SAGE : « Sage »

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Sage

Voix haute et séquences de synthés aussi aériennes que si elles avaient été emportées par une montgolfière, les 10 compositions du tout premier CD solo du chanteur de Revolver défient joyeusement notre bonne vieille attraction terrestre. Certes, comme son nom l’indique, « Sage » n’est pas un excité du bocal, mais sa douce sérénité pop nous offre un trip aussi apaisant qu’introspectif, et dans la tourmente actuelle, on va dire que ce n’est pas du luxe.

Sage coverAprès Woodkid et the Shoes, l’écurie GUM (Green United Music) peut se targuer de nous révéler un nouvel étalon électro-sonique qui ne peut manquer de briller sur les hippodromes virtuels de nos charts intimes. C’est d’ailleurs en collaborant sur le même projet Wookid que Benjamin Lebeau (the Shoes) a percuté le sillage d’Ambroise Willaume. C’est ainsi que Lebeau a co-produit, en collaboration avec le principal intéressé ce brillant premier album éponyme. Pourtant, je n’étais pas spécialement fan de son groupe Revolver. Mais parfois, certains projets solos transcendent les ex-groupes. Ainsi j’ai toujours détesté Louise Attaque, ce qui ne m’a jamais empêché d’adorer le travail de Gaetan Roussel lorsqu’il navigue en solitaire. Même effet kiss cool avec le vocaliste de Revolver.

Coolitude exacerbéeSage

Dés le tout premier titre, le climatique « One Last Star » on est immédiatement alpagué par l’électro-pop si délicate de Sage…dont le pseudo ne fait en aucun cas référence à une sagesse ou autre zenitude, mais tout simplement à son signe astrologique, le Sagittaire. Bien entendu, Sage ne manque pas de références, ainsi en découvrant son « August In Paris » on songe aux séquences electrochoquées des Pet Shop Boys. Avec ses cordes élégantes et sa coolitude exacerbée, « Time Never Lies » évoque plutôt les balades néo-hippies de Jack Johnson. « Don’t Tell Me » évoque à la fois le duo Suicide pour le côté mécanique et Prefab Sprout pour son côté pop élégant. La voix montée sur talons aiguilles, Sage joue à Antony & the Johnsons…à lui tout seul ! Enfin, la lennonesque « Eyes Closed » portée par un piano tout simple achève ce bel album qu’on a vraiment envie de partager pour sa « sagesse » …et tout le reste 😉

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