NO TIME TO DIE

BondTrop long, trop lent, pas assez mucho macho ou bien au contraire cool, planant, sensible, voire carrément émotionnel, vous l’aurez compris, concernant le NO TIME TO DIE de James Bond, on peut dire que les avis sont partagés. Et puisqu’il faut trancher, comme au cirque de Rome, alors j’adhère largement à ce dernier 007 façon Craig et lève mon pouce bien haut car, malgré quelques longueurs, ce NO TIME TO DIE qui prend si bien son temps a su à la fois me distraire et me toucher, et c’est aussi le premier Bond post #metoo !

BondC’est le 4ème James Bond, sur 27 films à posséder le mot « die » (mourir) dans son titre après « Live And Let Die » (1973), « Tomorrow Never Dies » (1997), « Die Another Day” (2002) et donc désormais “No Time To Die” (2020), soit le tout dernier avec Daniel Craig dans le rôle de Bond avec le surdoué Rami Malek ( MR ROBOT, « Bohemian Rhapsody ») dans celui du méchant…. Et Christoph Waltz dans celui du méchant… aussi. Donc et sans vous déflorer le sujet on a DEUX bad guys, mais aussi DEUX 007, le tout dans DEUX HEURES et QUARANTE TROIS minutes de cinéma, après l’avoir attendu durant DEUX ans pour causes de COVID… et sachant que ce VINGT-SEPTIÈME James Bond marque forcément un tournant puisque pour le prochain notre 007 aura les traits de monsieur ou de madame … X puisque Barbara Broccoli, la taulière de la franchise n’a pas encore choisi l’heureux (se) élu (e) qui succédera à Daniel Craig, soit le ou la 9éme star à endosser le fameux smoking après Sean Connery, David Niven ( CASINO ROYALE MK1), George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et le retraité Craig.

BondCependant, revenons à ce NO TIME TO DIE si particulier, puisqu’au-delà de la multiplication des vilains comme des 007, c’est aussi la première fois qu’un Bond se succède ainsi à lui-même version sequel après SPECTRE, avec la même héroïne Madeleine Swann (Léa Seydoux) et le même bad boy Ernst Stravro Blofeld ( Christoph Waltz) … sans oublier un fantôme, celui de Vesper Lynd ( Eva Green) décédée dans le second CASINO ROYALE de 2006.

Alors yes 163 minutes peuvent paraitre bien long à ceux qui attendent que James continue à trousser toutes les jeunes femmes qu’il croise en les reléguant aux rôles de potiches. Tout en étant le seul à savoir jouer des poings, les gars… so sorry mais cette époque-là semble définitivement révolue.

BondAu premier quart du 21ème siècle, toutes les gonzesses du film sont des guerrières : que ce soit Madeleine Swann,  la nouvelle 007 Nomi ( Lashane Lynch) ou l’explosive Paloma ( Ana de Armas), elle savent toutes se battre avec acharnement et le démontrent. Et de la Jamaïque ( clin d’œil appuyé à Ian Fleming, le père de James Bond et aussi à DR NO le tout premier Bond sorti en 1962) aux iles de mer de Chine convoitées par la Russie et le Japon, en passant par l’Italie, les iles Féroé et la Norvège, Bond tient toujours sa promesse de base de nous faire voir du pays. Et quels paysages… ils sont juste comme d’hab à couper le souffle. Quant au pitch, je peux juste vous dire qu’il est question d’un putain de méchant virus! lequel menace forcément l’humanité. Il faut aussi évoquer le procès en longueur fait au film, c’est vrai notre agent secret n’a plus vingt piges, à 53 ans Daniel Craig prend tout son temps. Y compris pour nous faire partager ses sentiments, ses doutes, mais franchement pour un jeune retraité, il n’a pas non plus oublié ses leçons de boxe. Ni de tomber amoureux d’une jolie french girl, même si cet amour se révèle en fin de compte dramatiquement cornéllien version « Le Cid ». Mon conseil pour apprécier ce Bond à sa juste valeur : fumer un bon gros spliff pour rester correctement raide jusqu’à l’apparition de « The End » à l’écran !

Je ne suis sans doute qu’un vieux GBD sentimental, mais c’est la première fois que je verse une larme… ou deux… dans un JB. La première quand je vois la plus belle voiture du monde, l’Aston martin DB5 se faire destroyer – le pire c’était dans les scènes finales de SKYFALL- et la seconde… à la fin du film… que je me refuse bien entendu à vous spoiler !Bond

Seule et unique ombre au tableau, la mièvre chanson-titre de NO TIME TO DIE vocalisée par Billie Eilish et toute aussi casse couille que la précédente de Sam Smith… c’est dire ! Alors madame Broccoli la prochaine faudra la filer aux Rolling Stones, c’est compris ? Coté musique allez… un mini spoil’… dans la scène finale, puis au début du générique de fin on retrouve une vieille connaissance: la sublime chanson « We Have All the Time In The World » de AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTÉ ( l’autre james Bond où il tombait amoureux d’une femme incarnée par Diana Rigg).  En conclusion, satisfecit au réalisateur Cary Joji Fukunaga pour sa vision, jamais un James Bond n’aura semblé aussi… planant !

 

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