PINK FLOYD « The Dark Side of the Moon Live At Wembley 1974 « 

Pink FloydAlors que cet antisémite de Roger Waters se vante d’être en train de réenregistrer le mythique « Dark Side of the Moon » « parce qu’il n’est pas assez bon » ( sic !) Pink Floyd- dont il a perdu l’usage du nom au profit de David Gilmour- et le label Warner célèbrent les 50 ans de « The Dark Side of the Moon » avec un coffret Deluxe incluant l’album entièrement re-masterisé augmenté d’un époustouflant album live historique !

Pink Floyd« J’ai composé « The Dark Side of the Moon » a-t-il déclaré. Débarrassons-nous de toutes ces conneries de « nous » ! Bien sûr, nous étions un groupe, nous étions quatre, nous avons tous contribué – mais c’est mon projet et je l’ai écrit. Alors… blah ! » ânonne Roger « Ça craint » Waters en annonçant que 50 ans plus tard, il réenregistrait le chef d’œuvre du Floyd « pour l’améliorer » preuve que ce type n’est pas seulement raciste mais surtout un grand malade ! Ce « Live At Wembley Empire Pool » nous offre donc l’occasion de replonger sous un angle différent dans cet album iconique, l’un des plus vendus de tous les temps.

 

Par Jean-Christophe MARY

 

Pink FloydEnregistré à Londres les 15 et 16 novembre 1974, » Live at Wembley » est un magnifique témoignage de ce que le groupe pouvait offrir sur scène au début des 70’s. L’album studio ayant été enregistré en deux sessions entre 1972 et 1973 aux studios Abbey Road à Londres, il va s’en dire que le quatuor maitrise désormais son chef d’œuvre  sur le bout des doigts.  D’autant que « The Dark Side of the Moon » a déjà été testé et rodé en live bien avant l’enregistrement studio, notamment lors de plusieurs concerts en 1972, que l’on peut facilement aujourd’hui trouver en ligne sur les plateformes de streaming. Les titres ont été si travaillés, si peaufinés, qu’ils sont arrivés à maturité aussi bien dans leur construction que dans leur exécution. Ce « Live at Wembley » offre donc une relecture de « The Dark Side of the Moon » avec une multitudes de petites nuances et subtilités. La preuve par « The Great Gig in The Sky » avec sa basse bondissante, mixée en avant aux cotés de la voix animale et tonitruante de Clare Torry, une voix aérienne qui nous emporte littéralement. Souvent considéré par le public comme un groupe de studio, ce document démontre que Pink Floyd est aussi un groupe de scène, un groupe qui dégage une folie, une énergie et une puissance sonore live absolument unique. Sur les classiques « Time », « Money » et « Us And Them», Pink Floyd livre des versions atmosphériques absolument uniques, qui sonnent comme hors du temps. Les chansons s’enchainent ici avec une grande fluidité, tout est réglé au millimètre grâce aux enregistrements multipistes, aux boucles développées en studio par Alan Parsons et aux synthétiseurs analogiques.

Pink FloydLes quatre musiciens jouent soudés, en parfaite osmose, ce qui procure à l’auditeur une multitude d’émotions, un plaisir musical d’une pureté absolument jouissive. Ce plaisir est renforcé par la qualité de la captation. Là où les versions alternatives, les enregistrements live en concert à la BBC du coffret « The Early Years » (1965-1972) étaient parfois un peu moins précises, ce « Live at Wembley » offre lui une clarté d’enregistrement exceptionnelle, Ici le son Pink Floyd est sublimé, sonne de manière aussi fluide et claire que l’album studio. Le mixage fait ressortir les voix, les collages sonores, les claviers de Rick Wright, la batterie de Nick Mason, la Fender stratocaster de David Gilmour et mets à l’honneur la basse, tantôt lourde, tantôt virevoltante de Roger Waters. Témoin ce « Money » où la basse domine avec force et puissance avec en arrière-plan la voix rageuse de Waters qui dénonce le capitalisme, l’argent, l’avidité, la société de consommation. Pour les fans « Live at Wembley de Pink Floyd » est indispensable en tant que témoignage musical, une belle pièce de collection mais surtout une nouvelle porte d’entrée, un angle d’attaque différent pour se replonger dans le génie de « The Dark Side of the Moon ». Un magnifique témoignage de ce que Pink Floyd savait créer dans les 70’s.

 

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