TOM PETTY « An American Treasure »

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247 minutes et 54 secondes de pur bonheur 63 compositions et 4 CD sur lesquels sa femme Dana Petty et sa fille Adria, les Hearbreakers le guitariste Mike Campbell et le claviers  Benmont Tench se sont penchés comme quatre fées sur un berceau. Pas un « Best of »…il manque certains des hits les plus emblématiques du blondinet, mais un « trésor américain », débordant de titres moins médiatisés, au sens littéral du terme,  peut être bien LA réédition de l’année écoulée !

 

An American Treasure (Deluxe)14 lives au son infernal, 14 inédits et outtakes, 18 titres remastérisés, 14 versions alternatives, 3 demos et 1 spot radio, c’est dire si cet « An American Treasure » est un sacré morceau ! Un an après la disparition du chanteur-guitariste de Gainesville, Florida, ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/fuck-metom-petty-est-mort.html et également https://gonzomusic.fr/tom-petty-ne-volera-plus-jamais.html ) ce fabuleux coffret est un sacré, mais nécessaire hommage rendu à l’art de Tom Petty. Certes, si l’on avait confié cette sélection aux « marchands du Temple », ils auraient mathématiquement compilé les hits les plus cruciaux du blondinet. Fort heureusement, sa femme, sa fille et ses musicos ont opté pour une sélection chronologique aussi intelligente qu’émotionnelle et artistique, un choix parfaitement subjectif et assumé, fait pour ravir les aficionados de TP que nous sommes depuis le tout premier LP avec les Heartbreakers. Et donc, forcément tout commence en 76 avec le quasi inédit « Surrender », un titre découvert avec « The Live Anthology » en 2009, superbe et obsédante love-song comme seul Petty savait les imaginer. Le 23 avril 77, au Record Plant de Sausalito,  est capturée cette  flamboyante version live de « Listen To Her Heart », une des plus belles chansons sur la rupture, un thème souvent exploité par TP.  “Do you think you’re gonna take her away : With your money and your cocaine?/ She’s going to listen to her heart/ He’s gonna tell her what to do…” lumineux ! Suit “When The Time Comes”, une obscure track de “When You’re Gonna Get It” (78), remise dans la lumière par sa re-masterisation soignée. Tout comme cette prise alternative qui déborde de passion de la chanson-titre « You’re Gonna Get It ». Curiosité sonique, cette drôle de pub radio datée de 77 vantant les mérites de TP sur le riff de Rockin ‘Around ( With You) »…suivie par la version remastérisée de la chanson. Super version alternative de « Fooled Again (I Don’t Like It)” du puissant album éponyme des Heartbreakers porté par ses guitares vibrantes…what a feeling !  Et que dire de ce live incroyable de « Breakdown », un de mes titres de Petty favori au monde sur le thème de la rupture, capturé dans un lieu où j’adorais mener mes interviews : le Capitol Studio, aux pieds de la pile de disques virtuelle du Capitol building d’Hollywood. Larme à l’œil qu’on ne parvient pas à refouler. Riff incisif comme la lame d’un couteau. Petty harangue les quelques very lucky spectateurs  présents ce 11 novembre 77. If you want to leave …I don’t mind, conclut TP dans les hurlements.“No Second Thought” est une cool hippie song porté par la guitare acoustique et un tambourin à la “Sweet Black  Angel des Stones sur “Exile On Main Street “.

Cet indispensable coffret aux trésor si résolument américainstompetty

L’intensité décuplée de cette version alternative de « Here Comes My Girl » de 79, hantée par un solo infini qui ne figurait pas sur la version conservée du LP « Damn the Torpedoes » ne peut laisser indifférent.Avec « Lost in Your Eyes , une demo de 74 signée Mudcrutch, le premier groupe de Petty en Floride, avec ses complices Mike Campbell et Benmont Tench, on touche au sacré, sur un piano voix un peu Springsteeniens pour un super titre précieux, enfin exhumé qui vaut à lui seul de se procurer ce coffret ! Il faut aussi souligner ce « Keep A little Soul », un inédit total daté de 82 et issu des sessions « Long After Dark », porté par le piano électrique, les guitares et par cette voix de grand fauve qui domine notre jungle rock. « That was fun » conclue la voix de TP et l’on veut bien le croire ! Version live angélique aérienne dépouillée et trainante de « Even the Losers » comme un film au ralenti qui fait hurler le public du Rochester Community War Memorial… Petty finit presque a capella, en moment de pure grâce. Avec « Keeping Me Alive » on retrouve un nouvel inédit de la compilation « Playback » de 1995, mais en version alternative. Balade ensoleillée joyeux moment insouciant pour une chaleureuse composition. Autre rareté avec « The Apartment Song », en cool  demo  de “Full Moon Fever”. Hit incontestable, “A Woman In Love (It’s Not Me)”  (« Hard Promises ») live de juin 81 au Forum de LA sur une intro piano dépouillée avant que les guitares ne s’élancent pour une chair de poule immédiate pour cette version plus ralentie que celle du LP, mais toute aussi entêtante. Un alternatif de « Rebels », issue de « Southern Accents » en 85  me fait craquer sur son neo country rock, à l’instar de  “Deliver Me “ issue de “Long After Dark” super version inédite. La force de cet « An American Treasure » c’est aussi d’exhumer quelques lives remarquables et cet “I Won’t Back Down”, en mode super slow émotionnel ralenti et intimiste capturé au Fillmore de SF en avril 87, est tout simplement superbe. Avec « Gainesville », une inédite de 1998, outtake de « Echo », TP rend un bien bel hommage à la ville qui l’a vu naitre. Autres morceaux de bravoure du génie Petty avec un « Into the Great Wide Open » live de 91 à Oakland, ce “Crawling back To You, perle cachée de Wildflowers 94 ou encore “I Don’t Belong”, un inédit de “Echo” en 99. Mais c’est sans doute avec Mudcrutch que TP parvient à nous toucher le plus vigoureusement et à ce titre ce “Lost in Your Eyes” de 1974 est un must. La voix du chanteur guitariste touche à l’émotion totale d’une superbe love song où la trompette répond à sa voix et nous fait rouler la larme à l’œil en le découvrant avec le groupe de son adolescence, ses potes de Gainesville qu’il a décidé de reformer en 2007. Et comme si la boucle devait être bouclée, cet « An American Treasure » s’achève sur deux titres de Mudcrutch « Save Your Water » où Petty prend une voix incroyablement Dylan pour une balade super cool et entêtante comme un hit des Byrds. Et c’est encore avec un joyau de Mudcrutch « Hungry No More » enregistré en live au House of Blues, Boston que l’on referme cet indispensable coffret aux trésor si résolument américains. Miss you so much mister Petty what a… pity !

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2 réponses

  1. DENIS GARNIER dit :

    difficile d’ajouter un commentaire mais bon à Nashville avec Claude Poitel le boss du megastore à l’époque , 2 frenchy invité par MCA avec bonus après le show , petite rencontre avec le manager et les musicos …malheureusement le Tom en question déjà barré ……mais cadeau en arrivant à l’hôtel …..blouson jean brodé , t shirt et programme de la tournée into the great wide open …….

    • GBD dit :

      Not bad…moi mon meilleur souvenir ( voir le papier après la mort de TP) C au Whisky A Gogo de LA dans une salle où il y avait 50 personnes à l’époque du 1er album….puis le concert privé à l’Empire pour l’émission de De Caunes 😉

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