LA SAGA FRANK DARCEL Épisode 3

Octobre 1982 by Pierre René-Worms

Octobre 1982 by Pierre René-Worms

De ses débuts de guitariste en centre Bretagne à ses dernières aventures avec Marquis, en passant par Marquis de Sade, Octobre, Senso puis Republik, sans oublier ses multiples casquettes de producteur (Etienne Daho, Paulo Gonzo, James Chance, Alan Stivell) et de romancier combien de médailles sur sa poitrine ? Frank Darcel incarne à lui seul un pan aussi massif que précieux de l’histoire du rock Hexagonal. Avec la sortie de l’album « Aurora » et de la tournée qui se prépare cette saga Frank Darcel se révèle juste indispensable. Épisode 3 : d’Octobre à Republik en passant par le Portugal

Senso avec Patrick et Frank 1986 by Antoine Giacomneni

Senso avec Patrick et Frank 1986 by Antoine Giacomneni

40 années de complicité ne se racontent pas en quelques lignes, alors avec la publication de l’album « Aurora » de Marquis ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/marquis-aurora.html  ) qui se classe déjà parmi les albums les plus précieux de cette étrange année 2021 ( et son succès à l’étranger ne cesse de croître preuve de sa qualité, la Saga Frank Darcel se devait d’être le plus largement contée. Et cela, dans les plus grandes largeurs, soit QUATRE épisodes qui vous tiendront, je l’espère, en haleine jusqu’au bout de l’été pour les concerts à venir de Marquis. Car l’histoire de ce guitariste hors pair n’est-elle pas aussi la nôtre ? À travers ses disques, ses prods, ses romans aussi, Frank a su si durablement s’inscrire dans nos quotidiens, rythmant nos vies de ses créations. Que ceux qui n’ont jamais dansé sur « Tombé pour la France » ou « Wanda’s Loving Boy » lèvent la main ! Déontologiquement, je dois confesser qu’après avoir rencontré ce fameux guitariste de l’ouest pour BEST ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/philippe-pascal-au-paradize.html ), quelques années plus tard, je crois avoir signé les bios d’Octobre et/ou de Senso. Ce qui ne retire en rien ma subjectivité musicale revendiquée le concernant. Car Frank Darcel ne se distingue en rien par une virtuosité assumée, mais plutôt par une signature, une marque, une personnalité, une griffe, un style guitaristique aiguisé au rasoir, à des années-lumière d’un Clapton. En fait, pour tracer un point de comparaison il faut mieux chercher du côté de David Byrne. Mais pas que… Enfance, influences, itinéraire, réalisations, aventures étranges et étrangères, amour du rock et de la musique en général, Frank se livre ici pleinement.

En espérant que cette saga vous éclaire, à l’instar d’une boule de bal, sur les multiples facettes d’un homme exemplaire, qui n’a jamais trahi son idéal musical, optant toujours pour l’indépendance artistique là où tant d’autres ont succombé aux sirènes de la gloriole et de la thune. II était une fois Frank Darcel… Épisode 3 : d’Octobre à Republik en passant par le Portugal

Octobre Paolino Parc« Octobre, c’est c’était quoi l’idée derrière ? Déjà, tu ne voulais pas chanter, c’était clair. Musicalement il y avait une influence funk à la base, plaqué sur un truc blanc new-yorkais ?

Ce n’est pas le funk, ce n’est pas le mot, parce que je n’ai jamais écouté Cameo et ces choses-là.

Alors on va dire « funk blanc » version Talking Heads !

C’est plus soul que funk à mon avis. J’aimais beaucoup Material dans le style, d’ailleurs j’avais sympathisé avec Bill Laswell, qui était managé par Jean Karakos. J’ai vu plusieurs concerts du groupe à NY et j’ai re-croisé Laswell plus tard au Festival des Musiques de Traverses de Reims. J’étais encore avec Marquis de Sade et lui jouait avec Fred Frith. Je pensais que l’avenir de la musique se jouait là, à la frontière de plusieurs univers. J’ai revu Bill en 83 à NY et il m’a invité à la session d’enregistrement de « Zulu Groove » avec Afrika Bambatta, un single qu’il produisait. Un moment mémorable ! Avec Octobre nous publions deux albums et le premier, Next Year In Asia, sorti en 1982, remporte un véritable succès radiophonique avec le morceau « Acteurs », mais sur scène cette expérience-là ne donne pas grand-chose, donc on s’arrête assez vite.

Le chanteur s’appelait Éric non ?

Octobre by Mondino

Octobre by Mondino

Oui, Éric Lanz, qui avait un certain talent, mais très vite le courant ne passe plus. Michel Esteban, notre manager de l’époque, me fait alors rencontrer Patrick Vidal, ancien chanteur de Marie et Les Garçons. On est sur la même longueur d’onde avec Patrick et j’aime beaucoup son approche des textes, mais on va trop vite en studio. À l’époque, on a des contrats, il faut fournir etc… on est signés en artistes direct chez EMI et leur idée est qu’on sorte un album par an…  J’adore certains titres de « Paolino Parc » comme « Moments du Sahara », mais j’en aime moins certains et on est d’accord avec Patrick : on ne se connaissait pas assez avant d’aller en studio. J’aime beaucoup sa voix et ses textes, c’est pour ça qu’avec lui on a on a remis ça avec le groupe suivant, Senso. Octobre, cela n’a jamais vraiment été abouti à mon sens, mais il faut dire que dans la formule de départ, quand nous avons arrêté MDS, c’était un autre chanteur, Gilles Rétière (ancien chanteur du groupe nantais Private Jokes), qui officiait. Virgin nous avait fait un pont d’or à partir des maquettes présentées fin 81, mais là le label de MDS, CBH, m’a fait un procès pour avoir sabordé le navire… C’était inouï… J’ai dû abandonner mes royalties sur « Rue de Siam » pour pouvoir reprendre la musique… Mais, entre-temps, Gilles s’était lassé d’attendre, et avait arrêté le rock. C’est le destin…

Pourquoi as-tu désintégré Octobre pour reconstruire Senso, juste après ?

Octobre Première partie Bowie Auteuil juillet 83

Octobre Première partie Bowie Auteuil juillet 83

Nous avons fait la première partie de David Bowie à Paris avec Octobre, en juillet 1983, et c’était bien sûr un beau moment, après je ne sais pas, c’est peut-être encore ce besoin d’explorer, de changer. À suivre, j’ai fait surtout de la production et beaucoup travaillé avec Étienne, j’ai produit l’album « La notte » en 83, puis le maxi « Tombé pour la France » en 85. En 1986, on fonde donc Senso avec Patrick et on sort le single « L’océan (Ne sera pas la fin) » qu’on enregistre au studio Puk studio au Danemark avec Adam Williams, un ingénieur du son qui bossait avec Eurythmics.

Ah c’est le fameux studio où je bossais avec Depeche Mode ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/rip-puk-studio-%f0%9f%98%a2.html )  qui vient de de cramer.

Ah, mais il a cramé plusieurs fois alors, dont une fois voici 25 ans déjà et on dit que c’était pour des histoires d’assurance, va savoir ! Là on partageait le studio avec l’équipe qui travaillait sur « Faith » de George Michael et c’étaient des moments vraiment sympas. D’ailleurs, un matin, Georges Michael a proposé de nous faire le café dans la cuisine commune. Ce type était un immense artiste mais aussi un type absolument charmant. Ensuite on a eu un problème avec le label, Café Wah, qui a disparu avant que l’on ne puisse préparer un album.  Avant d’aller avec eux, on avait refusé une proposition ferme de signature avec Alain Levy (Le boss de CBS Disques qui avait signé Trust et Capdevielle : NDR) et je l’ai regretté pendant des années parce que là on nous offrait des moyens considérables, pour un contrat de 10 ans… Mais Patrick et les autres avaient décidé d’aller chez Café Wah et j’ai plié devant la majorité, car je suis un démocrate…. (rires) Il n’y aura pas de suite à l’ « Ocean », sinon cette tentative avec Pascal Obispo toujours sous le nom de Senso deux ans plus tard. L’album Le Long Du Fleuve, enregistré à Bruxelles à l’été 88, avec Pascal au chant ne sortira jamais. En fait cela restait un album sous influence rock rennais, mais Pascal avait déjà la tête ailleurs. Je suis tout de même devenu son éditeur pendant les années suivantes. Et pour ce qui est de Senso et d’Octobre, on devrait ressortir une partie des titres avec Patrick l’année prochaine.

Excellente news… on en re-parle bientôt alors !

sonorisateur tournée Eric Le Lann 1990, Asie du Sud Est, date Bangkok

Sonorisateur tournée Eric Le Lann 1990, Asie du Sud Est, date Bangkok

Vers la fin des années 1980 je crois que je suis un peu lassé de toutes ces expériences, la politique des maisons de disques est de surcroit souvent incompréhensible. Cela fait dix ans que j’enchaîne les projets, et je me sens un peu à sec…Comme je suis devenu papa pour la première fois en 1986, je vais surtout m’investir dans mon rôle de père, ce qui est bien naturel. Pour assurer la subsistance, je deviens road manager et régisseur. En particulier sur deux belles tournées en Asie. Une avec Éric Le Lann en 1990 entre Inde, Népal, Philippines et Indonésie, et une autre en Chine avec Patrick Gaspard en 1992. Ce sont des tournées de cinq semaines à chaque fois et j’en prends plein la vue. Je me passionne en parallèle pour les romans d’errance et de bourlingage, ceux de Conrad bien sûr, mais aussi ceux de Victor Segalen, dont je lis le magnifique Le fils du ciel avant notre départ pour l’empire du milieu… Je me voyais bien aventurier sans doute… (rires)

Et c’est là que tu te lances dans ta période portugaise ?

Darcel gold PortugalQuand on me propose d’aller produire des disques au Portugal au début des années 1990, moi qui n’aie pas été en studio depuis quelques temps, je saute sur l’occasion ! Sur place, à Lisbonne, je produis tout d’abord un album d’Arielle en 1991, une chanteuse française talentueuse qui a fait carrière ensuite pendant les années 1990, et puis un album pour Lala en 1992 (avec la reprise de son hit « Jolie Fille d’Alger ») que j’aime beaucoup également. Le studio est tenu par Claudine Battesti, une femme corse digne d’un roman de Joseph Conrad justement… Nous allons devenir très amis avec Claudine et elle m’a mis le pied à l’étrier pour cette aventure portugaise qui durera plus de dix ans… En 93, je produis mon premier groupe portugais, Quinta Do Bill, d’inspiration celtique. L’album s’appelle « Filhos da nação » et sort en 1994. Le single éponyme devient un énorme tube, et il est toujours l’hymne de plusieurs clubs d’ultras dans le football portugais.  L’album sera mon premier disque d’or portugais… Le single est un titre qui critique la nouvelle classe moyenne, les yuppies portugais qui vont éclore au début des années 90 avec l’argent de la communauté européenne. C’est le moment où les voitures envahissent Lisbonne, non sans créer de problèmes, mais cela coïncide aussi avec l’ouverture de ces endroits de nuit extraordinaires sur le port. Je suis très heureux d’avoir vécu cette période là-bas, pas pour les voitures bien sûr…  Pour le titre « Os Filhos de la Nação », les ultras l’ont détourné pour en faire un hymne nationaliste mais c’est un vrai quiproquo, comme cela arrive parfois dans le football… Mais avoir un disque d’or portugais me plaît bien et du coup je propose à ma femme et à mes deux filles de partir vivre là-bas. On s’installe en 95, après que j’aie sorti mon album solo « Atao » en France.

Frank Paulo Gonzo & Xavier Tox Geronimi

Frank Paulo Gonzo & Xavier Tox Geronimi by Isidore Moreira

Je démarre alors mon aventure portugaise pour de bon et là j’ai une période de producteur très prolixe jusqu’à la fin des années 1990. En particulier avec le chanteur Paulo Gonzo (Cela ne s’invente pas sur Gonzo…music : NDR). Je produis cinq albums avec lui chez Sony et ça cartonne. En 98 on vend plus de 300.000 albums, avec comme single principal « Dei-te quase todo », que je compose avec lui. Pour un pays de de dix millions d’habitants c’est énorme. Paulo, c’est un peu le Eros Ramazzotti portugais, en beaucoup plus sulfureux… Mais c’est une aventure étonnante. Il m’arrivait de croiser des inconnus dans la rue qui chantaient nos titres et je me demandais parfois si ce n’était pas une caméra cachée… On avait par ailleurs nos entrées dans tous les lieux de nuit dès qu’on sortait avec Paulo et sa bande. Des chambres réservées à l’année au Radisson pour faire la fête.   C’était comme une deuxième adolescence pour moi… J’ai produit également un album du groupe GNR, « Mosquito » . GNR est un des plus grands groupes de rock portugais des années 80/90, et cet album, propulsé par son hit single « Tirana », a été disque de platine. J’ai aussi collaboré avec des musiciens de fado ou encore édité un album de musique capverdienne avec Tito Paris. Et produit plusieurs groupes de pop rock. C’était terriblement excitant tout ça.

C’était aussi une rencontre avec une autre culture, une autre langue ?

J’ai adoré le Portugal, au point que je me sens aussi portugais maintenant et je parle la langue chère à Camões.  On parle souvent de l’âme portugaise et je ressens cette notion de saudade quand je repense à la ville blanche… Cette nostalgie profonde est reliée là-bas à la disparition du roi Dom Sebastião 1er et de ses armées dans les sables du Sahara lors d’une bataille à la fin du 16ème siècle, ce qui a annoncé pour certains le déclin du Portugal. Il y a depuis au Portugal ce mythe du cinquième empire et certains attendent le retour de Dom Sebastião comme les Bretons attendent le retour du roi Arthur… Ce n’est pas la seule analogie entre les deux pays, il y a aussi les grands découvreurs, la passion pour la mer, les coïncidences étranges…  Je m’y sentais vraiment bien.

Mais tu reviens finalement sur tes terres ?Back to Breizh

On rentre en Bretagne au début du 21ème siècle et je produis un album d’Alan Stivell, le bien nommé « Back to Breizh ». Je m’occupe ensuite de sa tournée en tant que coordinateur. Je suis très fier de collaborer avec Alan. C‘est un album qui a partout d’excellentes critiques… le Monde, Télérama, Libération et les journaux bretons. J’ai malheureusement subi un accident pendant l’enregistrement : une sirène d’alarme s’est déclenchée dans un studio à un mètre de moi et ça m’a fusillé une oreille. J’ai réussi à finir le disque, mais ensuite, pendant près de 10 ans, je n’ai quasiment pas pu faire de musique… Seulement de la guitare acoustique, ce qui est un bon exercice ceci dit…

Ah mais j’ignorais complètement cette histoire de tympans vrillés. Tu as un acouphène permanent ?

Oui, mais maintenant je m’y suis habitué, ça ne me dérange plus. Et il diminue quand j’ai une vie saine… (rires).

Tu le sais, il n’existe pas de traitement.

Les Canadiens ont une longueur d’avance dans le domaine et ils ont inventé des petits générateurs de bruits blancs, des leurres, qui peuvent faire beaucoup de bien. J’essayerai un de ces quatre car on trouve le process un peu partout maintenant.

Donc accident du travail, tout de même !

Sans doute,  mais j’oublie de le déclarer. Je me dis que c’est le destin… A la suite de ça, je deviens marchand de tableaux pendant 4 ans et je me mets à écrire des romans, à faire des choses qui ne font pas de bruit… J’achète des tableaux du début 20ème en Allemagne et au Danemark et je les revends sur ma boutique Ebay. Je collabore aussi avec une galerie rennaise de renom spécialisée dans les écoles bretonnes. Ça marche pas mal au début et j’apprends beaucoup de choses. Mais surtout j’ai de beaux souvenirs de mes balades en voiture, seul, en Allemagne et en Europe du Nord, quand j’allais d’un dealer d’art à l’autre. J’ai fait des rencontres vraiment étonnantes. Le soir je m’arrête dans des sortes d’auberges pour VRP, et je m’imagine en personnage de romans d’Hamsun ou de Thomas Mann revisités. J’ai toujours été profondément européen…Darcel

D’où ton premier roman, le puzzle s’emboite. Je comprends beaucoup mieux plein de choses.

Le dériveur sort en 2005 chez Flammarion et L’ennemi de la chance en 2007, toujours chez Flammarion. J’ai ensuite mes premières expériences politiques sur des listes autonomistes bretonnes et tout ça prend beaucoup de temps. Je participe à de nombreuses élections et me consacre également à la direction d’ouvrage avec les deux tomes de ROK, l’histoire des musiques électrifiées en Bretagne, avec plus de 50 auteurs, dont toi, et 900 pages en tout… et enfin un nouveau roman « Vilaine blessure en 2019 » ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/vilaine-blessure.html  ) En 2010, je me sens enfin capable de brancher à nouveau une guitare électrique, cependant tout le travail que j’ai fait à l’acoustique aura été très important et également très formateur ; j’ai appris beaucoup, et même un peu de picking… (rires).

Ce travail sur l’acoustique t’aura servi à composer des chansons que l’on retrouve chez Republik ?

Oui et l’absence d’électricité pendant ces quelques années m’a donc amené à travailler la guitare différemment. Je me sens beaucoup plus libre quand je rebranche… Neuf.

J’ai l’impression d’entendre Neil Young en train de me raconter « Harvest », qui dot sa délicatesse acoustique au fait que le Loner a eu un accident et que ses douleurs dorsales l’ont forcé à enregistrer allongé et aussi de manière acoustique ! D’où la douceur, la délicatesse du son des compositions.

le lann, ehrhart, darcel enregistrement album Republik Exotica

le lann, ehrhart, darcel enregistrement album Republik Exotica

Comme quoi… A malheur… Dès 2010, c’est effectivement le début de la saga Republik dans laquelle je me donne à fond et qui va me permettre de chanter pour de vrai, donc c’est un cap important. Ça m’a beaucoup plu. Nous avons fait deux albums et tu les connais. Et pas mal de concerts, dans des clubs souvent, mais j’adorais ça.

Pendant trente ans tu as refusé de chanter et là tu t’es réveillé un beau matin et hop tu as enfin décidé de te poser devant un micro ?

J’ai essayé des chanteurs au départ de Republik mais ça ne se passait pas bien. Je me suis alors dit après tout…  Je chante juste, je compose des mélodies et j’écris des textes… Donc… Là aussi l’aventure portugaise m’a donné de l’assurance, je sais que je peux m’adapter.

Mais pourquoi tu n’avais jamais osé, pourquoi t’as-t-il fallu attendre 30 ans ?

En fait j’avais déjà sorti cet album solo en 94 avant de partir au Portugal qui s’appelle « Atao » mais ce sont les demos qui sont sorties. Je devais signer avec Warner, mais cela ne s’est pas fait au dernier moment. Le Portugal me tendait les bras de toute manière…

Darcel Republik 2017 by Ray Flex

Darcel Republik 2017 by Ray Flex

Je ne l’ai jamais entendu, je ne l’ai jamais vu… je n’en ai même jamais entendu parler !

C’est passé inaperçu, je te rassure ! Je crois avoir fait cet album, pour lequel je connais tout de même près d’une dizaine de fans (rires), sur la pointe de pieds… Mais au moment de Republik, après ces années à voyager, à vendre des tableaux, à faire la politique ou écrire des romans, je me suis dit que j’avais peut-être quelque chose à raconter…   Republik, ce sont deux albums qui sont de bons moments d’enregistrements et qui génèrent de bonnes chroniques. Et de chouettes expériences sur scène.

Ils ont été super bien accueillis à la fois par les critiques et par les aficionados ! Tout comme les concerts qui ont suivi la sortie des deux albums. Les chansons étaient d’un rock puissant et qualitatif avec une super énergie, ce qui ne gâte rien.

Peut-être, mais on vendait peu, et je ne sais pas si j’aurais continué. Mais cette expérience en tant que chanteur était importante, pour la composition et pour assurer les chœurs par la suite. J’ai repris goût de cette manière aux expériences sonores électrifiées. J’ai pu apprivoiser l’oiseau siffleur dans mon oreille et j’ai pris beaucoup de plaisir à caresser à nouveau les Les Paul…« 

À suivre…

Voir sur Gonzomusic l’Épisode 1: De l’enfance à Loudéac à la Genèse de marquis de Sade

https://gonzomusic.fr/la-saga-frank-darcel-episode-1.html

Voir sur Gonzomusic Épisode 2 : de Marquis de Sade à la naissance d’Octobre

https://gonzomusic.fr/la-saga-frank-darcel-episode-2.html

 

 

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