THE STAND/ LE FLÉAU

The StandCertes, l’histoire est largement connue. On a lu le roman de Stephen King et surtout dévoré la version de 1994 de THE STAND/ LE FLÉAU en 2 parties. 25 ans plus tard, dans le climat actuel de la pandémie que nous traversons, ce virus échappé d’un labo secret de l’US Army qui tue tout sur son passage prend une toute autre et terrifiante saveur. Portée par James Marden, Whoopi Goldberg et Alexander Skarsgård dans le rôle du méchant, la série post-apocalyptique de 9 épisodes saura vous dresser le poil sur le dos.

The StandDans la première version de 94, Stephen King avait écrit le scénario. Cette fois, le génial maitre de l’horreur et du fantastique a délégué son fils, Owen King, à la production. Et, au vu du premier épisode, c’est assez réussi. Je craignais les effets spéciaux trop dispendieux dans un désir de mieux contraster avec celle-ci. Fort heureusement, la nouvelle série parie plus sur les dialogues et le jeu d’acteur pour nous convaincre. Josh Boone, le show-runner cherche à nous subjuguer sur la longueur, or sa série est deux fois plus longue, plus de 500 minutes, que la mini-série ce qui laisse largement le temps de développer la psychologie des personnages principaux. De plus, sans doute pour mieux s’en éloigner,  il a construit son histoire sur de multiples flash-backs qui renouvelle habilement l’effet de surprise de ceux, comme nous, qui savent déjà que c’est le maitre d’hôtel  Randall Flagg qui a fait le coup ( humour !).

Donc on ne commence pas par le commencement, mais six mois plus tard. À Boulder, Colorado, des hommes en masques de protection pénètrent dans une maison dans le bruit des mouches qui volent. Lugubre présage.  C’est une église où tous les paroissiens sont morts sous le regard impassible de Christ. Hommes, femmes, enfants, vieillards figés. Un des hommes ressort en courant pour aller vomir. Son chef le réconforte : « Avec 7 milliards de morts, tu as le droit d’aller vomir ! ». Puis, les hommes sortent les cadavres et les entassent dans un camion bâché.

Ogunquit, Maine

5 mois auparavant, lorsque tout semblait encore normal, dans un jardin un type à casquette tousse et jardine. Sa fille Frannie le salue : « ça va papa ? » « Ça va chérie ». Puis il éternue. Elle remarque qu’il est brulant et qu’il doit avoir de la fièvre. Pendant ce temps, par un trou dans la palissade Harold, un teen-ager pervers, les observe et fantasme sur la fille. Il se fait griller par deux ados qui le surprennent en le filmant. Ils le poursuivent jusqu’à ce qu’il tombe puis menacent de poster ce qu’ils ont tourné sur Instagram. Il rentre chez lui et retrouve sa mère malade. Dans le courrier, il trouve une nouvelle lettre de rejet d’un éditeur qui décline de publier ses œuvres. Harold panse ses plaies  en écoutant les nouvelles pas glop à la radio : «  Toutes les communications sont coupées, à Arnette, Texas. La ville est interdite y compris aux medias habilités. Des soldats US en uniforme ont bouclé les sorties de la ville. »

Centre de recherche de l’US Army, Kileen, Texas. The Stand

Un type est enfermé  avec deux cochons d’Inde et lui aussi écoute la radio. Un médecin entre avec un garde qui porte un masque à gaz. « Mr Redman, puis je vous appelez Stu ? » Cette fois, le rôle tenu par Gary Sinise l’est par James Marden, beau gosse révélé chez SAVED BY THE BELL. « Cela fait trois jours que vous me retenez prisonnier ! Je n’ai même pas ni droit à un coup de fil ni d’avoir mon avocat. », raille-t-il. En fait, il n’est pas contagieux puisque les cochons d’Inde n’ont pas été infectés. Il n’a pas attrapé la « super grippe », baptisée Captain Trips.

Flashback, cette fois à Arnette, Stu bois une bière le soir avec ses potes lorsque soudain… une voiture fonce sur eux avant de s’arrêter en percutant un mur. Retour au labo, Stu demande : « Le type était un militaire, n’est-ce pas ? ». L’autre lui répond que cette information est classifiée. Stu demande où sont les amis avec lesquels il était et qui ont aussi été conduits ici. Re-flash-back avec l’accident. Un type noir est écroulé sur son volant. Il est encore conscient, mais tousse énormément. Et il bave. À l’arrière sa femme et sa fille sont déjà refroidies. Retour à maintenant : « Il s’est échappé d’une base sécrète qui fabrique des armes bactériologiques, n’est-ce pas ? » interroge Stu .

« Tout ce que nous savons c’est que tous ceux qui ont été en contact avec le virus sont tous infectés, tous sauf … vous. » répond le doc.

Pendant ce temps, à Ogunquit, Frannie creuse un trou dans son jardin ; on se doute qu’elle va enterrer son père mort du virus. Harold l’épie toujours de son trou dans la palissade. Molly Ringwald tenait le rôle dans la première version, ici c’est la jolie Odessa Young. Soudain Harold la hèle… lui aussi a perdu sa famille. Il insiste relou ! The Stand« Rentre chez toi Harold, je ne suis plus ta baby sitter ! » lui balance-t-elle. En haut, son père est encore allongé sur son lit de mort. Elle lui accroche ses médailles militaires. Il est énorme, déformé par un terrible œdème. Frannie s’endort sur le canapé et rêve… comme dans la première version elle marche dans un champ de maïs. Elle entend le rire d’un enfant qui joue. Lorsque soudain, dans une clairière une femme la retrouve: « Bonjour, Frannie, mon nom est Abigail Freemantle… et c’est Whoopi Goldberg  qui reprend le rôle… cool. « Rejoins-moi à Hemingford Home, Colorado… tu essayes de t’en souvenir ? », dit-elle. Pendant ce temps, Harold tape comme un sourd sur sa machine à écrire. Il écoute la radio où les nouvelles sont cata totale, hôpitaux submergés, morts partout, autorités laminées… l’animateur tousse et dit que cela ressemble à la fin… avant de se tirer une balle dans la tête… ambiance ! Puis Harold se rend chez Fran, qui a décidé de se suicider en avalant plein de cachetons. Il va la faire vomir et la sauver. Une fois réveillé, il lui dit qu’il croit que 99% de l’humanité a disparu. Il veut qu’ils partent au CDC à Atlanta, le centre pour les maladies infectieuses. Car comme ils sont immunisés, peut-être peuvent-ils aider à trouver un remède.

Pendant ce temps, Stu qui a été conduit dans une base secrète, se réveille entendant  des cris. Puis il voit le fameux champ de maïs… en fait, il fait le même rêve que Frannie… sauf qu’au lieu d’Abigail, il croise un loup  terrifiant aux yeux rouges… en fait, il rêve. Puis il s’éveille, cette fois pour de vrai. Et son nouveau pote le doc entre dans la pièce… hélas lui aussi est infecté. Comme tous dans la base secrète. « Dire que je croyais que j’allais être celui qui saurait stopper le virus et sortir le vaccin le plus important de l’histoire de l’humanité. C’est raté ! ».  Puis soudain, la porte de la cellule de Redman s’ouvre et une voix le guide à travers le dédale des coursives jusqu’à un ascenseur. Il arrive dans une salle de commandement avec plein d’écrans de contrôle . Un type en uniforme de général trois étoiles est seul : «  On dirait qu’il ne reste plus que nous deux ici ! » : il sait qu’il va mourir. Il offre sa carte d’accès à Stu pour qu’il remonte libre à la surface. Tout le monde est mort dans les labos qu’il traverse. Et pendant que Fran et Harold prennent la route pour Atlanta, les fossoyeurs du début continuent d’enfouir des corps… et Harold est l’un d’entre eux.  Lui aussi fait des rêves, mais sans Abigail et avec le loup terrifiant. Et cet homme qui surgit… c’est le terrible Randall Flagg qui lui promet de vivre comme un Prince s’il le suit. C’est le génial Alexander Skarsgård ( TRUE BLOOD) qui reprend le rôle  terrifiant. Le matin on découvre que Stu et Fran sont en couple et qu’elle est tombée enceinte.  S’il ne le montre pas, Harold est enragé de l’avoir perdue. Il a des envies de meurtre. Et de vengeance.The Stand

Re-flashback de la base d’où est parti le virus, on retrouve la première scène de la série précédente, où le soldat de seconde classe Campion s’échappe de la base avec sa famille… ignorant qu’il est lui aussi infesté et qu’il va répandre le virus sur toute la planète. Sauf que, cette fois, pas de musclé « The Reaper » du Blue Oyster Cult en bande-son, mais la silhouette de Randall Flagg qui a maintenu sa porte de sécurité ouverte lui permettant ainsi de s’échapper… et le virus avec pour infecter la terre entière. Il le croise même qui fait du stop avant que le visage souriant d’Alexander Skarsgård ne s’affiche diabolique à l’arrière du véhicule tandis que le guilleret « The Stranger » de Billy Joel résonne avec le générique…

On n’a qu’une envie, déguster les autres épisodes pour oublier nos confinements à répétition et ainsi mentalement échapper à notre « fléau », bien réel celui-là, hélas.

 

Diffusé sur CBS  All Access depuis le 17 décembre 2020

 

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