois règles qui ont été à la base de notre succès : ouvert tous les dimanches, ouvert toutes les nuits et la musique à fond dans la boutique. Ces trois trucs m’ont beaucoup servi. On entendait la musique jusqu’au trottoir des Champs-Élysées. Les boutiques de la galerie gueulaient : Marcel ça suffit, c’est trop fort ! Mais moi je ne pouvais pas travailler sans musique. Il fallait de la musique tout le temps, en permanence. Le dimanche on avait tellement de monde que parfois je n’arrivais même pas à encaisser. J’ai été obligé d’installer une deuxième caisse pour désengorger.

Il n’y avait que toi d’ouvert le dimanche et la nuit, du coup cela attirait une clientèle de noctambules et notamment des artistes qui venaient choisir leurs disques chez toi ?

On avait tous les DJs des meilleurs clubs comme le Queen, l’Élysée Matignon, le Bus Palladium, Castel… on était très copain avec Guillaume Castel, le fils de Jean Castel. David Guetta, c’est un peu nous qui l’avons créé. Il a tout appris chez nous. Comme client star, on avait Polnareff et Elton John, qui venait acheter des wagons d’albums. Il y avait également Karl Lagerfeld, un amoureux de musique qui venait avec son copain ou tout seul. Tous ces mecs-là passaient le matin. Toutes les vedettes c’était le matin, sinon il y avait trop de monde à leur gout. Et il y avait aussi les DJ du Palace de Fabrice Émaer où j’ai célébré ma soirée du 5éme anniversaire de Champs-Disques en invitant 500 personnes. Tu te souviens du grand couloir du Palace ? Il y avait plein de vitrines de chaque côté pour lesquelles je payais un petit loyer à Fabrice et j’exposais mes dernières nouveautés. J’étais aussi très copain avec Guy Cuevas le DJ du Sept et du Palace. Le pauvre est devenu aveugle.

PolnareffEt il était sympa Elton ?

Très agréable. J’avais un DJ du nom de Steven (Brinke) qui est mort maintenant. C’était le petit-copain américain de Michel Gaubert. Elton travaillait beaucoup avec Steven. Quand Michael Jackson est venu un matin, on a carrément fermé la galerie des Champs pour qu’il soit tranquille. On avait aussi Henri Belolo (le producteur des Village People avec Jacques Morali qui est décédé l’an passé). Lui venait choisir des échantillons pour les produire après quand il a eu son label. Il avait une très belle maison en Espagne. Il m’avait invité à passer l’été chez lui à côté de Benidorm. Moi je travaillais beaucoup à l’époque, 12 ou 15 heures par jour.

Mais tu étais passionné, ce n’était pas l’appât du gain qui te motivait sinon tu aurais vendu des petites culottes.

Dans ma vie, l’argent je n’en avais rien à foutre. Ce que je voulais c’est que Champs-Disques réussisse. C’était mon affaire, c’était mon truc, mon bébé.

Non seulement vous étiez précurseurs dans la révélation d’artistes, mais vous avez aussi servi de vivier à des cadres de maisons de disques qui ont démarré chez toi et que j’ai ensuite retrouvés en label managers comme Dominique Scarpi, qui faisait Capitol chez Pathé-Marconi, par exemple.

MarcelIl y avait deux équipes, une pour le jour et l’autre pour la nuit, où je n’ai embauché que des jeunes. Ce qui a posé beaucoup de problèmes, car il y a eu la drogue à cette époque-là. J’en ai eu un qui est mort d’overdose. Ma secrétaire aussi y est passée. Donc tous ces jeunes n’ont pas eu hélas de grandes carrières, à part Gaubert et quelques DJs qui ont percé. Mais la belle histoire Champs-Disques n’a pas bien fini, pour plein de raisons. D’abord j’ai subi de plein fouet la concurrence du Virgin Megastore qui a ouvert le 1er novembre 1988. J’ai réussi à tenir sept ans en concurrence avec eux. Et après il y a eu la FNAC qui s’est installée à deux pas de chez moi. Alors, forcément les ventes ont sérieusement baissé. Et comme ils commandaient des quantités énormes, ils avaient des prix alors que moi je vendais très cher, car j’avais un loyer monumental à payer. J’ai fermé en 96.

Tu as fermé au bon moment, avant la crise du disque et la chute du CD !

On n’y arrivait plus, face à Virgin et la FNAC qui cassaient les prix, y compris sur les imports.

Est-ce qu’il te reste encore des disques ?

Ah non, j’ai tout bazardé, il ne me reste plus aucun vinyle. Ça prend beaucoup de place, j’avais tout un mur de vinyles. Je ne savais plus où les mettre.« 

Marcel aujourd'hui

Marcel aujourd’hui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 réponses

  1. DENIS GARNIER dit :

    validé , je le trouve bien , trop cool

  2. gaga gugu dit :

    ca fait plaisir

  3. Eric Moussu dit :

    Mille mercis pour cet article qui me fait revivre ma jeunesse dans le disque !!!
    Je vais ici brièvement parler d’une autre héros de la musique à Paris des années 80.

    Je suis entré chez CLEMENTINE en 77 comme vendeur, j’ai ensuite bifurqué et commencé à travailler pour les distributeurs et éditeurs de rondelles vinyles et K7 puis CD, en visitant de très nombreux magasins de toutes tailles (boutiques, Fnac, Virgin, Grands Magasins, Grande Distribution) pour y placer nos nouveautés en France et parfois à l’étranger (ah! l’énergie de la jeunesse …).
    J’ai longtemps été seul à travailler sur mon secteur et parfois la France entière pour de gros catalogues comme MSI ou La Baleine.
    Pour vendre mes titres « Club », j’allais d’ailleurs voir Michel dans son antre en fond de cour derrière CHAMPS DISQUES. Je le trouvais assis devant son Telex qui sortait un long ruban de feuilles, l’ancêtre d’internet, par lequel il recevait les offres des States et passait ses commandes. Pendant ce temps, Steven faisait tourner ses news aux platines dans le magasin pas si grand aux murs couverts de pochettes de vinyles, Marcel Benbassat y passait souvent entre les rayons et son bureau, Philippe et autres vendeurs conseillaient les clients quand ils se sentaient dispo.
    Jacques Huraut faisait la même chose que Michel rive gauche chez CLEMENTINE, autre importateur d’alors avec Givaudan, Music Action et New Rose qui ont suivi. J’y ai longtemps travaillé avant d’être ensuite représentant pour de nombreux distributeurs et ceci avec passion de 1978 à 2015 ( Madrigal, MSI, Média 7, la Compagnie Française de Distribution, Muséa, Productions Spéciales et La Baleine).
    CLEMENTINE était ouvert également 7/7, tous les soirs jusqu’à 10h et minuit le samedi, on y recevait aussi les imports US qu’on présentait avant les pressages français à qui nous faisions petite concurrence mais lancions ainsi les artistes en créant un buzz en club. Francis Lopato et Alain Blanc, revenant d’un road-trip aux USA, avaient flairé le succès à venir du Disco et ouvert à leur retour un magasin d’Imports US rue de la Montagne Sainte-Geneviève puis déménagé boulevard du Montparnasse. Nous bénéficions là d’une importante clientèle potentielle passant devant la boutique entre la place Montparnasse et les merveilleux café-restaurants Le Dôme, Le Select et La Coupole en direction de Port-Royal. Les gens marchant sur le boulevard étaient happés par la musique s’échappant des portes grandes ouvertes, souvent rythmée et diffusée à fond la caisse. Une fois entrés, ils trouvaient à droite un mur de K7 présentées sur des étagères en lames d’aluminium, et à gauche un mur des 45tours classés en cases de 1 à 50 rempli des titres du Top 50 de Marc Toesca sur Canal +.
    L’esthétique adoptée était industrielle, les bacs à vinyles faits d’aglo étaient peints en noir comme les sol et plafond. Les espaces étaient signalés comme des caisses de transport maritime de grosses lettres tamponnées au pochoir en blanc sur fond noir. L’impression inconsciente ressentie était celle d’avoir le privilège d’accéder aux locaux d’un grossiste, d’un pro. Le volume sonore était puissant, et le pied rapide du son Disco speedait et favorisait la frénésie d’acheter. La furieuse sortie à Noël du Saturday Night Fever des Bee Gees reste pour nous mémorable, le diamant sans cesse remis de fin du dernier morceau en début de premier and so on, la pile de double 33t devant être régulièrement réassortie. Ceci dit et à côté du son Club et Soul, nous aimions faire découvrir un Durutti Column rafraichissant, du son West Coast pour lequel nous étions réputés et aussi du Jazz.
    La politique de prix n’était pas au prix bas, les patrons sachant bénéficier d’un flux important grâce à cet emplacement excellent à Montparnasseet aux larges horaires d’ouverture.
    Ils préféraient donc vendre moins mais plus cher, bon moyen de mettre en avant un côté élitiste, ne pas se ramasser trop de zonards tout en favorisant de bonnes marges.
    Francis et Alain avaient proposé aux Clubs et Discothèques de France des « envois d’offices », contrats comme un abonnement permettant l’envoi de cartons contenant 25 exemplaires de ce qu’on appelait « maxi 45tours » ou plus fréquemment et « pro » des 12′ (twelve inch ou twelve).
    Jacques (comme Michel Gaubert) sélectionnait ceux qu’il pensait être les meilleurs des 2 ou 4 semaines passées et les importait. Une fois dédouanés et mis en étagères, il les prenait dans le stock au fond du magasin puis faisait ses colis. Les clubs lui faisaient confiance et avaient accès par ce biais en temps presque réel à tout ce qui sortait à l’autre bout du monde. Des DJ’s venaient aussi trouver des pépites (entre autres du Bus Palladium et du Colony dans de la rue Sainte-Anne; l’homosexualité était illégale avant Mitterand, cette rue était alors foyer des clubs Gay dont « Le 7 » célèbre que Fabrice Emaer avait ouvert avant de reprendre le Théâtre « Le Palace » pour en faire ce que l’on sait). Notre équipe de 5 vendeurs de choc incluant Jacques, Philippe Lebras, Dominique Huleux, Jean-Louis Gallesnes et moi-même employait de l’énergie et passait du bon temps à faire tourner ces plaques et conseiller les clients.
    Un deal intelligent nous permettait d’être dépositaires de billetterie de places de concerts partout à Paris, notre nom était inscrit sur toutes les affiches aux côtés de Fnac et Virgin, une bonne pub et moyen de drainer une clientèle qui devait entrer chez un disquaire pour acheter leur place et souvent du disque …
    Le magasin avait aussi un département de « cuts » imports US, 33 tours aux coins coupés pour en signaler le caractère soldé et donc au prix diminué des 2/3. Les disques en question n’étaient pas vraiment récents, mais on trouvait des merveilles en import abordables et surtout parfois inédites en France. Leurs pochettes en papier bien rigide avaient une odeur typique qu’on aimait de temps en temps renifler avec délice, en ouvrant son intimité par pression des 2 côtés de la fente et la portant au nez. Mais cette sensation était réservée aux pressages américains dont la qualité était par ailleurs bien supérieure aux français.
    Au début des 80’s, Francis et Alain ont ouvert un département Vidéo-Club dont la gestion m’a été confiée.
    Musique et Cinéma, un rêve pour moi !
    Je dois compléter ce tableau par la possibilité qui m’était offerte en sortie d’adolescence d’aller gratos dans tous les lieux de spectacle vivant comme Le Palace, les Abattoirs de Pantin, Mogador, Les Halles de Baltart, l’Elysée Montmartre etc …J’y étais invité par les tourneurs pour lesquels nous vendions les tickets, et l’époque était riche de concerts et ambiances bien mémorables.

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