Mick Jagger s’engage doublement en politique

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Sir Mick 

Du jamais vu…ou plutôt, entendu, depuis « Street Fighting Man » ou « Sweet Neo Con », Mick Jagger n’a peur de personne et publie deux titres solos qui sont également des brûlots politiques qui condamnent pèle mêle le Brexit, la dérive droitière et les délires de Trump « England Lost »au titre explicite et le plus subtil « Gotta Get A Grip », qui surfe sur un humour noir et caustique. Bref, à 74 ans, le lider maximo des Stones s’offre une nouvelle conscience politique et nul ne s’en plaindra.

 

Mick JaggerC’est à cause de l’angoisse causé par ce saut vers l’inconnu que constitue aussi bien le Brexit que les errances causées par les « fake news » et les gesticulations de Donald Trump, que Sir Mick Jagger a soudain tenu à s’élever. Ces deux chansons sont la première apparition en solo du chanteur des Stones depuis son aventure éclair avec SuperHeavy en 2011. Les deux chansons, sous la forme de « blues rap » plaqué sur de vibrantes guitares rock reflètent tout le pessimisme de la situation politique actuelle. Et avec un titre aussi éloquent que « England Lost » ( l’Angleterre perdue), le vidéo clip tourné en noir et blanc montre le comédien gallois Luke Evans dans une course effrénée qui évoque à la fois un épisode du PRISONNIER  et le climat pesant de « La Taupe » (Tinker Taylor Soldier Spy). «  Suis-je politiquement optimiste ? » , se demande Jagger, avant de répondre « non, car j’ai le sentiment que nous traversons actuellement un moment très difficile de notre histoire. ». L’autre « cocktail Molotov sonique » « Gotta Get A Grip » parait plus focalisé sur une autre source d’inquiétude : l’Amérique de Trump. Dans la chanson, notre Mick évoque carrément une culture politique conduite par « des malades mentaux et des clowns ». S’il ne publie que ces deux chansons c’est qu’il «  ne voulait pas attendre d’avoir achevé tout un album pour attendre un an et risquer que ces deux titres perdent tout l’impact de leur brulante actualité. ». Bref, Sir Mick, à l’instar de sa Queen qui avait choisi de porter un couvre-chef bleu qui évoquait directement le drapeau européen…pour annoncer le Brexit, ne pouvait attendre pour témoigner qu’il était absolument vent debout contre le départ du Royaume-Uni de l’UE et ce repli vers un isolationnisme aussi frisquet que stupide à l’heure du « village global ».

 

 

 

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