DRIVE par JIM KERR

Installé en Sicile, où il a téléporté son Simple Minds depuis le tournant du nouveau millénaire, l’ami Jim Kerr publie une photo de sa Fiat 500 et un texte émouvant en guise de carte-postale, pour nous annoncer deux bonnes nouvelles, soit la publication d’un nouvel album et le lancement à l’automne prochain d’une vaste tournée mondiale qui démarre en Californie le 14 novembre pour célébrer les 50 ans du groupe de Glasgow. Les prémices d’un nouveau rêve doré, qui sait ?
Du cœur des 80’s à nos jours, de Glasgow à Paris en passant par Lyon et même jusqu’à leur studio perso de Lochearnhead ( Voir sur Gonzomusic AVEC SIMPLE MINDS À LOCHEARNHEAD ), j’ai si souvent partagé leurs aventures et si souvent documenté la musique de Simple Minds ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/?s=Simple+Minds ), que je ne peux que me réjouir du retour de la formation de Glasgow. Jim Kerr, toujours accompagné de Charlie Burchill va donc reprendre la route tout au long de l’année 2027 et on peut parier que le public Français qui leur a toujours été fidèle sera au rendez-vous.
Voici son message tel que publié sur ses réseaux sociaux :
Par Jim KERR
« And all of it is yours and mine. So, let’s ride and ride and ride and ride. » The Passenger » Iggy Pop
Contrairement à cette petite Fiat, lorsque je suis arrivé à Taormina en 1999, les Simple Minds étaient loin d’être en grande forme. Métaphoriquement parlant, nous roulions sur la réserve, avec des roues menaçant de se détacher à tout moment ; il n’était pas difficile d’imaginer qu’après avoir apparemment épuisé notre élan créatif, nos chances de survivre jusqu’au nouveau millénaire étaient plus que minces.

Et pourtant, malgré le sentiment qu’une histoire autrefois glorieuse touchait peut-être à sa fin définitive, une chose restait claire : même si l’étau se resserrait, nous ne pouvions accepter de baisser les bras.
Et heureusement. Avec le recul, alors qu’un nouvel album est sur le point de sortir et que nous préparons notre plus grande tournée à ce jour, et quand on voit à quel point tout aurait pu s’arrêter brutalement… J’en frissonne presque en pensant que c’est notre conviction et notre refus d’abandonner qui nous ont permis, au fil des décennies, de reconstruire fidèlement les Simple Minds, pièce par pièce.
Des milliers de concerts plus tard, et forts d’albums tels que *Cry*, *Black and White 050505*, *Graffiti Soul*, *Big Music*, *Walk Between Worlds* et *Direction of the Heart* — et compte tenu de la flamme créative qui brûle toujours en nous — il est évident qu’il n’est pas question de s’arrêter sur le bas-côté et de couper le moteur.
Pas pour l’instant, pas demain, et pas avant longtemps. Alors, roulons, roulons, roulons encore.
Jim Kerr: Villa Angela: Taormina: Sicily
