LE SHOW STUPÉFIANT DE THE WAR ON DRUGS

The War On DrugsDieu du ciel… j’ai vu Adam Granduciel hier à l’Olympia avec ses musicos et je ne m’en suis toujours pas remis. Gosh… damned… putain… mais quel choc tellurique au point que je me suis demandé : mais comment ai-je fait pour vivre aussi longtemps sans ? Bon j’adorais déjà les albums, mais après un tel concert incendiaire, je dois avouer que je suis encore plus accro à The War On Drugs.

The War On DrugsLorsque le rideau s’est levé, hier soir à l’Olympia, pour le 3éme live parisien de The War On Drugs, la scène aurait pu être celle d’un concert de … Depeche Mode avec ses quatre synthés placés à gauche et à droite. Mais vous vous en doutez, ce n’était pas vraiment le cas… quoi que ! D’abord, deux des claviers sont polyvalents, jouant également des guitares et surtout si TWOD balance de jolies nappes de synthés, elles se rapprochent plus du style Pink Floyd que de la New Wave. Quant au reste des influences… elles m’ont carrément laissé sans voix ou presque. Vous êtes prêts…. Bruce Springsteen rencontre Roger McGuinn qui lui-même rencontre Tom Petty qui rencontre Ric Ocasek qui rencontre Dylan qui rencontre Neil Young… qui rencontre David Gilmour qui rencontre les Psychedelic Furs … qui rencontre Kurt Cobain… qui rencontre Prince… heu  là, peut être pas, tout de même, mais qui sait ? Le tout interprété par une formation impeccable de six musiciens expérimentés qui épaulent avec art notre Adam Granduciel. De son vrai nom Granofsky ( soit grand of the sky… soit Granduciel : CQFD) d’origine juive russe,  il nous a déjà livré seulement 5 albums lumineux en 15 ans d’existence de son groupe, dont certains déjà documentés ici ( Voir dans Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/les-rolling-stones-annoncent-une-collaboration-surprise-avec-the-war-on-drugs.html   et aussi https://gonzomusic.fr/the-war-on-drugs-i-dont-live-here-anymore.html ).

The War On DrugsOlivier Nuc @oliviernuc, mon collègue du Figaro présent hier soir l’avait déjà vu en live et pour lui avoir tendu son micro il confirme qu’Adam le timide a plutôt tendance à regarder ses pieds qu’à mettre de la bonne volonté à répondre aux questions des journalistes. Qu’importe, peu importe le flacon pourvu qu’on ait la raideur… et avec The War on Drugs on peut être servi. Inlassablement penché sur sa guitare et planqué derrière ses cheveux longs, tel un jeune Neil Young, Adam aux nombreux visages se montre tour à tour fils énervé de Kurt Cobain ou bien fils planant de David Gilmour. Hier soir à l’Olympia, avec un concert aussi aveuglant que son brillant light show- le coup des spotlights blancs braqués sur le public était déjà la marque de fabrique de Cure en 79 à son premier concert au Bataclan, mais ce grand classique rock fonctionne toujours aussi bien de nos jours-, le groupe de côte Est a enchainé 16 morceaux – dont une reprise du titre de Dylan « Born In Time »- en un peu plus de deux heures, sans  même prendre le temps d’un rappel, explosant ainsi le conteur du couvre-feu de l’Olympia. Comme les deux doigts dans la prise de courant je me suis laissé totalement secouer par ce choc électrique paradoxalement aussi énergique que contemplatif, mais c’est bien là toute la force de The War On Drugs… TROP BIEN j’en ai encore des étoiles plein les yeux et les oreilles, en vous le racontant et c’est si rare dans la vie d’un rock reporter que cela vaut bien la peine d’être souligné.

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