ANDERSON. PAAK « Ventura »

Anderson-PaakUn an après son fulgurant « Oxnard », le surdoué Anderson. Paak continue de nous aveugler soniquement du soleil de ses plages de LA avec « Ventura », son 4éme CD, nouvelle et irrésistible collection de hits aussi funky qu’implacables et toujours sous la supervision avisée du bon Dr Dre. Bref, si cela n’est pas déjà fait, il est grand temps de se…Paakser !

VenturaCe n’est pas la première fois que je vous casse les pieds avec ma passion immodérée à l’égard du jeune Anderson. Paak et j’assume (Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/anderson-paak-malibu.html tout comme  https://gonzomusic.fr/anderson-paaka-star-is-born.html , sans oublier https://gonzomusic.fr/anderson-paak-oxnard.html ). Pour moi, et pas seulement, puisqu’il est déjà depuis plusieurs années un des protégés privilégiés de Dr Dre, au sein d’un club très privé où l’on retrouve 2pac, Snoop, Nate Dogg et Eminem…excusez du peu, Paak est un petit génie groovy sorti de sa lampe d’Aladin et « Ventura », le quatrième épisode de ses glorieuses aventures n’échappe pas à la règle de la tuerie intégrale, à l’instar de ses petits copains de plage « Venice », « Malibu » et « Oxnard ». Car on ne nait pas en Californie du Sud sans être un « garçon de la plage », au sens Beach Boys du terme. Sa musique est donc un périple du littoral de Los Angeles qui commence en 2014 à Venice pour remonter à Malibu deux ans plus tard, puis Oxnard, sa localité natale et enfin Ventura un peu plus au nord cette année. Le prochain CD sera sans doute baptisé Carpinteria et s’il en enregistre autant que Neil Young dans bien des années il y aura un San Francisco…voire un Seattle…mais nous n’en sommes pas encore là !

anderson-paak-Back to Ventura, dés le tout premier titre, « Come Home » Anderson. Paak nous impacte de sa voix ensoleillée et il n’est pas seul à la manœuvre puisque Andre 3000 lui donne si élégamment la réplique. En tout, 11 titres et 7 collaborations et pas des moindres sur ce puissant CD. Après notre Outkast c’est le légendaire Smokey Robinson qui l’épaule sur la balade délicate « Make It Better »…qui évoque irrésistiblement un vieux hit de 76 « You’ll Never Find Another Love Like Mine » signé Lou Rawls. Ce brillant casting se poursuit avec Lalah Hathaway, la fille de Donny Hathaway qui chantait jadis « The Ghetto ». Son duo « Reachin’ Too Much » est sans doute l’une des plus funky  de l’album. Pulsée par les cuivres et les deux voix conjugués de Lalah et d’Anderson, gorgée de mélodie comme un fruit tropical estival, aussi cool qu’énergique, « Reachin’ Too Much » est LE titre idéal pour attaquer sa journée. Seul ou accompagné, Anderson.Paak déchire comme sur le bien nomme « Winners Circle » aux chœurs que l’on croirait échappés d’un 33 tours de Earth, Wind and Fire. Retour au dialogue soul climatique avec Jazmine Sullivan sur l’interlude  «Good Heels » et l’on découvre la très Stevie Wonderienne « Yada Yada ». Jazzée et classieuse « King James », « Chosen One » en duo percuté avec la jeune Sonyae Elise, il faudra attendre le puissant « Jet Black » en duo avec la vétéran du R&B Brandy pour renouer avec un hit  aussi imparable que large comme un freeway californien dans le plus pur style Paak. Hit again avec la touche si identifiable de Pharrell Williams sur « Twilight », puis l’album s’achève avec émotion sur « What Can We Do ? » avec un featuring d’une coolitude illimitée du regretté Nate Dogg, l’ex 213 avec Snoop et son cousin Warren G. Pincement au cœur final pour cet irrésistible « Ventura ». Verdict du juge de paix GBD…les gars (et les filles) si ce n’est pas déjà fait, il est grand temps de tous vous Paakser 😉

  

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