R.E.M : « Out of Time »

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Happy 25th birthday to « Out of Time »…le 7éme album du sémillant groupe d’Athens en Géorgie. Propulsé par l’emblématique « Losing My Religion » comme par l’imparable et festif « Shiny Happy People » enregistré avec sa concitoyenne Kate Pierson des B 52’s, « Out Of Time » devient très rapidement le CD de tous les records pour la joyeuse bande de Michael Stipe…une affection amplement méritée pour un groupe qui creuse son sillon depuis déjà plus de dix ans. Cet album prodigieux parait à nouveau, désormais en version « deluxe » de 2 voire 3 CD, avec nombre de versions démos inédites et de live et c’est un véritable régal sonique.

 

 

out-of-time-coverR.E.M et moi c’est une longue histoire d‘amour. Honorable correspondant de BEST à Los Angeles- j’y passais tous mes étés- depuis le tournant des 80’s, j’avais fondu comme neige au soleil sur l’étrange premier LP d’un groupe inconnu intitulé « Murmur » publié sur le label IRS de Miles Copeland, frère du batteur de Police et manager du power trio peroxydé. Avec son hit puissant, « Radio Free Europe », qui tombait en plus en plein dans le mille des radios libres hexagonales, et sa pochette montrant ce fantomatique kudzu, une plante qui ne pousse qu’à Athens en Géorgie, R.E.M avait tout ce qu’il fallait pour interpeller le rock-critic un tant soit peu curieux. ; j’avais donc rédigé un critique dythitambique à l’époque dans BEST. Et re-belotte, quelques mois plus tard lorsque mes (nouveaux) Athéniens débarquent pour la première fois à Paris pour se produire aux Bains-Douches, je leur tends mon micro doublement siglé BEST et RFI ( où j’officiais alors) signant ainsi la première interview de Michael Stipe, Peter Buck et Michael Mills dans la presse française. Depuis cette date, je n’ai jamais cessé de suivre ces Rapid Eye Movement qui m’émouvaient tant. Des années durant, mes R.E.M conservent leur statut de stars de l’underground sur le label alternatif IRS. Mais en 88 après 5 LP sur IRS, la bande de Stipes signe chez Warner et ses frères et dés le premier 33 tours « Green » publié en 88, le groupe explose les charts avec leur « Pop Song » et la pop musclée « Orange Crush ». Dès lors, les R.E.M passent à la vitesse de croisière, troquant les clubs et les théâtres pour investir les grands stades de l’Amérique pour un succés colossal jamais démérité.

 Cet album hors du temps et forcément…intemporel !

 

Trois ans après leur « Green » fondateur, les Athéniens publient ce lumineux « Out Of Time », capturé dans les fameux studios Bearsville de Woodstock, au nord de l’état de New York et leur popularité devient soudain planétaire. Car l’album ne compte pas moins de quatre hits particulièrement puissants : « Losing My Religion », le duo avec la chanteuse des B52’s « Shiny Happy People », l’émotionnelle « Near Wild photo2_cfrank_ockenfells_iiiHeaven » et la radieuse « Radio Song ». « Out Of Time » aura également un puissant impact politique : à un an de la présidentielle US, Michael Stipes et ses buddies militent pour l’association Rock the Vote qui mobilise les jeunes pour qu’ils choisissent de s’inscrire sur les listes électorales pour participer au processus démocratique de leur pays. Ainsi le dos de la pochette de l’album en pressage américain portait la bonne parole de Rock the Vote, un message répété à plus de quatre millions d’exemplaires sur tout le territoire US et qui a sans doute à sa manière contribué à faire élire un certain Bill Clinton en 92. Vingt cinq ans plus tard, ces chansons n’ont rien perdu de leur extraordinaire pouvoir d’attraction. Et découvrir, grâce à tous ces bonus de la version « deluxe », ces démos originales, c’est aussi émouvant que si l’on se retrouvait en studio avec R.E.M durant la préparation de l’album. Leur petit coté inachevé et instrumental est forcément touchant à l’instar de ce merveilleux « Shiny Happy People » vocalisée en mode solo par Michael Stipes. Ou la version « naive » de « Radio Song » baptisée simplement « Radio ». Enfin, la maquette de « Losing My Religion » simple et dépouillée se révèle forcément chargée d’émotion. Le CD bonus compte aussi deux inédits « Untitled Demo 2 » et « Fretless » une balade intimiste. Quant au live de la version « collector’s » du coffret, c’est un joli concert de 1971 de capturé pour le show radio Mountain Stage sur la radio West Virginia Public Station, enregistré dans un théatre de Charleston en Virginie. Bref, en résumé « Out of Time » porte toujours admirablement son nom, puisque 25 années après sa sortie, le temps semble n’avoir aucune empreinte sur cet album hors du temps et forcément…intemporel !

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