CONFESSIN’ THE BLUES

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Chuck Berry with Keith Richards of The Rolling Stones at The Fox Threatre St Louis during filming of the documentary Hail Hail rock N Roll. (Photo by Terry O'Neill/Iconic Images/Getty Images)

Chuck Berry with Keith Richards of The Rolling Stones at The Fox Threatre St Louis during filming of the documentary Hail Hail rock N Roll. (Photo by Terry O’Neill/Iconic Images/Getty Images)

Après la publication de leur « Blue & Lonesome » l’an passé, quoi de plus naturel que les Rolling Stones rendent un nouvel hommage aux maitres du blues, qui les ont tant inspirés, depuis leurs débuts, voici plus de 55 ans. Avec ses 42 titres des artistes les plus emblématiques, dont la plupart sont issus du mythique label Chess, CONFESSIN’ THE BLUES a tout de la compilation idéale gâtant indistinctement novices et aficionados au son de ce spleen illimité sans lequel tout le rock que nous aimons n’existerait pas.

 

 

Confessin' the bluesCela commence par une vieille connaissance « Rollin’ Stone » de l’immense Muddy Waters, un des joyaux du fameux label Chess ( Voir dans Gonzomusic https://gonzomusic.fr/marshall-chess-le-dernier-nabab-du-blues-part-one.html et également https://gonzomusic.fr/marshall-chess-le-dernier-nabab-du-blues-part-two.html ), LE titre qui a su inspirer les Rolling Stones dés ce jour de 61 sur le quai de la gare de Dartford, Kent, où se sont rencontrés Richards et Jagger puisque ce dernier tenait sous le bras deux LP de Chess signés Chuck Berry…et justement Muddy Waters. Plus tard, comme le raconte Marshall Chess à Gonzomusic, les Stones seront les premiers rockers à être autorisés à enregistrer dans le légendaire studio Chess records à Chicago. Par conséquent, non seulement cet amour du blues pour les Stones ne date pas d’hier, mais surtout cette musique continue d’abreuver très largement leurs sillons créatifs. Et surtout, nous avons là de terribles experts du genre. C’est dire si la sélection de ces 42 compositions cruciales ont dù faire l’objet d’un long et passionné débats au sein du groupe. Comme j’aurais adoré être une petite souris ou une micro- caméra planquée dans la pièce lorsque Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood ont du chacun défendre avec acharnement leurs standards préférés. « Le blues est sans doute la chose la plus importante que l’Amérique ait offerte au monde » professe Keith Richards sur la pochette de ce CONFESSIN’ THE BLUES.

Le blues plus que parfait 

Muddy Waters

American blues guitarist, songwriter, and singer Muddy Waters (1913 – 1983) (left) plays the guitar in New York, 1959. Waters was born with the name McKinley Morganfield. (Photo by John Cohen/Getty Images)

On retrouve d’ailleurs quelques blues originaux que les Stone sont eux même repris au fil des albums comme cette sidérante version originale du « Love In Vain Blues » (« Let It Bleed » 68) par Robert Johnson ou encore l’émotionnel « You Gotta Move » (« Sticky Fingers » 71) par Mississippi Fred McDowell tout comme le vibrant « Little Red Rooster » (« The Rolling Stones Now » 65) de Howlin’ Wolf. Tout comme le sensuel « I Just Want To Make Love To You” ( “England’s Newest Hit Makers” 64). Sans oublier Jay McShann & Walter Brown qui signent la chanson-titre (« 12X5 » 64)  de ce flamboyant CONFESSIN’ THE BLUES. De même, on retrouve aussi le vibrant « Just Your Fool » qui ouvrait leur dernier « Blue and Lonesome ». Aux cotés des plus mythiques héros du blues que sont Muddy Waters, Chuck Berry, John Lee Hooker, Howlin’ Wolf, BB King ou encore Robert Johnson, la bande à Jagger a tenu à convier quelques spadassins plus obscurs mais néanmoins cruciaux tels Slim Harpo (immortel « I’m A King Bee »), Magic Sam ( son « All Your Love » est  à déchirer les cœurs). Sachant que 10% de la vente de ces CD sera directement versée à la Willie Dixon Blues Heaven Foundation dirigée par sa fille Jacqueline Dixon qui s’en réjouit en ces termes : Nous sommes extrêmement honorés, reconnaissants et humbles que la Blues Heaven Foundation de Willie Dixon ait été incluse dans un projet aussi étonnant. Cela signifie tellement pour nous que le rêve de mon père de créer une organisation, qui promeut, protège et préserve le Blues pour les générations futures, soit ainsi reconnue et soutenue par des artistes qui ont tant accompli. ». Bref, dans sa pochette dessinée par Ron Wood, on peut qualifier ce projet si ambitieux de blues plus que parfait et ce ne sont pas les Stones qui nous contrediront.

 

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1 réponse

  1. DENIS GARNIER dit :

    a écouter réécouter a user et encore jusqu’à l’os

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