SECRET CITY

SECRET CITYC’est comme si HOMELAND rencontrait HOUSE OF CARDS qui rencontrait « Millenium » qui rencontrait « Les trois jours du Condor » qui rencontrait LE BUREAU DES LÉGENDES, en plus de ses nombreux atouts thriller-espionnage-tambouille politique SECRET CITY est une jolie série australienne et c’est déjà original en soi.  Filmées dans les incroyables paysages de la région-capitale de Canberra ces 2 saisons de 6 épisodes nous entrainent dans une sombre machination politique où la Chine et les États-Unis s’affrontent dans l’ombre et sur le sol australien, manipulant les politiciens locaux comme des pions sur un jeu d’échecs. Mais c’est sans compter sans la ténacité d’une journaliste lanceuse d’alertes…

SECRET CITYD’abord on est bluffé par la beauté des paysages, par l’harmonie des images si graphiques filmées à l’aide de drones qui nous offrent non seulement une vue plongeante de la capitale australienne, mais surtout une vision incroyablement graphique à la fois des sièges du pouvoir, mais aussi de superbes voies d’autoroute, de ponts ou d’artères survolées. On se croirait presque au Canada. Certes, côté action, on est plus proche des histoires de John Le Carré. Les coups de feu se font rares et les duels se déroulent plus à mots couverts qu’en fusillades. Mais SECRET CITY est pourtant un pari gagné sur le suspense. Voici Harriet Dunkley, incarnée par Anna Torv qui jouait déjà l’emblématique agent Olivia Dunham durant les cinq excitantes saisons de FRINGE. Elle est la plus brillante journaliste d’investigation du grand quotidien The Daily Nation (S01) puis la responsable com de la député Karen Koutoufides (Danielle Cormack) dans la S02. Complexe militaro-industriel, alliance Pacifique avec les USA, coups fourrés en tous genres, pots de vin, espionnage au profit d’une puissance étrangère, assassins professionnels, surveillance, tueur à gages militaire en stress post-traumatique, politiciens véreux, mais aussi sexe (un peu), hacking (pas mal) et intrigues à tiroir (un max) sont au programme des 12 épisodes de SECRET CITY. Notre journaliste aura besoin de toute son intelligence et de son sens aigu de la déduction pour dénouer le fil des deux intrigues, une par saison. Et si dans la S02 Harriet Dunkley change de casquette, épaulée par sa député, elle continue néanmoins son plongeon en apnée au plus profond du « deep state »aussie pour mieux en dénoncer les crimes. Vous l’aurez compris, la formule de SECRET CITY se révèle fort addictive. Et le contexte australien apporte une incontestable touche d’exotisme télévisuel à cette série.

 

Diffusée sur Netflix

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