DAWES « Misadventure Of Doomscroller »

DawesC’est le 8ème album du groupe sans doute le plus « Laurel Canyon » de LA, porté par ses irrésistibles harmonies et son éternel feeling californien, Dawes revient nous séduire de son « Misadventure of Doomscroller ». Deux ans après leur joyeux prédécesseur « Good Luck With Whatever »  le quatuor des frères Goldsmith récidive avec ce 7 titres aux plages indéfiniment ensoleillées comme un week end estival à Malibu.

DawesVoici sept ans je fondais comme neige au soleil sur leur « All Your Favorite Bands » ( Voir sur Gonzomusic DAWES : « All Your Favorite Bands » ) et dans la foulée, subjugué par leur « Golden State sound »  je tendais mon micro aux Californiens de Dawes ( Voir sur Gonzomusic DAWES , CALIFORNIA DREAM  ). Le gang des frères Goldsmith nous revient aujourd’hui avec ce « Misadventure of Doomscroller » au titre si sarcastique, littéralement la mésaventure du surfer de bad news sur internet, et nul besoin de vous préciser que c’est encore un régal sonic. Avec trois compositions de presque 9 minutes, on ne peut pas dire que Dawes vise les passages radio avec obsession et c’est tant mieux. Dans l’inconscient des aficionados peut-être doit-il rester un secret bien gardé ? En tout cas, dès le premier titre en forme de medley « Someone’s Else Café/Doomscroller Tries To Relax », la magie opère dans la plus parfaite coolitude. La voix de Taylor projette ses paroles aussi sombres que la musique qui les porte sait être lumineuse. Et si sa guitare prend ici un léger virage plus technique, façon jazz-rock entre Zappa et Weather Report, nul ne saurait s’en plaindre. D’ailleurs, au milieu du morceau les voix en harmonies à la Eagles-Poco-Byrds reprennent bien vite le dessus, tandis que la guitare prend un tournant blues mélancolique… what a cool trip !

DawesPuis la délicate « Comes In Waves » assure la relève, avec ses faux airs de « Everybody wants To Rule the World » de TFF.  Avec « Everything Is Permanent » on surfe joyeusement sur l’héritage intemporel du son de Laurel Canyon, une source à laquelle Dawes semble s’abreuver depuis ses tout débuts. Plus rock and roll, « Ghost In the Machine » est un joyeux boogie aux échos des Doobie Brothers tandis que « Joke In There Somewhere » sous son titre laconique est une balade nostalgique qui évoque pèle mêle Loggins and Messina, Firefall ou encore bien entendu les Eagles. Enfin, tout s’achève sur le medley final « Sound That No One Made/ Doomscroller Sunrise » ( « Tequila Sunrise » ?) aux riches envolées de guitares qui fondent  comme l’aigle dans le soleil couchant californien. Et après tout ça, on ne pourra décidément pas prétendre que Dawes ne respecte pas la tradition musicale de sa Cité des Anges !

 

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