POUR LA COP 21 : MON TOP 12 DES CHANSONS LES PLUS ÉCOLOS DU ROCK

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paris-climate-change-conference-2015-on-energySi l’humanité paraît encore lente à réagir à tous les sévices que l’Homo sapiens inflige à notre bonne vieille Terre, à ses animaux, à sa végétation, depuis le tournant des années 70, de nombreux prophètes rock tentent en vain de nous alerter pour nous expliquer que nous courrons à la catastrophe si nous continuons à ruiner ainsi notre environnement. C’est justement tout le thème de cette conférence mondiale pour le climat organisée à Paris sous la férule de l’ONU : parvenir à sauver la planète. Hélas, au vu du niveau de pollution actuel, c’est loin d’être gagné !

Les 12 chansons les plus écolos du Monde du « Monkey Gone to Heaven » des Pixies au fabuleux« Mercy Mercy (The Ecology) » de Marvin Gaye, compilés pour vous par Gonzomusic, histoire de célébrer dignement cette COP 21.

 

12 : The Pixies «  Monkey Gone To Heaven »

« There was a guy/ An under water guy who controlled the sea/ Get killed by ten million pounds of sludge/ From New York and New Jersey » (il y avait un gars/ Un gars sous l’eau qui étudiait l’océan/ Il a été tué par 10 million de livres de beau/ Déversée de New York et du New Jersey). Si l’on pouvait encore en douter « Monkey Gone To Heaven » la 7éme composition du second LP des Pixies sorti en 89 prouve que l’ami Black Francis a incontestablement la fibre écolo. C’est également l’une de mes compositions favorites de cet OVNI rock and roll que sont les Pixies.

11 : The Sparks «  Never Turn Your Back On Mother Earth »

Sans aucun doute le joyau de l’album « Propaganda » des Sparks de 74 avec l’irrésistible clavecin de Ron et la voix haute perchée de Russell « Never Turn Your Back On Mother Earth » est suffisamment explicite. Répétée à l’infini, cette entêtante réplique qui prophétise que si l’homo sapiens se détourne de la planète Terre…le pire peut advenir. En 89, Martin Gore de Depeche Mode là reprend délicatement sur son premier album solo de reprises judicieusement intitulé « Counterfeit », une manière pour l’Oncle Martin d’affirmer ses positions résolument vertes.

10 : Cat Stevens  « Where Do the Children Play »

Elle ouvrait comme un pari sur l’innocence le 33 tours magique « Tea for the Tillerman » de Cat Stevens sur la pureté conjuguée de la guitare acoustique et du piano. En 1970, celui qui n’était déjà plus Stephen Demetre Georgiou, mais pas encore Yusuf Islam, pressentait déjà le désastre environnemental à venir. « Well you roll on roads over fresh green grass/ For your lorry loads, pumping petrol gas…( Alors tu roules sur des routes tracées sur l’herbe verte/ Pour tes camions-remorques qui dévorent de l’essence…) Où vont donc pouvoir jouer les enfants, s’interroge Cat Stevens ? 45 ans plus tard, nous nous posons toujours la même question !

9 : Jackson Browne « Before the Deluge »

En 1974, l’année de mes 18 ans et de ma première découverte de la Californie, elle me donnait déjà la chair de poule; « Before the Deluge » reste toujours aujourd’hui l’une des chansons les plus cruciales de Jackson Browne. Et incontestablement la plus « verte » : « Some of them were angry/At the way the Earth was abused(…)By the magnitude of her fury in the final hour/ And when the sand was gone and the the time arrived/ In a naked dawn only a few survived.. (Certains d’entre eux étaient furieux/ Par la manière dont on ruinait la Terre (…) Par la magnitude de sa fureur dans les dernières heure/ Et lorsque le sable a disparu et que l’heure est arrivée/ Dans l’aube nue seul un petit nombre pu survivre…) Au tournant des années 80, j’accompagnai Jackson et son fidèle David Lindley à Diablo Canyon, où les deux musiciens contestaient par leurs concerts contre la construction d’une centrale atomique sur une faille sismique. Plus de trente ans plus tard, le baladin le plus émotionnel de la scène de LA n’a rien perdu de son militantisme.

https://gonzomusic.fr/jackson-browne-david-lindley-retour-a-diablo-canyon.html

https://gonzomusic.fr/jackson-browne-episode-2-apres-le-deluge.html

8 : Lou Reed « Last Great American Whale »

Publiée en 1989 sur son (15 éme) LP « New York », cette ode à « la dernière grande baleine américaine » met l’accent sur les ravages que l’homme peut causer à la nature, comme l’extinction de races entières d’animaux qu’incarne ici cette pauvre « Baleine américaine » : « Some local yokel member of the NRA/Kept a bazooka in his living room/ (…)/Blew the whale’s brain out with a lead harpoon…(Un rustre du coin membre de la NRA (lobby des armes)/ Gardait un bazooka dans son séjour (…) A fait exploser le cerveau de la baleine à l’aide d’un harpon explosif…) Avec toute la puissance de sa poésie, Lou Reed le New Yorkais éternel savait manifestement défendre ses idées. To kill two birds with the same stone…faisant d’un pierre deux coups, il dégomme à la fois les fachos armés et ceux qui assassinent la nature. Mais ce sont souvent les mêmes, non ?

7 : Neil Young « After The Gold Rush »

Avec son intro toute simple et la voix plaintive du Neil, en 1970 avec la chanson-titre de son 3éme LP, le Young s’élève à son tour contre le saccage de notre Planète dans cette chanson où les habitants de la Terre ne doivent leur salut qu’à un vaisseau spatial qui embarque quelques élus vers un Nouveau Monde, un Monde meilleur dans la galaxie. « Well I dreamed I saw the silver spaceship/In the yellow haze of the sun/ There were children crying and color flying/All around the chosen ones/ All in a dream, all in a dream/ The loading has begun/ Flyin’ mother nature’s silver seed/ To a new home in the sun… (Et bien j’ai rêvé que j’avais vu le vaisseau spatial argenté/ Dans les brumes jaunes du soleil/ il y avait des enfants qui pleuraient et des drapeaux qui volaient/ tout autour des élus/Tout cela dans un rêve, tout cela dans un rêve/L’embarquement avait démarré/ pour voler dans la graine argentée de mère Nature/ Pour un nouveau foyer dans le soleil…) En version live sur « Live Rust » ou repris de manière cinglante par Emmylou Harris, Linda Ronstadt et Dolly Parton dans leur album « Trio II » en 1999, « After The Gold Rush » par son coté « fin du monde » est incontestablement une des chansons les plus lacrymales du « solitaire » Canadien.

6 : QuickSilver « Fresh Air »

Sans doute la chanson la plus célèbre du fabuleux Quicksilver Messenger Service, extrait de leur 33 tours « Just For Love » de 1971, 4éme album du groupe psyché de San Francisco, « Fresh Air » est peut être la toute première chanson rock à dénoncer au nom de l’amour les ravages de la pollution. « I love you, God knows I do/ And I love you, babe, God knows I do girl, yeah/ Oh have another hit of fresh air/ Oh have another hit…(Je t’aime, Dieu seul sait combien/ et je t’aime, bébé, Dieu seul sait combien jeune fille, yeah/ Oh respire encore une bouffée d’air frais/ oh respire encore une bouffée…)

5 : Midnight Oil « Beds Are Burning »

Dans son album de 1987 « Diesel and Dust » Pete Garrett, le chanteur de Midnight Oil, déjà militant depuis de longues années et pas encore ministre de la Culture et de l’Écologie d’Australie, lance sa campagne pour qu’enfin les envahisseurs blancs reconnaissent les droits fondamentaux des peuples aborigènes qu’ils ont massacrés puis assouvis. Et cette chanson « Beds Are Burning » devient non seulement un méga-hit mondial, mais également l’hymne de la libération pour les indigènes, du moins pour ceux qui sont parvenus à survivre aux mauvais traitements infligés par les colons anglais et leurs descendants. « The time has come/ To say fair’s fair/ To pay the rent/ To pay our share/ The time has come/ A fact’s a fact/ It belong to them/ Let’s give it back/ How can we dance when our Earth is turning/ How do we sleep while our beds are burning… (Le moment est venu/ De dire il est juste d’être juste/ de payer notre loyer/ de payer notre dû/ Le moment est venu/ un fait est un fait/ Cela leur revient de plein droit/ Alors rendons leur/ Comment pouvons-nous danser lorsque notre terre tourne/ Comment pouvons-nous dormir tandis que nos lits s’enflamment…).

4 : Nino Ferrer « La maison près de la fontaine »

Une des nombreuses chansons incontournable de Nino Ferrer sur l’album « Métronomie » paru en 1972, « La maison près de la fontaine » est un titre carrément précurseur, peut être la toute première prise de conscience en France des ravages de notre civilisation. Rien de surprenant, sachant que très vite l’ami Nino s’est rebellé contre le showbiz et l’establishment, délaissant la capitale enfummée, pour s’installer dans sa gentilhommière de La Taillade à Montcuq, l’ancien fief cathare près de Cahors. « La maison près de la fontaine/Couverte de vigne vierge et de toiles d’araignées/Sentait la confiture et le désordre et/ l’obscurité, L’automne, L’enfance, L’éternité . . ./Autour il y avait le silence/Les guêpes et les nids des oiseaux/ On allait à la pêche aux écrevisses/Avec Monsieur le curé/On se baignait tout nus, tout noirs/Avec les petites filles et les canards . . ./La maison près des H.L.M./A fait place à l’usine et au supermarché/Les arbres ont disparu, mais ça sent l’hydrogène Sulfur,/L’essence, La guerre, La société . . ./Ce n’est pas si mal, Et c’est normal, C’est le progrès » Des mots carrément prophétiques !

3 : The Beatles « Mother’s Nature Son »

Signée, as usual, Lennon et McCartney pour le mythique double « White Album », « Mother’s Nature Son », Paul McCartney raconte qu’il l’a composée dans la maison de son père à Liverpool  comme je le faisais souvent lorsque j’allais lui rendre visite/ J’adorais déjà la chanson de Nat King Cole intitulée « Nature Boy » et « Mother’s Nature Son » s’en est directement inspirée. Je pense que John m’a filé un coup de main pour boucler certains versets. Plus tard lorsque je me suis mis avec Linda, nous avons découvert notre amour commun pour la nature. » raconte Paul McCartney. Avec son texte simple et forcément naturel, le chanteur des Beatles fait vibrer la corde émotionnelle qu’il retrouvera dans « Heart of the Country » sur son second LP solo « RAM ».« Born a poor young country boy/ Mother’s nature son/ All day long I’m sitting, singing songs for everyone…( Je suis né pauvre gamin de la campagne/ Fils de mère nature/ Toute la journée, je reste assis à chanter des chansons pour tout le monde)

2 : Joni Mitchell « Big Yellow Taxi »

Malgré son titre, « Big Yellow Taxi » est loin d’être un hommage à la Grande Pomme et à ses fameux cabs, bien au contraire. Celle qui deviendra « The lady of the Canyon » gràce à cet album justement intitulé « The Ladies of the canyon » sera au centre de cette intelligentsia de Laurel Canyon parmi les Crosby, Stills, Nash et autres. Née au Canada, installée à Los Angeles, Joni Mitchell raconte pourtant que son « Big Yellow Taxi »lui a été inspiré par un voyage à Honolulu où sur une plage magnifique se déroulait un parking bétonné à perte de vue. « Cela m’a brisé le cœur de découvrir toute cette souillure au paradis, c’est pour cela que je me suis assise et que j’ai direct composé cette chanson. », raconte la chanteuse. « They took all the trees/And put them in a tree museum/Then they charge the people/ A dollar and half just to see ‘em/ Don’t it always seem to go/ That you don’t know what you’ve got/ Til’ it’s gone/ They paved paradise/ And put up a parking lot… (Ils ont pris tous les arbres/ pour les mettre dans un musée des arbres/ Et ensuite ils font payer aux gens/ 1,50$ juste pour les apercevoir/ Est ce que cela ne semble pas toujours ainsi/Tu ne sais pas ce que tu possèdes/ Avant qu’il n’ait disparu/ Ils ont pavé le paradis/ Et installé un parking à la place).

1 : Marvin Gaye « Mercy Mercy (The Ecology) »

Au sommet incontestable de toutes les chansons vertes du monde, on retrouve cette splendeur infinie signée par Marvin Gaye pour son 33 tours monumental de 1971 « What’s Going On » où le soulman à la voix d’or s’insurge contre la guerre du Vietnam et tous les sévices occasionnés à notre environnement lorsque les USA déversaient napalm et agent orange sur les rizières extrême-orientales. Sans doute le texte le plus prophétique entre tous, car ce que décrivait Marvin voici plus de 40 ans ressemble étrangement à notre quoitidien « Woo ah mercy mercy me/ Ah things ain’t what they used to be, non no/Where did all the bkue sky go ?/Poison is the wind that blows from north and south and east/ Woo ah mercy mercy me/ Ah things ain’t what they used to be, non no/Oil wasted on the ocean and upon our seas/ Fish full of mercury/ Woo ah mercy mercy me/ Ah things ain’t what they used to be, non no/ Radiation underground and in the sky/ Animals and birds are dying/ Woo ah mercy mercy me/ Ah things ain’t what they used to be, non no/ What about this overcrowded la,d/ how much more absue from the man can she stand ?  (Pauvre pauvre de moi/les choses ne sont plus ce qu’elles étaient oh non/ Où est passé tout le ciel bleu ?/Le poison est un vent qui souffle du nord et du sud et de l’est/ Pauvre pauvre de moi/les choses ne sont plus ce qu’elles étaient oh non/Les marées noires se déversent dans l’océan et sur toutes nos mers/ les poissons regorgent de mercure/ Pauvre pauvre de moi/les choses ne sont plus ce qu’elles étaient oh non/ Les radiations sous terre et dans le ciel/ les animaux et les oiseaux à proximité sont en train de mourir/ Pauvre pauvre de moi/les choses ne sont plus ce qu’elles étaient oh non/Et qu’en est il de cette Terre qui supporte une surpopulation/ Combien de ravages dûs à l’homme peut elle encore supporter ? » C’est bien là justement toute la question posée par cette conférence mondiale sur le climat !

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