TEXAS « Southside »

TexasVoici 30 ans dans BEST GBD se  « lone-starisait » pour un petit groupe écossais qui allait devenir aussi grand que cet État à l’étoile solitaire. Texas publiait « Southside » son tout premier LP et mon pari était que leur irrésistible duel au soleil allait emporter toute la planète. Six mois plus tard, foi de prophète rock la formation de Sharleen s’affichait en « une » de BEST…

Texas SouthsideDepuis mes débuts de chroniqueur-rock, j’ai toujours eu un faible pour les groupes écossais. Simple Minds, bien entendu, avec lesquels j’ai si souvent bossé, mais aussi les Silencers, les Jesus & Mary Chain, Deacon Blue…même Wet Wet Wet. Quelques années auparavant, j’avais déjà réalisé pour TF1 un portrait du groupe Hipsway que venait de former l’ex-guitariste d’Altered Images… un certain Johnny McElhone. Aussi, lorsque Texas et ses réminiscences du film de Wim Wanders (« Paris-Texas ») et des guitares lancinantes de Ry Cooder, publient leur lumineux « Southside », je le chronique immédiatement dans les colonnes du défunt magazine rock. Et je fais un pari avec mon Rédacteur en Chef, Christian Lebrun…de partir suivre Texas au Texas ! Christian s’est marré, je crois même me souvenir que, pour me chambrer, il m’a sorti une joke du genre « Oui et Boston à Boston et Chicago à Chicago »…Six mois plus tard, « I Don’t Want a Lover » allait pulvérise les charts, l’album exploser les ventes…et pour assurer la couve du numéro 257 du légendaire mag de la rue d’Antin, je m’envolai pour Dallas retrouver les Écossais de Texas pour documenter leur tout premier périple …au Texas (Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/texas-au-texas-la-genese-du-groupe-de-glasgow.html)…just a cow-boy dream comes true !

Publié dans le numéro 249 de BEST sous le titre :

WESTERN KILT

Damned, à l’ouest enfin du nouveau ! De ce côté-ci du Rio Grande-Clyde, coule la fulgurante ferveur d’un rock imparable, sudiste et écossais ! Plus cactus encore que ses homologues du Long Horn State, Texas se la joue technicolor et Pananavision pour un western-kilt plus vrai que nature. D’abord, il y a I’héroïne, Sharleen Spiteri, troublante fille de saloon aguichante et convoitée par tous les pistoleros. Puis Alistair McErlaine jeune et fougueux outlaw du bottleneck. Et pour parfaire le tableau, deux dangereux évadés de gangs réputés sans foi ni loi, Stuart Kerr ex-batteur bucheron des implacables Love and Money et Johnny McElbone ex-Hipsway, bassiste de grand chemin. En mars 88, Texas signe ses premiers méfaits à Dundee et moins d’un an plus tard leur premier single « I Don’t Want A Lover » impose aux classements  british son beat infernal de wild west show. Duel au soleil beatbox/slide guitar et cette troublante Sharleen baby qui chante comme Carly Simon, Maria McKee de Lone Justice ou Martha Davis des Motels, il n’en faut pas plus pour que le scotch se change instantanément en bourbon. Texas distille la country et le blues US pour y injecter sa touche pop écossaise, ruée vers l’or du succès des Wet Wet Wet ou Love and Money. Highlands revisités aux couleurs du « Paris-Texas » de Wim Wenders et de Ry Cooder, Texas intercale les riffs rauques et les ballades amoureuses pour nous projeter dans les canyons imaginaires de sa chevauchée fantastique.

 

Publié dans le numéro 249 de BEST daté d’avril 1989BEST 249

 

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