LA THE CITY OF THE STONES

The Rolling StonesThe Rolling Stones are in town et moi aussi, comme un puissant flashback de la toute première fois où j’avais assisté au grand show de la bande à Jagger et Richards en 1978 au Anaheim Stadium. 43 ans plus tard « le plus grand groupe de rock du monde » va à nouveau dès ce soir agiter la Cité des Anges, mais il s’agit d’une date rajoutée au dernier moment. Pour ma part, il me faudra attendre jusqu’à dimanche soir pour aller au SoFi stadium à Inglewood assister au concert et tout vous raconter. En attendant Brenda, petit état des lieux… avec un édito évolutif qui prendra compte au fur et à mesure des derniers rebondissements de cette halte californienne du « No Filter Tour 2021 » …

The Rolling StonesDe notre envoyé spécial à Los Angeles :

Il fait toujours aussi beau à LA, et ses palmiers ne sont décidément toujours pas fatigués. Rien ne change, à l’image des Rolling Stones, toujours fidèles au poste malgré les années, malgré aussi les tragédies traversées, comme le récent décès de Charlie Watts, l’iconique batteur du groupe de Dartford. Voici 43 ans, c’était le jour de mon anniversaire, le 24 juillet 1978 et pour la première fois de ma vie j’assistais enfin à un concert des Stones. J’avais raté les Abattoirs en 76, car j’étais parti aux États-Unis, faire la route, à la manière de Jack Kerouac, dans une Buick Skylark 1970 d’occase, achetée à Newark, New Jersey. Pour faire le tour du pays. Deux ans plus tard, fort heureusement, je suis de nouveau à LA et c’est la tournée « Some Girls ». Avec un aplomb incroyable, je contacte KROQ Radio, le sponsor du concert. Je leur raconte que je suis un fameux DJ Français et que de surcroit c’est mon anniversaire. Bingo… KROQ balance deux invites, pour ma petite amie et moi, pour le Anaheim stadium et même un accès à la tribune privée KROQ. Je me souviens d’une gigantesque coque de béton de 60.000 places où les guitares de Keith résonnaient de manière étrange. Mick portrait toujours les fringues les plus improbables, mais avant l’invention des écrans géants, c’était déjà bien pratique pour le retrouver du premier coup même des gradins les plus éloignés de la scène. A l’époque déjà il y avait une polémique sur les paroles de « Some Girls » spécialement la partie où Jagger chante que « les filles black veulent baiser toute la nuit ».

 

The Rolling StonesPlus de quatre décennies se sont écoulées, les Stones sont à nouveau en ville et cette fois la polémique touche le vieux classique « Brown Sugar » que les Rolling Stones n’interprètent manifestement plus durant les concerts  pour cause de réécriture historique… alors que la chanson raconte une histoire de drogue et d’une variété bien particulière d’ héroïne. On se souvient que voici quelques années déjà, Jagger avait lui-même auto-censuré s interprétation de « Sympathy For the Devil », évitant la partie « who killed the Kennedys » car l’ancien Président US Bill Clinton se trouvait parmi le public du Beacon Theater. Enfin, un rock report sur les Stones ne serait pas complet sans une bonne passe d’armes à l’ancienne avec un représentant de leurs archiThe Rolling Stones-rivaux de l’époque, les Beatles. En effet, Paul McCartney jamais en reste pour jeter un peu d’huile sur le feu a déclaré voici quelques jours : « « Je ne suis pas sûr que je devrais dire ça, mais on parle d’un groupe de reprises de blues, car c’est un peu ce que sont les Stones. Je pense que notre filet ratissait un peu plus large que le leur. ».

Ce à quoi Mick Jagger, forcément pas en reste, a répliqué cinglant : «  » II existe une vraie grande différence entre les deux groupes. Un groupe a la chance incroyable de jouer encore dans des stades, et l’autre groupe n’existe plus. ». 1 : 0 pour les Rolling Stones, en attendant les échos dans la presse de Los Angeles du concert de ce soir et mon rock report de dimanche…

 

Vendredi 9 : 30 du matin LA time (19 : 30 à Paris)

 

Premiers échos du show d’hier soir des Stones au SoFi Stadium. D’abord il faut préciser que ce stade est flambant neuf et que le concert des Stones d’hier soir était le premier évènement majeur à s’y tenir.  Ce matin à la télé, le présentateur de la chaine de TV KTLA qui a assisté au show, soulignait que à travers le toit translucide du bâtiment, durant tout le concert, vu la proximité avec LAX, on pouvait apercevoir à travers cette verrière les avions survoler la salle… une image qui m’avait déjà bluffé ailleurs à LA, en 74, lorsque j’avais assisté au concert du Grateful Dead. Dans la salle en plein air du légendaire Hollywood Bowl ,là aussi à la nuit tombée et en plus des light du groupe de San Francisco, les avions faisaient eux aussi le show et c’était juste fascinant. Pour revenir aux Stones, la surprise majeure de la set-list de 19 titres – la même qu’à Nashville samedi dernier- c’est l’arrivée de la perle de « Between the Buttons », la délicate « Ruby Tuesday » que les Stones n’avaient pas joué en public depuis 2016, un choix motivé par un sondage chez les fans.Rolling Stones

« Ruby Tuesday » n’était pas l’unique surprise du concert d’hier soir, puisque les Rolling Stones ont enchainé « Let’s Spend The Night Together » et « 19th Nervous Breakdown » en balançant aussi « Rocks Off » et « Get Off Of My Cloud ». Ces deux chansons ayant été interprétées pour la dernière fois en août 2019, comme si la bande à Brenda voulait effacer  par le rock tous ces longs mois covidés. Cela tombe bien car nous aussi. Relâche aujourd’hui et samedi avant le grand saut de l’ange au SoFi Stadium dimanche. Quel suspense…

 

À suivre…..

 

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