ANDERSON .PAAK : « Malibu »

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Anderson.Paak

Si vous cherchiez le nouveau Pharrell c’est raté car…c’est encore Dre qui l’a trouvé avant vous ! Son nom est Anderson .Paak et il figurait déjà au top du casting de l’inattendu « Compton » publié cet été par l’ex-NWA. Ce rapper d’Oxnard en Californie du Sud vient tout juste de balancer une bombe, son second album intitulé « Malibu »… et GBD fond comme neige au soleil !

Anderson-Park-Malibu-Cover-Enivrant comme le cocktail, mais surtout vertigineux comme les flots de cette localité mythique de la côte californienne, le flow imparable de « Malibu », le second album du jeune (il n’a que 29 ans) rapper à la puissance et l’imagination d’un Sly Stone en devenir. D’ailleurs, le LA Times le compare déjà à Chance the Rapper de Chicago, bien que pour ma part, il me fasse plutôt songer aux brillants Outkast d’Atlanta ; mais au-delà des étiquettes, la vitalité du rapper d’Oxnard se décline dans ces 16 titres riches en émotion. Anderson. Paak colle à sa génération au point d’avoir rajouté un « point » (dot) à son patronyme. Mais il n’oublie pas le old school pour autant comme ce groove funky imparable sur « Am I Wrong » avec son featuring de Schoolboy Q. D’ailleurs The Game, Talib Kweli ne s’y sont pas trompés, offrant leur collaboration punchée au jeune Anderson- qui avait d’ailleurs fait une apparition sur « The Documentary 2 » de The Game-. Ses trames musicales sont si sophistiquées, qu’il rappelle également Prince lorsqu’il mêle le funk, le jazz et le rock pour inventer à chaque fois un son neuf. Peut-être le secret du jeune .Paak réside-t-il dans son propre métissage, afro-américain et coréen – ce qui explique son patronyme asiatique- ?

Nouvelle alerte à Malibu

 

Il publie son premier CD « Venice » en 2014 et, immédiatement repéré par Dre, il va collaborer à six titres du son album événement « Compton ». Aujourd’hui, après « Venice »il nous entraine à « Malibu » et il suffit d’écouter une seule fois l’entêtant funky « Parking Lot » pour être immédiatement accro au groove imparable de .Paak. On songe au « Hey Ya » tubesque des Outkast. De même, la planante, « Lite Weight » pulse comme un cœur battant pour achever sur un drôle de dialogue. Plus rétro jazzy à la Prince « Room In Here » balance sa nostalgie sur sa délicate mélancolie. Tout comme l’imparable slow langoureux « Silicon Valley », qui s’abreuve également aux sources soul du Kid de Minneapolis tels Harold Melvin and the Blue Notes ou Billy Paul…U know what I mean ? Oui, sans doute, car elle est ma favorite de cet album. Irrésistiblement mélodique voici « Celebrate » et son cadre typique de Los Angeles, délicate et cool comme une compo de Stevie Wonder…ou de Jack Johnson…yes, man ! Enfin, « The Dreamer »,  illuminé par la radieuse présence de Talib Kweli, achève cet album prodigieux, qui constitue mon véritable premier coup de cœur discographique de cette année 2016. Dans la froideur de l’hiver, il est bon de se dorer la pilule au soleil de cet aveuglant « Malibu »…alors faites donc comme moi et viva Anderson.Paak !

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