NRJ Music Awards VS Rock and Roll Hall of Fame : deux poids deux mesures !

Lorsque l’on compare les fringants lauréats des NRJ Music Awards aux « introduits » du Rock and Roll Hall of Fame ça fait assez mal. D’un coté Kendji Girac de l’autre…Lou Reed. Trouvez l’erreur ?

loureedKendji Girac

L’un se déroule à Cannes, l’autre se tient à Seattle. L’un et l’autre monopolisent le ban et l’arrière ban du showbiz. Le premier est né du gros capital en hommage à Patrick « temps de cerveau disponible pour Coca » Le Lay, l’autre a été créé sous l’impulsion des boss légendaires de Rolling Stone, Atlantic records ou Sire records en hommage à la ville qui a donné vie à Jimi Hendrix. Et tandis qu’à Seattle le palmarès consacre des géants vivants ou morts de la musique, à Cannes et à quelques rares exceptions près, c’est un festival de poules pondeuses en batterie et de petits coqs de basse-cours. On peut comparer si vous le voulez bien. Pour le R&R H of F  on distingue d’abord Joan Jett and the Blackhearts. Normal, son « I Love R&R » a depuis longtemps percuté la légende. Comme Green Day, les enfants terribles du punk made in USA, qui sévissent avec art depuis 89. Bill Withers voit enfin reconnue sa voix chocolat chaud sur les profiteroles lorsqu’il entonnait « Lean On Me », « Ain’t no Sunshine » ou « Just the Two of Us ». Logique également que la ville de Jimi honore le guitariste prodige Stevie Ray Vaughan- que j’ai eu la chance de croiser à deux reprises-. The Paul Butterfield Band, Ringo Starr et le génie du Velvet Lou Se voient ainsi récompensés pour leur extraordinaire contribution à l’édifice du rock. On déplore simplement qu’il ait fallu attendre après leur mort pour beaucoup avant d’être honoré. Retour à la (triste) réalité Française avec les NRJ Music Awards, là le choc est carrément violent. En effet, à l’exception notable de Daft Punk (groupe Francophone de l’année, ce qui a du faire pisser de rire le duo intergalactique) et de Pharrell Wiliams (artiste masculin international) derrière, ça pédale dur dans la choucroute. M Pokora est « artiste masculin de l’année », vraisemblablement pour la qualité de ses pubs de lunettes. « Révélation de l’année » : Kendji Girac ( voir mon dernier édito) le gitan en emporte le vent tandis que sa ritournelle « Color Gitano » est carrément chanson de l’année, un peu comme si Voici et Oops se disputaient le Goncourt ET le Nobel de littérature. Rien de moins, rien de plus. Coté international, ce n’est pas non plus piqué des hannetons avec Ariana Grande en « révelation internationale de l’année » et cerise (moisie) sur le gâteau avec …One Direction « groupe international de l’année ». Certes Chic a raté son introduction au Hall of Fame pour la 9éme fois ce qui constitue une douloureuse injustice, sachant la contribution déterminante cette année de Nile Rodgers aux magnifiques CD de Daft Punk, Etienne Daho et Bryan Ferry en plus de tous les hits dorés publiés par Chic. Sting, NWA, The Smiths, The Spinners et War ont aussi raté le coche, mais grosso y modo tout cela reste digne et de qualité. On ne peut bien entendu- c’est le cas de le dire !!!- rien affirmer de tel concernant les « Music » Awards où le casting des lauréats a du être assuré par les fameux trois singes…suivez mon regard !

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