MIKE CAMPBELL & THE DIRTY KNOBS « External Combustion »

Mike Campbell and The Dirty Knobs  by Chris Phelps

Mike Campbell and The Dirty Knobs by Chris Phelps

On avait déjà adoré son prédécesseur « Wreckless Abandon » publié voici presque deux ans, Mike Campbell revient avec ses Dirty Knobs entretenir le culte de Tom Petty qu’il a accompagné un demi-siècle au sein de Mudcrutch puis des légendaires Heartbreakers. Mais Campbell est aussi Campbell et il le prouve. Car comme le stipule à juste titre le patronyme de ce CD « External Combustion », ce second album du guitariste de Floride se révèle tout simplement… incendiaire !

Mike CampbellAprès son brillant « Wreckless Abandon » ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/the-dirty-knobs-wreckless-abandon.html  ), Mike Campbell, le fidèle spadassin de Tom Petty, nous revient avec cette collection de onze nouvelles chansons qui embrassent le meilleur de ce que la musique US a pu produire au fil des ans : blues, country, folk, rock, pop sont ainsi présents à travers ces pistes héroïques. Tout commence avec la puissante « Wicked Mind », au speed et aux mélodies qui rappellent la fameuse « Runnin’ Down a Dream » qu’il avait composé avec Tom Petty. Et cette composition urgente se révèle comme l’un des joyaux de cet album joyeux. La suivante, au titre surprenant  mais agréablement cocorico de « Brigitte Bardot » est un country blues ardent teinté de zydeco, une love story avec une cow-girl qui est « Tout comme Brigitte Bardot/ Impossible de résister/ Comme Brigitte Bardot/ Impossible de résister/ Je sais que j’étais fichu/ Après un seul baiser ». Bel hommage à la BB, celle des 60’s. Avec « Cheap Talk » Mike Campbell renoue avec de radieuses harmonies pop que ne renieraient pas les Beatles version « White Album ». La chanson-titre « External Combustion » marque le retour du speed aussi intense que sudiste à la manière d’un hit de ZZ Top tandis que la bien nommée « Lighting Boogie » nous entraine dans un boogie rétro entre le parfum pub-rock de Status Quo et les Travelling Wilburys.

Mike Campbell and The Dirty Knobs  by Chris Phelps

Mike Campbell and The Dirty Knobs by Chris Phelps

Puis avec « Rat City » les Dirty Knobs s’engagent avec un succés notable sur la piste des géants des Rolling Stones. Un peu de douceur dans ce monde de brutes, la délicate balade « In This Lifetime » hésite entre folklore nippon et influence zen de George Harrison. Mais c’est avec la country Dylanesque « It Is Written » que Campbell signe une des compositions les plus attachantes de l’album. On songe également au Manassas de Stephen Stills, bref rien que du bon ! Tout comme cet « Electric Gypsy », où il est accompagné par Benmont Tench ( le claviers des Heartbreakers) aux accents troublants de Don Henley qui nous rappelle que Campbell accompagnait déjà le chanteur des Eagles en 1984 sur son tubesque « Boys of Summer ». Pour la suivante, « Dirty Job » l’ami Mike a carrément enrôlé Ian Hunter, le mythique chanteur de Mott the Hoople qui met sa guitare si caractéristique au servie des Dirty Knobs et inutile de vous dire combien cette greffe rock-blues prend effectivement avec un son juste colossal. Enfin, cette épique aventure sonique s’achève en Technicolor sur la country de « State of Mind » splendidement vocalisée en duo avec la chanteuse de Nashville Margo Price. Comme avec le premier Dirty Knobs, son auguste prédécesseur, Mike Campbell signe ici un projet solide, rapide et intensément américain, au sens le plus noble du terme. Et nous ne serions guère surpris que cet « External Combustion » puisse aisément se propulser parmi les albums qui feront la bande-son de cette année 2022.

 

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