GRETA VAN FLEET “The Battle at Garden’s Gate”

Greta Van FleetENFIN revoici les héroïques Greta Van Fleet trois ans après leur fulgurant et inaugural « Anthem of the Peaceful Army ». Les éternels râleurs et autres chouineurs autoproclamés défenseurs de la doxa rock vont encore pouvoir hurler au sacrilège du Led Zeppelin, fort heureusement tous les autres, si nombreux, se réjouiront,  à l’instar de JCM, du splendide retour des quatre garçons de Frankenmuth, Michigan portés par toute la fougue de leur épique “The Battle at Garden’s Gate”. Long live rock…

Greta Van FleetEn février 2019, certes avec un peu de retard à l’allumage, nous avions loué l’arrivée de ces jeunes Greta Van Fleet, dont le rock renouait enfin avec les valeurs solides et fondatrices du rock musclé de Led Zep et de Deep Purple ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/greta-van-fleet-anthem-of-the-peaceful-army.html  ). Disque de l’année avec leur « Anthem of the Peaceful Army , nos Greta van Fleet ne tardaient pas à débarque à Paris pour un concert juste explosif donné au Zenith en novembre 2019 ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/les-greta-van-fleet-envoient-du-bois-a-paris.html  ). Aujourd’hui, nos jeunes yankees publient leur second CD riche de 12 titres solides et à l’écoute de ce puissant “The Battle at Garden’s Gate” nous ne pouvons que nous réjouir de découvrir enfin un véritable album de rock capable de nous éclairer et nous montrer la voie dans cette période bien sombre. Et fuck tous les haters, ayatollahs du rock et autres oiseaux de mauvais augure à l’assourdissante orthodoxie  qui préfèrent bouder leur plaisir plutôt que de succomber au pouvoir de GVF !

Par Jean-Christophe MARYGreta Van Fleet

 

Quand quatre jeunes Américains se réattribuent ce hard rock 70’s mâtiné de blues et de soul, cela donne Greta Van Fleet, l’un des meilleurs groupes américains du moment. La preuve par « The Battle at Garden’s Gate », un album magistral joué avec le cœur et les tripes. Dans le sillage des Rival Sons, Jet et autres Wolfmother, les GVF ont su profiter du retour de flamme du rock vintage pour lancer leur grosse cylindrée sur l’autoroute du rock’n’roll. Depuis 2012, les frères jumeaux Josh (chant) et Jake Kiszka (guitares), leur jeune frère Sam (basse, claviers) et Danny Wagner (batterie) recyclent à leur façon, l’héritage hard rock laissé par Deep Purple, Rush ou Led Zeppelin. Ce troisième album nous renvoie comme ses prédécesseurs aux années 70, époque où les groupes rock tenaient le haut du pavé. Batterie martelée, orgues, riffs de guitares soniques le tout porté par une voix suraigüe déchirante comme noyée dans les vapeurs de blues et d’alcool fort, tout vrai amateur de rock devrait apprécier ces 12 nouvelles chansons. Disons-le tout net : avec leurs guitares hard rock stridentes d’un autre temps, les GVF sonnent à part dans le paysage audio actuel. Voilà une musique brute, remplie de fureur et de passion, une musique aussi bien taillée pour les bikers nostalgiques que pour les jeunes ados en quête de ce rock vintage organique d’un autre temps. Sur ce «The Battle at Garden’s Gate » tout est fait de chair et de sang, tout est vrombissant, aussi chaud bouillant que l’on peut être lorsque comme eux, on a entre 21 et 24 ans. Les titres sont puissants joués avec le cœur et les trippes, à l’image de ce « Built By Nations », ce « Stardust Chords » particulièrement nerveux ou carrément électriques comme ce magistral « Caravel ». Ici c’est un enchevêtrement de basses qui pilonnent, de roulement batteries en syncopes, de cymbales ouvertes. Une bande-son où règne la folie électrique comme on l’entendait 1/2 siècle en arrière.  »Stardust Chords » nous emmène en voyage dans la 3ème dimension avec ces riffs de guitares rehaussés d’une belle orchestration de cordes. Des chansons comme « Built By Nations » et « Trip the Light Fantastic » témoignent d’une esthétique architecturale à vous donner le vertige. Et puis, il y a ces balades où l’on imagine déjà les futurs milliers de portables allumés sur « Tears Of Rain », « Broken Bells », « The Weight of Dreams » et « Light my Love », autant de romances oniriques où le groupe prend sa réelle dimension. Quand la voix écorchée et métallique de Josh Kiszka monte vers les cimes, parfois poussée jusqu’au point de rupture, les longs solos de guitare hurlent comme des coups de sirènes dans la nuit. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu ce mélange de force et de lyrisme dans les voix. Cet album étonnamment très mature pour des musiciens aussi jeunes est une véritable onde de choc qui emporte tout sur son passage. Hâte de vérifier maintenant si ce bel équilibre tient aussi bien la route en live.

 

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