SOLO A STAR WARS STORY

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Techniquement, c’est la 10éme aventure de l’univers Star Wars, SOLO A STAR WARS STORY est tout juste sorti hier, mais les critiques négatives étaient déjà tombées comme la grèle. GBD a tenu à checker de visu ce flash-back dédié à la jeunesse de Han Solo. Certes, le scénario s‘est peu inspiré de « La critique de la raison pure » de Kant et perso je m’en réjouis. Action SF rudement efficace  et particulièrement bien servi par son casting avec Emilia « Khaleesi » Clarke ( Qi’ra), Donald Glover ( la version jeune du Lando Calrissian de la Saga), Woody Harrelson ( le forban Tobias Beckett) et Alden Ehrenreich (le jeune Han Solo), sauvé in extrémis par le vétéran Ron Howard, SOLO A STAR WARS STORY est un joyeux western de l’espace, né pour nous divertir, pour nous scotcher par ses cascades tridimensionnelles à couper le souffle et ses héros caricaturaux, mais si emblématiques. May the fucking Force be with  them…

 

C’est un peu comme si la franchise Star Wars avait anticipé le profond mouvement sismique pour promouvoir l’égalité entre les sexes. Avec la productrice Kathleen Kennedy, gardienne du temple aux commandes de Lucasfilm Ltd depuis la revente en 2012 à Disney, la franchise, dans chacun des trois derniers films sortis, met en avant une héroïne combative, projetant l’image de femmes qui ne se laissent pas marcher sur les pieds. Felicity Jones ( Jyn Erso) dans ROGUE ONE, Daisy Ridley (Rey) dans sa quête mystique de Skywalker dans THE LAST JEDI. D’ailleurs dans ce même film on retrouve Carrie Fisher pour son ultime rôle, sauf que la Princesse Leia un peu potiche de la trilogie, celle qui implorait Obe Wan Kenobi de voler à sa rescousse a bien pris du galon, puisqu’elle est désormais la Générale Leia Organa et commande la flotte rebelle. Avec SOLO A STAR WARS STORY, les producteurs n’ont pas lésiné sur le choix de la gonzesse-choc ( d’ailleurs volontairement beaucoup moins sexy que dans GAMES OF THRONES) puisqu’ils ont carrément « casté » Daenerys Targaryen, la Khaleesi de la série inspirée de George R. Martin. Sans vouloir vous spoiler, on peut dire qu’Emilia Clarke tient un rôle pivot, mais néanmoins ambigu dans le film. Quant au jeune et inconnu Alden Ehrenreich, cela n’a pas dû être particulièrement aisé pour lui de marcher dans les pompes d’Harrison Ford pour assumer le rôle-titre. Il parait que le vieil Han Solo a lui-même prodigué ses conseils à son jeune alter-ego. Franchement j’étais un peu dubitatif sur le début du film, mais au fur et à mesure, son personnage prend toute sa dimension et Solo finit par incarner pleinement ce héros que l’on croyait connaitre par coeur depuis les 70’s.

Ce Star Wars multiplie clins d’œil et références au genre westernStill-of-Emilia-Clarke-as-QiRa-from-Solo-A-Star-Wars-Story

 

L’autre passage de témoin réussi du film se déroule, bien entendu entre la jeune et le vieille version du Lando Calrissian de la trilogie historique, passant de Billy Dee Williams à l’excellent Donald Glover. Peut-être est-ce l’effet de son double rapologique, Childish Gambino , pseudo sous lequel Glover nous assène le clip hip-hop le plus choquant jamais tourné pour dénoncer les bavures policières où des noirs désarmés sont systématiquement  abattus comme des chiens par des policiers blancs le plus souvent. Son « This Is America » sous son rap guilleret nous montre tout du long de la chanson des noirs innocents se faire inlassablement assassiner. Tout en second degré, en demie teinte,  le subtil jeu d’acteur de Donald Donald dans le film semble s’être furieusement inspiré de cette expérience. Enfin, mention spéciale à Woody Harrelson en vieux briscard filou et néanmoins attachant qui se serait inspiré du Long John Silver de l’Ile au Trésor pour camper son personnage de outlaw de l’espace. Car et c’est bien entendu volontaire, ce Star Wars multiplie clins d’œil et références au genre western. Rien n’y manque : l’attaque du train certes spatial, le pistolet (certes) laser au holster prêt à être dégainé pour le duel. Même les gros plan des yeux à la Sergio Leone se glissent en 24 images ( numériques)/ seconde. Et, vers la fin du film, Ron Howard et les décorateurs ont choisi de nous transporter dans un Far West spatial où l’on découvre des « Indiens » sous leurs tipis, dans un Arizona désertique virtuel. Bref, SOLO A STAR WARS STORY n’est peut être pas le film du siècle, mais il est aussi loin d’être le navet prophétisé par tous les nouveaux gardiens auto-proclamés du temple cinématographique modèle Cahiers du Cinéma. That’s entertainment… à ce titre, à mon sens , la mission de nous divertir est largement remplie par ce dernier épisode de la Guerre des Étoiles.

 

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