SUPER DIAMONO DE DAKAR : « People »

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super diamono 

Voici 30 ans dans BEST, GBD découvrait le diamant brut du Super Diamono de Dakar, la formation d’Omar Péne et d’Ismaël Lo qui pulse la chamade de son irrésistible sono mondiale, dans la foulée des Youssou N’ Dour, des Touré Kunda, Xalam et des autres héros de ce tam-tam qui résonne désormais de manière planétaire. Flash back…

 

PeopleEn 1987, Paris s’impose désormais comme la capitale incontestée de la world-music. Venus du Sénégal, du Mali, du Bénin et des ex-colonies de notre métropole, les groupes cherchent à dépasser la piètre qualité des studios d’enregistrements d’alors, simples studios de radio utilisés pour capturer tout un album en quelques heures.  Les groupes débarquent alors dans notre capitale pour capturer leurs albums dans les conditions pro qu’ils méritent. Emmené par Omar Péne et le brillant Ismaël Lo, le Super Diamono s’inscrit dans cette vague puissante et novatrice qui déferle sur l’Hexagone, une vague sur laquelle j’ai toujours su surfer pour vous la faire partager. Souvenirs souvenirs….

 

Publié dans le numéro 225 de BEST

Super+Diamono+front

Un nouveau vent puissant, musclé, pulsé venu d’Afrique, voici le Super Diamono de Dakar. Littéralement le Super Temps Présent, le groupe de Dakar semble avoir ouvert la brèche de la fusion. Avec ses trois chanteurs, son jazz funk et ses racines ouolof, le SD s’est enfin secoué les puces pour faire avancer sa musique. Produit par Gilles Lallement du club le Phil One, le Jiri Smetana de l’afro-beat parisien, un album comme « People » peut faire sauter les gonds du ghetto pour offrir à ce Super Diamono le public mélangé qu’il mérite si largement. La définition officielle du son du groupe est l’ « afro-feeling music », mais en fait, le SD balance un jazz mâtiné de funk sur trame traditionnelle de « mbalax ». Formé au milieu des seventies, le SD est un groupe complètement soudé à l’image du Xalam. Subtils techniciens qui n’oublient jamais leur instinct, les musiciens du SD racontent leur vie au quotidien comme une chronique en chansons. Mélodiquement et spirituellement, le titre « Soweto » se détache du peloton. Dans le souffle des cuivres, dans la fièvre des perçus et le feu des guitares « Soweto »‘ s’élève comme une clameur invincible de liberté en direction de l’Afrique du Sud de l’apartheid. Cependant, il faut aussi compter avec la tendresse de « Mansani Cisse », un titre qui rappelle carrément le Chicago Transit Authority ou le Santana des origines. Chaleur latine, chaleur câline même combat. Diamono c’est presque comme ce diamant que l’on trouve principalement en Afrique du Sud et qui a fait toute sa richesse . Mais un jour, les diamants seront libres d’être africains et ce sera aussi grâce aux Touré, Fela, Youssou N’dour ( voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/youssou-ndour-africa-rekk.html  et aussi https://gonzomusic.fr/mon-concert-au-bataclan-avec-youssou-ndour.html  ) Ray Lema, Savuka ( voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/mort-de-ray-phiri-et-tournee-dadieu-de-clegg-lhecatombe-du-rock-sud-af.html  )  et autres, comme le Super Diamono justement !

 

Publié dans le BEST N°: 225 daté d’avril 1987

 

BEST 225 mai Small

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