HAPPY 80TH BIRTHDAY À L’OLYMPIA MURRAY HEAD
C’était hier soir sur la scène de l’Olympia, lorsque Murray Head a tenu à souffler les bougies et à partager son gâteau d’anniversaire face à ce public Français qui le soutient ardemment depuis déjà cinq décennies. Entouré d’un imparable gang de musiciens experts, le chanteur Anglais nous a non seulement régalé des chansons quasi inédites de son tout premier LP « Nigel Lived », récemment rééditées en version live sous le titre « Nigel Lived + » mais aussi d’un florilège de ses hits dont l’incontournable « Say it Ain’t So ». À 80 ans il prouve qu’il sait toujours autant nous captiver. Happy birthday Murray !
Il n’y a pas si longtemps je me ragalais du dernier doc sur Paul McCartney ( Voir sur Gonzomusic MAN ON THE RUN ) notant pourtant que la voix désormais éraillée de Paul faisait un peu de peine à entendre durant les récents entretiens audio. En écoutant Murray Head ce soir à l’Olympia, on se dit que nous sommes décidément bien inégaux face à la dégénérescence de la vieillesse tant la voix du chanteur Anglais semble préservée, tandis qu’il enchaine justement ses toutes premières compositions extraites de son concept-album « Nigel Lived » ce mythique premier LP de 1971 à peine sorti et surtout jamais interprété en public ( Voir sur Gonzomusic MURRAY HEAD « Nigel Lived + » ). Entouré de ses incroyables musiciens, soit le guitariste Phil Palmer, le violoniste virtuose Geoffrey Richardson, la bassiste Jennifer Maidman, le saxophoniste Harry Fausing Smith et le batteur Ally McDouga, ce soir Murray Head ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/?s=Murray+Head ) fête peut être ses 80 ans, pourtant il a l’air de s’amuser comme un gamin dans ce décor où il a voulu recréer son chez lui. la scène est donc un immense salon avec posters, table passe et canapés et même une cuisine intégrée. D’ailleurs au début du concert on ne retrouvait plus le batteur et sa batterie. « Ils sont dans le placard » a illico répondu un roadie et, joignant le geste à la parole, il a effectivement ouvert un placard dans lequel on a retrouvé le batteur et son instrument !
C’est dans ce home sweet home que la propre fille de Murray a déboulé avec un gâteau d’anniversaire et un micro pour lui chanter « Happy birthday » reprise par la salle, avant de partager avec lui son iconique « Say It Ain’t So », une chanson politique faut-il le rappeler écrite dans l’écho du scandale du Watergate et de la démission de Richard Nixon. Autre moment de bravoure avec son premier tube « JC Superstar » extraite de la comédie musicale de Tim Rice et Andrew Lloyd Webber de 1970 et métamorphosée en funk à la manière d’un inédit de James Brown et c’était bluffant. Autre moment clef de ce show, son « Corporation Corridors » dont le thème des multinationales sans cœur ni âme sonne hélas si étrangement contemporain. Avec un rappel white soul, où Murray a fait revivre le Spencer Davis Group de Stevie Winwood ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/?s=Stevie+Winwood%C2%A0 ) d’un vibrant « Gimme Some Lovin’ » , il clôt le spectacle d’un émotionnel « Le sud » repris en chœur par le public qui me donne la chair de poule en pensant à ce cher Nino et à sa Taillade parti bien trop tôt ( Voir sur Gonzomusic NARDI, NINO, CACHIN ET MOI et aussi Scoop à Megève on a ENFIN retrouvé le Gaston du « Téléfon » de Nino Ferrer).
