LE POUR ET LE… POUR DU CONFINEMENT

Paris nowDepuis le discours d’hier soir de Winston Macron, au moins une chose est claire, nous devons rester confinés un mois de plus à l’instar de Phil, la marmotte-mascotte de Punxsutawney qui a vu son ombre à son réveil et qui doit par conséquent…rester confinée un mois de plus. Vous l’aurez compris, nos vies ressemblent de plus en plus à ce que vit le présentateur météo Phil Connors (Bill Murray) dans son perpétuel « Groundhog Day ». Cependant, il n’y a pas que du contre à vivre cette situation, et même du pour… et du pour ! Donc il faut po-si-ti-ver… oh, yeah ! La preuve par 10…

Ducks parisDéjà, réglons une bonne fois pour toutes ce crucial point  de sémantique : si l’on compte bien notre confinement devrait durer au minimum deux mois. Soit soixante jours. Jusque là tout va bien. Et pourtant !  Jamais quarantaine n’aura duré aussi longtemps, donc… record battu. Mais dans ce cas, cela ne constitue plus une quarantaine, mais une soixantaine ( voire une quatrevingtdizaine pour peu que le dé-confinement traine un peu la patte un mois de plus), par conséquent la première urgence est de renommer toutes ces quarantaines…des soixantaines. CQFD ! Et surtout, il n’y a pas que des côtés négatifs à ce que nous vivons. Et en voici le Top 10…

Number 1 : les nazes ont cessé de chanter en live

Les tournées de Maitre Gims et de (J’) M ( pas) Pokora sont annulées sine die ainsi que toutes celles de leurs semblables, et cela se révèle juste inestimable. Échapper à une telle pollution sonore est un kiff intégral. Et d’ici à la fin de notre quatrevingtdizaine ( oui je ne suis pas tout à fait optimiste sur notre levée d’écrou) ces deux vociférantes marionnettes auront déjà été remplacées par d’autres toutes aussi braillardes… mais nouvelles et différentes quoi que toutes aussi chiantes !

Groundhog DayNumber  2 : une vie « Un jour sans fin »

Une telle vie en version « Un jour sans fin » offre l’immense avantage d’être un modèle de stabilité puisque l’histoire se répète inexorablement chaque jour. Alors, les campeurs, apprenez votre leçon par cœur :

« Debout les campeurs et haut les cœurs, n’oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd’hui. Ça caille tous les jours par ici, on n’est pas à Miami. On en est même loin et il faut s’attendre à quelques problèmes de circulation ce soir avec ce comment déjà.. Oui ce blizzard. Blizzard vous avez dit blizzard ? Comme c’est étrange, hé bien voici les prévisions, la météo nationale prévoit un super blizzard ça va décoiffer. Oui ça va décoiffer, mais il y a une autre raison pour laquelle cette journée est si particulièrement passionnante. Oui et particulièrement froide. Oui particulièrement froide, mais une question majeure est sur toutes les lèvres. Lèvres gercées. Oui les lèvres gercées. Poils au nez. Croyez-vous que Phil verra son ombre à son réveil? Le Phil de Punxsutawney. Oui, le rongeur, C’est le Jour de la Marmotte. »

 

emptyNumber 3 : le virus a confiné tous les journalistes sportifs et pas que…

Un mois sans entendre prononcer les mots « Neymar », «  PSG » ou « Olympic », c’était déjà super, mais là deux mois entiers sans footeux braillards omniprésents sur toutes les chaines de télé et de radio, c’est juste un rêve. Et si l’on rajoute la totale disparition du rugby, du hand, du volley, du basket…sans oublier ce putain de Roland Garros qui me casse les roustons depuis si longtemps et son collègue « Tour de France »… quelle douce quiétude, quel bonheur intégral. Cerise sur le gâteau, les douze pages de sport de mes quotidiens comme Libé ou Le Parisien que je devais furieusement zapper  se sont volatilisées. Yessssssss……

Number 4 : vive le cri des oiseaux

Retrouver pour de vrai le chant du « Blackbird » des Beatles, des mouettes au-dessus de Paris, des tourterelles…le silence qui s’est abattu sur nos villes est certes inhabituel, il est aussi particulièrement apprécié. Ainsi, le chantier de l’école privée en face, qui me cassait les oreilles depuis des mois, car ils démantelaient le bâtiment au marteau piqueur/compresseur à près de 90 décibels, s’est bien entendu arrêté du jour au lendemain.  Du coup, ils ont abandonné telle une immense carcasse de dinosaure au milieu des gravats une énorme pelleteuse orange désormais réduite au silence. Il faut aussi saluer cette pollution soudain évaporée qui du coup a quasi supprimé mes crises récurrentes de migraines. Bref, que du bonheur…. de pouvoir mieux respirer.

 

Number 5 : pour l’amour de l’art…culinaire

 

Le coté face de la médaille de devoir prendre tous ses repas at home, c’est que pour que cela soit supportable, il faut faire preuve non seulement de talent, mais aussi d’imagination. Pourtant dans une société Deliverooisée, réapprendre à cuisiner est un incroyable retour en arrière qui laisse augurer que lorsque tout cela sera fini, la consommation de junk-food des barquettes sous vide et autres plats préparés à base de merdes industrielles aura sérieusement régressé.

 

Number 6 : écouter de la zique

 

StonesSi balancer du rock à fond la caisse a toujours constitué le sel de nos vies, cette période confinée est également propice à la découverte ou à la re-découverte des groupes, artistes et autres formations hétéroclites qui constituent nos discothèques internes. De plus, avec toutes les playlists que publient actuellement tous les amoureux de la musique (Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/mes-20-meilleures-chansons-pour-la-fin-du-monde.html et aussi  https://gonzomusic.fr/mes-quinze-meilleures-chansons-de-confinement.html  ) il y a tant et tant de joyaux soniques, joyeux ou non, à se mettre entre les oreilles. Enfin, pour la première fois toutes ces « listes de msuique à écouter si l’on se retrouve naufragé sur une ile déserte » ont enfin un sens, car si nous avions  effectivement peu de chance au cours de nos existences de vivre à la Robinson Crusoé, notre « soixantaine » nous a tous échoués sur nos petites iles désertes persos. Et jamais nous n’aurions cru vivre une telle aventure.

 

Keren AnnNumber 7:   acoustic for ever

 

Confinement oblige, nos héros de la musique multiplient les shows intimistes à la maison et les versions acoustiques de leurs compositions. Il suffit de taper leur nom sur le net pour les retrouver sur Twitter, Facebook ou Instagram quasiment en concert chaque soir.  Et ce ne sont pas les pires, bien au contraire. Neil Young, Stephan Eicher, Keren Ann, Elliott Murphy, Bruce le Boss, John Fogerty, Green Day, Chris Martin, Jean Louis Aubert… parmi tant et tant d’autres ont su ainsi réinventer leur lien avec leur public et c’est encore un effet positif de la situation actuelle.

 

Number 8 : Pas de stress y’a plus point S…ni les autres réclames d’ailleurs

 

Point SHé oui, alors qu’auparavant certains tunnels de pub à la télé atteignaient des sommets de près de dix minutes… toutes les tranches de vingt minutes, depuis le début de la crise les pots de pub se cantonnent désormais à moins de deux minutes par tranche et ce n’est naturellement que du bonheur. Seule unique ombre télévisuelle,  les chaines ayant perdu tous leurs annonceurs, du coup les ‘Star Wars » et autres blockbusters ont été remplacés sine die par l’intégrale des films de De Funès et de Belmondo déjà multi multi multi rediffusés et du coup là ce n’est plus si glop que ça !

 

Number 9 : révolution française

 

RevolutionLe GBD optimiste que je suis croit dur comme fer que plus rien ne sera économiquement comme avant. Ainsi on va enfin cesser de faire trois fois le tour du monde à un jean, car en faisant les coutures en Tunisie puis poser les boutonnières au Bangladesh avant de le renvoyer au Maroc pour l’assemblage final, tout ce cirque d’allers et retours, toute cette empreinte carbone pour économiser 1 €… du moins c’est ce qu’il faut espérer. Comme une meilleure reconnaissance du travail et la fin de la dictature intégrale de la loi du marché, bref remettre l’humain au centre du jeu et non plus  le veau d’or assis sur sa montagne de pognon. Ce sera notre nouvelle Révolution Française !

 

Number 10 : entre « Le Survivant », THE WALKING DEAD et autres, nos vies appartiennent désormais à la science-fiction

 

Happy ending

Aldous Huxley, George Orwell, Richard Matheson, Philip K Dick en ont rêvé, le Covid-19 l’a fait :  téléporter nos vies dans la science-fiction, certes pas toujours très rassurante, mais l’est-elle vraiment souvent dans la littérature et au cinéma ? Keep on rocking, keep on dreaming… on va s’en sortir, dans tous les sens du terme et ce roman de nos vies finira en happy end !

 

 

 

 

 

 

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