Le retour de « Trop de bla bla » de Princesse Erika

Princesse ErikaEn 1988 un OVNI sonic baptisé « Trop de bla bla », hymne à la fois ragga et féministe secoue les ondes hexagonales, imposant avec ses locks son charme et son sourire ravageur une certaine Princesse Erika. Et c’est ainsi que Son Altesse, comme je l’ai toujours surnommée, devient la toute première star au féminin d’une nouvelle vague reggae francophone. 34 ans après sa sortie sur le cool et Nova-teur 🤪 label Celluloïd de Castro & Karakos, ce hit doré à l’or fin est enfin disponible sur toutes les plateformes.

Princesse ErikaAux côtés des Pablo Master, Daddy Yod ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/?s=yod ), Tonton David ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/?s=Tonton+David+ ) … et Serge « Aux armes etc… » (Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/?s=gainsbourg ), Princesse Erika invente à sa manière ce reggae à la française qui éclot au crépuscule des années 80. Et si son Altesse est bien la seule fille du lot, cela ne l’empêche pas de s’imposer. Bien au contraire. Elle a tout juste 24 printemps lorsqu’elle part à Londres enregistrer son « Trop de bla bla » qui sort sur le label indé qui a révélé Soft Cell, Alan Vega ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/letoile-vega-sest-eteinte-cette-nuit.html ), James Chance mais aussi les tous premiers artistes hip hop comme Fab Five Fredy , B-side et Futura 2000… avant de populariser la sono mondiale de Fela  des Toure Kunda ( Voir sur Gonzomusic    https://gonzomusic.fr/?s=Toure+Kunda+ ),  , Youssou N’dour ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/?s=Youssou+N%E2%80%99dour+ ), Xalam ( Voir sur Gonzomusic   https://gonzomusic.fr/?s=Xalam+ )  et  Lucky Dube ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/?s=Lucky+Dube+ ). Ce hit aussi chaloupé qu’irrésistible propulsera cette pionnière aussi rebelle que féministe vers une solide carrière hexagonale.

Princesse ErikaPremier LP en 92 et un second album « D’origine » en 95. Je me souviens qu’Erika avait choisi ce titre car elle était saoulée qu’on lui demande inlassablement : « mais vous êtes de quelle origine ? » … alors qu’elle est née à Paris ! J’adorais son « Faut qu’j’travaille », le single de cet album. Toujours rebelle, Erika n’a jamais su s’interdire de l’ouvrir et son franc parler la mène jusqu’aux plateaux de tournages TV et ciné. Sans jamais lâcher l’affaire du côté de la musique. Et si son tube « Trop de bla bla » est détournée par une compagnie d’assurance qui en fait sa signature sonore, MMA pour la nommer, on ne peut que s’en réjouir. Comme de voir « Trop de bla bla » enfin dispo sur les plateformes, accompagné de trois titres rares, d’abord le coolissime « Tendress » entre reggae et samba, la naïve « Invitation » et la timbrée « Jokele ». Le tout cleané et re-masterisé par David Hadzis l’Indiana Jones sonic basé à Genève qui avait déjà fait des miracles sur Petula Clarke ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/petula-clark-a-valentine-days-concert-at-the-royal-albert-hall.html  )   Welcome back your highness …

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