#TheBoss4PresidentIn020

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shining lloyd

 

J’ai voulu oublier le fucking balancier, ce « deux pas en avant, un pas en arrière » auquel l’Amérique nous a hélas trop habitué depuis 1776…
Celui qui a toujours permis à un taré comme Nixon de succéder à un Kennedy si charismatique. À un écervelé comme Reagan de suivre Carter.
Et à des simple d’esprits, tels que les Bush pères et fils, d’occuper le bureau ovale avant ET après Bill Clinton.
Par conséquent, mon pari c’est qu’après Trump, le déluge, et, qu’au bout d’un seul mandat, il sera renvoyé dans sa « tower » par le nouveau « President elect » qu’il nous faut : Bruce Springsteen…
#TheBoss4PresidentFor2020  #BruceSpringsteen2020

 

boss-us-flagElle était tout au fond de moi et je ne l’entendais pas. Ou plutôt, inconsciemment je me refusais à l’entendre. Pourtant, elle avait bien tenté de m’alerter. Mais je ne parvenais pas à la croire. Pourtant, cette petite voix dans ma tête me disait : «  redrum redrum redrum », comme dans « The Shining ». Mais tel Jack Torrance, je préférais m’installer au zinc et siroter un vieux bourbon en compagnie de Lloyd-le-barman du Overlook Hotel, au lieu de comprendre et d’accepter qu’aux USA l’Histoire finissait inexorablement par se répéter. Mais la pilule Trump devait sans doute être trop grosse à avaler ! Comment croire qu’un type aussi misogyne puisse remporter le moindre suffrage féminin ? Comment imaginer qu’un type aussi raciste puisse être soutenu par des blacks, des latinos, des feujs, des muslims ou des asiates ? Cela dépasse l’entendement. Pourtant l’Histoire porte en elle tous les enseignements du futur. Aussi loin que ma mémoire se souvienne, il y a toujours eu cette dualité américaine. D’une part, le côté « clair de la Force » avec Dylan, les droits civiques, MLK, Neil Armstrong, Woodstock, Haight and Ashbury & Elliot Ness. Et de l’autre, ce « côté obscur de la Force », avec le Vietnam, l’Opération Condor, ITT, Jay Edgar Hoover, Joseph McCarthy & Al Capone. Il n’y a pourtant qu’une seule et unique Amérique. Et, dans son for intérieur, ce putain de balancier qui oscille inexorablement de la gauche la plus cool et utopique à la droite la plus rance et la plus raciste.

Dans le chaos nucléaireanticommunist_literature_1950s

Jugez-en par vous-mêmes. Je suis né en 56…1956, pas 2056… mais quand j’étais tout gamin- je ne m’en souviens pas, mais je me suis documenté depuis- sévissait le terrible Joseph McCarthy et sa « Commission des activités anti-américaines ». Tout suspect de sympathiser avec ce qui ressemblait de près ou de loin au Parti Communiste était déféré devant ce tribunal d’exception,  présidé par ce Sénateur d’extrême droite aussi paranoïaque que pouvait l’être J Edgar Hoover, son complice et boss du FBI. Tous les coups bas, les plus tordus étaient permis dans cette « chasse aux rouges » (voir l’excellent film de Woody Allen « The Front » sur les scénaristes blacklistés par la « Commission »). Pour mémoire, et bien après la mort d’Hoover, John Lennon jusqu’à son assassinat était encore sous surveillance du FBI. Mais en novembre 60, le sénateur John F Kennedy écrase le droitier Nixon et une ère d’espoir s’ouvre à nouveau avec ce Président qui ressemble à un héros de cinéma. Ray Ban Wayfarers et chemises Lacoste, avec sa famille ou barrant son voilier à Hyannis Port, JFK- avant Obama- incarnait alors le cool du cool.

JFK in Hyannis PortTout en étant un Président d’une redoutable efficacité. N’avait-il pas désamorcé deux graves crises planétaires qui auraient pu nous entrainer dans le chaos nucléaire, avec la crise des missiles de Cuba puis celle du « Mur de Berlin ». Les deux fois, Kennedy avait résisté à Kroutchev et su préserver la paix. Tout en laissant éclore, en protégeant le mouvement pour les droits civiques et la fin effective, y compris dans les États du sud racistes, de l’intolérable ségrégation raciale. Hélas trois fois hélas, le 22 novembre 1963 le 35éme Président des États-Unis est assassiné à Dallas. Un de mes premiers souvenirs marquants est la triste procession de l’enterrement de JFK, son catafalque sur un affut de canon, tiré par un cheval sans cavalier jusqu’à Arlington, que je revois encore dans le téléviseur noir & blanc de mes parents. Avec la parenthèse Johnson, le pays s’enfonce un peu plus dans le bourbier vietnamien et commence à amorcer son pas en arrière. Pas en arrière qui sera parfaitement assumé par Nixon, dont le surnom était « tricky dicky » richard le tricheur. Avec Nixon, la droite la plus ultra est au pouvoir. Comme aux affaires.

Avec sa CIA, Nixon assassine le président  du Chili, Salvador AllendeTricky Dicky Nixon

La guerre fait tourner les usines, permettant aux oligarques de l’armement de profiter à bloc. Et, dans le même temps, l’administration républicaine, au nom de la lutte contre le communisme, s’échine à semer des dictatures dans toute l’Amérique du Sud, sans se soucier des morts et autres disparus de ces guerres inutiles. Avec sa CIA, Nixon renverse  et assassine le président démocratiquement élu du Chili, Salvador Allende pour les beaux yeux d’ ITT.  Pris la main dans le bocal à confitures du Watergate, Richard Nixon est forcé à la démission à mi second mandat, et son vice-président, le terne Gerald Ford, lui succède appliquant la même politique. Il faudra patienter jusqu’en 76 pour voir le débonnaire Jimmy Carter se lancer en campagne pour le Parti Démocrate. Les Républicains raillaient pourtant ce petit planteur de cacahouètes venu de Georgie. Ils avaient misé sur son échec…et perdu.

Quand Jimmy Carter haranguait la foule à NYC

president-jimmy-carterEn juillet 76, l’Amérique fêtait le bicentenaire de son indépendance et, effectivement, un air de liberté flottait dans les rues de New York. On y organisait déjà des manifs pour libéraliser la marijuana dans Central Park. Et, à un croisement de Manhattan, juché sur un simple camion, avec une protection rapprochée minimale, Jimmy Carter haranguait la petite foule présente. J’étais juste à quelques mètres de lui. Je ne me souviens plus exactement des mots qu’il avait employés, mais je sais qu’il était question de liberté et de justice sociale. Certes Carter, comme bien souvent dans la politique américaine, était lui aussi milliardaire à force de vendre son peanut butter, mais donnait l’impression d’être un type simple et honnête, les pieds bien ancrés dans sa terre du sud des USA. Ce qu’il était. Hélas again, cette fois, c’est l’Histoire qui nous joue un mauvais tour. Après un seul mandat, le bon Jimmy Carter est balayé par la crise des otages américains de l’ambassade de Téhéran. Et once again, l’ombre succède à la lumière, avec l’arrivée d’un obscur acteur de série Z, un sous-John Wayne dont peu avaient entendu parler  hors des USA: Ronald Reagan. C’est fou comme les prénoms en « ald » se révèlent si souvent décevants, vous ne trouvez pas ?

La droite la plus conne, voire néo-conpresident-jimmy-carter

Un idiot du village de la droite la plus conne, voire néo-con (ha ha ha !!!) succède au gentil planteur. To make a long story short, on va se taper non pas DEUX, mais TROIS mandats de droite bête et méchante, avec les présidences coup sur coup de Reagan, et de celle de Bush père. Pour voir l’espoir renaitre et l’Amérique refaire deux pas en avant, il faudra attendre 12 années avant  que Bill Clinton ne s’installe Pennsylvania Avenue, pour deux mandats de quatre ans. Mais, exactement comme à Paris après quelques jours de beau temps, la pluie s’invite toujours durablement pour ruiner la fête, comme s’il fallait payer les good times par d’incontournables bad times, on s’est ensuite coltiné le fils Bush pendant 8 fucking years qui nous ont laissé deux guerres en héritage. Et la menace terroriste générée par ces deux mêmes guerres à assumer désormais comme un conflit mondial qui ne nous épargne pas et pour lequel nous avons, la France s’entend, déjà payé bien trop cher. Tout ça parce que ce crétin de George « mission accomplished » Bush a jeté du jour en lendemain à la rue tous les cadres de l‘armée de Saddam Hussein et qu’ils ont voulu se venger en créant Daesh. Et encore merci pour ce moment, cher W !

Ce diabolique swing of power

despicable trumpDurant ses deux mandats Barack Obama ne ménagera pas ses efforts pour éteindre les incendies de l’ère Bush et redonner espoir et oxygène à son pays. Le premier président noir de l’histoire de l’Union ne pouvait que transmettre la flamme à la première femme à occuper cette haute fonction. Mais, comme toutes bonnes choses trop souvent, l’aventure a une fin. Comment ai-je été suffisamment crétin pour l’oublier? Pourtant, ce diabolique swing of power semble gravé dans le marbre. Sans doute aurais-je dû me souvenir un peu mieux de me périples dans l’Amérique profonde du Texas ou de la Louisiane, là où l’indigène ne voit guère plus loin que le bout de sa bite ou de son fusil ? Une Amérique blanche white trash déclassée par la crise et qui se crispe sur ce qu’elle considère être ses acquis : une supériorité raciale imbécile, pour une cause inexorablement perdue, puisqu’en 2028- c’est la dure loi de la démographie- les latinos représenteront la majorité des habitants du pays…avant d’être sans doute supplantés par les asiatiques, mais c’est une autre story…Alors, à force de gages donnés aux anti-avortements, aux pro-choice comme ils disent, aux pro-guns, aux pro-libéraux…comme aux protectionnistes, aux racistes, au KKK et autres harceleurs qui se sentent tous soutenus et portés par leur « Donald », celui-ci se retrouvera très vite confronté à ses propres contradictions, s’aliénant jusqu’à son propre parti. Comment à la fois défendre le protectionnisme en menaçant de taxer à 45% les importations venues de Chine et jouer la carte du libre-échange, en oubliant que les Chinois prendront des mesures de représailles en taxant à leur tour tout ce qui est Made in USA. Sans compter tous les Bons du Trésor qu’ils détiennent et qu’ils peuvent jeter à tout moment sur le marché pour déstabiliser l’économie US et plomber Wall Street. Trump croit-il que les entrepreneurs qui font leur beurre à l’export accepteront de voir leurs ventes s’effondrer à cause de sa politique ?  Not so good for business ! Trump a multiplié les promesses, mais combien de temps saura-t-il raser gratis ? Sans compter son « tempérament » pour le moins imprévisible qui fait froid dans le dos, lorsqu’on l’imagine le doigt sur la commande de l’arme nucléaire. Je parie donc que le Donald n’ira pas au bout de ses deux mandats et qu’un homme providentiel devrait se lever pour chasser toutes les bad vibes de la négativité « trumpiste » : haine des femmes, haine des musulmans, haine des latinos etc…

Un Boss pour l’AmériqueA Boss @ the white house

Certes, le Nobel Bob Dylan aurait pu porter ce nouvel espoir, mais l’âge du capitaine rend impossible une candidature Zimmerman pour 2020. Il faut donc un Boss pour l’Amérique. À ce propos, voici quelques mois, le recevant à la Maison-Blanche, Barack Obama avait déclaré : je ne suis que le Président des USA, mais le vrai Boss c’est lui ! ». Ce Boss, vous l’aurez compris, c’est LE Boss, Bruce Springsteen. En 2020 il n’aura que 70 ans, soit précisément l’âge de Donald Duck qui s’apprête à s’installer dans le bureau ovale. L’auteur de  « Born To Run » et de « Born in the USA » a tout le charisme pour se glisser dans la peau d’un homme d’État. Proche des gens, simple et porteur d’espoir,en authentique « working-class hero »  Bruce pourrait effectivement rendre sa grandeur à son pays, pas de manière mercantile, comme l’entend Trump, mais avec tout l’altruisme de celui qui met l’humain au centre de ses préoccupations, contrairement à tant d’autres qui, tels Picsou dans son coffre, ne sont obnubilés que par l’espoir de la thune qu’ils vont pouvoir amasser avant de pouvoir l’emporter au cimetière. Nous avons quatre ans pour nous préparer, mais, dès à présent, rien ne nous empêche d’inonder les réseaux sociaux de hashtags choisis tels que :

 

#TheBoss4PresidentFor2020obama_with_springsteen_rally

#BruceSpringsteen2020

#SpringsteenWhiteHouse20

#WeWantBruceForPresident

#AllTheTeensWithSpringsteen

#WeWantTheBoss

#Jews4Springsteen

Etc……

et de croiser les doigts. 😉

 

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