COUTIN THE ALBUM

Patrick CoutinVoici 39 ans dans BEST, GBD s’enthousiasmait joyeusement pour le premier 33 tours d’un ex-collègue de Rock & Folk, qui devait à la base s’appeler Patrick Coutin’s Reporter. Dans la foulée de notre story Coutin et en attendant le second épisode de la saga de « l’homme qui aimait regarder les filles » voici ma chronique aussi vintage que positive de son mythique album éponyme. Flashback…

jaime_regarder_les_filles-patrick_coutin-1981Voici une semaine, je publiais le premier épisode de la saga de « l’homme qui aimait regarder les filles » , premier volet d’une longue, d’une très longue interview consacrée à Patrick Coutin ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/coutin-ou-la-saga-de-lhomme-qui-aimait-regarder-les-filles-episode-1.html ), le seul et unique rock-critic hexagonal à être jamais parvenu à signer un tube en acier chromé. En remontant le temps pour retrouver mes papiers sur Rupert Hine décédé récemment, du coup je suis retombé sur ma chronique de l’album de Coutin, que je comparais alors à Bashung, et, par conséquent, j’ai décidé de vous en faire profiter en guise de « teaser » avant la parution du deuxième épisode de ses fulgurantes aventures soniques…

Publié dans le numéro 153 de BEST daté d’avril 1981 ( Couverture Bernie de Trust tout de même !)

BEST 153Combien de fois Patrick Coutin s’est- il retrouvé dans la même position que moi : les oreilles tendues vers les haut-parleurs, le regard un peu vague face a sa machine a écrire, pratiquant le périlleux exercice de la chronique ? A l’origine, le LP devait s’appeler Patrick Coutin’s Reporter en souvenir de ses deux années de critique chez Rock and Folk. À force de raconter la musique des autres, Patrick a sauté le pas pour se raconter tout court. On dit que les journaleux rock sont tous des musiciens frustrés, si seulement tous les musiciens nous servaient sur un plateau d’argent des disques comme celui de Coutin ! Imaginez que Tintin ait laissé tomber Milou pour une guitare électrique, les délires des voyages pour ceux d’un trip en studiorama: le résultat, c’est « Coutin ». Chaque chanson de son album est une diapo musicale accompagnée de sa légende, de son ambiance, voire d’une certaine intimité, Lorsqu’il chante « J’aime regarder les filles » (le titre que je préfère avec « 400 millions de km »), les nanas en question roulent leur adorable train sous nos yeux surpris. Ce mec a vraiment un certain talent d’évocateur. Sa voix sait se faire rocailleuse sans jamais tomber dans les excès du genre « rock je gerbe » a la Capdevielle. Ce qui transparait, c’est le feeling sans aucune fioriture racoleuse. Écoutez donc « Le roi des losers » et comparez vous-mêmes! Enregistré au Chateau d’Hérouville, le LP forme un ensemble rock ballade assez harmonieux. La musique de Coutin me rappelle un peu celle des Kinks: ça roule bien sans jamais trainer. Le seul reproche qu’on puisse lui faire, c’est son côté un peu phallo: les nanas qu’il nous chante sont faciles et dociles, un peu trop peut-être. C’est son coté rocker. Si les hit-parades laissent Bashung s’installer en équilibre sur leurs sommets, il n’y a pas de raison qu’ils n’accueillent pas aussi ces reportages en 33 tours.

Voir également sur Gonzomusic l’Episode 1 de la saga Patrick Coutin ( https://gonzomusic.fr/coutin-ou-la-saga-de-lhomme-qui-aimait-regarder-les-filles-episode-1.html )

l’Episode 3  https://gonzomusic.fr/coutin-ou-la-saga-de-lhomme-qui-aimait-regarder-les-filles-episode-3.html

et l’Episode 2 https://gonzomusic.fr/coutin-ou-la-saga-de-lhomme-qui-aimait-regarder-les-filles-episode-2.html

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