JE DIS JEUDI AUX TRANSMUSICALES

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Jeudi 1er décembre, de 16h à 02h17 (pour moi), plein les mirettes, le cerveau et les esgourdes pour un premier jour de Trans histoire de se mettre dans le mood d’un marathon musical plus excitant que le Téléthon où la découverte est forcément reine à Rennes. Une belle journée de rencontres, entrance… Rachid Bara continue sa Gonzo-explo des 38émes Transmusicales de Rennes

 

Par notre envoyé spécial aux Transmusicales de Rennes, Rachid Bararachid-bara-par-valk

 

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16h, début des hostilités au Liberté, à l’Etage. Les Nantais de Vagina Town ont la lourde tache d’ouvrir Les Trans, à l’heure du goûter, dans une salle à moitié vide et un public sage plutôt froid. Pas simple de jouer si tôt, lorsque l’on joue un rock’n’roll garage chaud, humide et sexy comme sait l’être ce virulent quatuor masculin-féminin ! Après 10mn de chauffe un poil timoré, la machine citadine vaginale se lance enfin avec un bon gros son, un peu plus de lâcher prise et du coup, l’ambiance monte sévèrement d’un ton avec leur « We’ve got the Magic », titre imparable magnifique clipé de façon foutraque par le vidéaste Charlie Mars. Le concert est bon et sauvage face à un public trop sage, même si un braillard ose crier « Rock’n’Roll » entre deux morceaux, sous l’œil amusé de la bassiste en mode sexy avec sa coiffe, non pas bigouden, mais brésilienne et son joli décollette classieux à faire rougir la belle Ivy des Cramps ou la sémillante guitariste des Nashville Pussycat. Le set de 40mn rappelle le meilleur des Cramps et de King Kurt, pour le son et pour le look, avec des parties parfois bruitistes qui nous renvoient vers un esprit débridé à la Sonic Youth… Du coup, mission accomplie pour Vagina Town, ce double mixte gagnant et son bon rock endiablé un poil punk, noisy et pop.

 

Octave Noire (désir ?)

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17h10, c’est au tour d’Octave Noire (désir ?) de se lancer dans la transe, changement d’ambiance, le groupe délivre une électro pop à la française, assez froide et arty, rappelant les Allemands de Kraftwerk dans les arrangements sonores et, dans la voix parlée-chantée du chanteur, : Etienne Daho, Alain Chamfort et Arnold Turboust. « Moi, ça me fait penser à Lescop et au beau barbu Sébastien Tellier » me dira après le show une jeune amie transcendantale qui ne connait pas Alain Chamfort, mais qui s’appelle Manu (je rêva, un instant…). L’ambiance sage du public est en harmonie avec la cold wave pop brillamment interprétée par Octave Noir. Ce n’est que leur septième concert ensemble et le trio est à l’aise Breizh, pas vraiment show comme la braise mais efficace dans ses sombres et romantiques envolées électro pop. Du coup, je sors de ce concert avec l’envie d’écouter ces beaux titres en version studio. Cela tombe bien, Néon, l’album 9 titres sortira en janvier, ma patience sera de courte durée, sachant que le single « Un Nouveau Monde » m’a mis l’eau à la bouche, comme disait Gainsbourg en talk over.

 Frank Darcel

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Les Trans sont aussi des rencontres avec d’autres amis musicaux, venus comme moi en pèlerinage hivernal à Rennes à la quête de nouvelles sensations fortes, des rencontres étonnantes et parfois curieuse. Après le show d’Octave Noir, je retrouve Frank Darcel du groupe Republik (mais aussi MDS,Octobre, Senso…) et lui raconte direct que je viens de voir un concert qui me fait penser à lui et sa réalisation artistique des deux premiers albums d’Etienne Daho. Etonnant, l’album d’Octave Noir est mixé dans le même studio que le second album en cours de Republik et ils ont même un batteur en commun, venu aussi faire quelques sessions sur les deux albums du beau projet rock de Frank Darcel. D’autres rencontres se font entre bises et show biz, but show must go on…

Hall 3 et 8, le Parc Expo, c’est chaud

 

22h03, dans la navette bus dans une ambiance conviviale, bien joyeuse entre oinjs qui tournent et festivaliers déjà bien allumés.

22h30, après avoir ouvert 4 fois mon sac à ordinateur, qui cache une bombe à retardement, devant un dispositif de sécurité disproportionné mais rendu obligatoire par les Préfectures sécuritaires de notre beau pays en sous France, j’arrive enfin hall 3 pour le set punk new wave barré des HMLTD, le show du sextet est mortel, jouant sur l’androgynie à merveille avec un chanteur inspiré par David Bowie, Iggy Pop et John Lydon. Telle une PIL électrique, il bouge sans cesse, beau comme un Dieu vivant, ses acolytes n’en sont pas en reste. T’as le look coco, et le son est à l’avenant, terriblement arty, assimilant à leur manière le glam, le punk, la pop, voire même le rock prog. Complètement foutraques et bêtes de scènes, ces Anglais se donnent à fond sur scène en douceur et profondeur avec légèreté aérienne et efficacité sommaire, une belle claque revigorante que ces 6 garçons dans le vent…anna-meredith

22h55, vite au hall 8 où vient de commencer la Londonienne Ecossaise Anna Meredith. Après deux morceaux instrumentaux me laissant perplexe. Le quintet se met à chanter et c’est parti pour la transe étonnante entre de l’électro live jubilatoire, musique expérimentale, tournerie rock prog à la Magma et musique classique contemporaine avec claviers, guitare, batterie, mais aussi violoncelle, tuba en guise de basse et clarinette. Anna Meredith est là en chef d’orchestre, manipulant ses claviers, ses séquences, son tom basse, sa clarinette et ses musiciens de façons mutine et légère. Envoutants les morceaux entrainent à la transe en danse, surtout quand le batteur envoie du kick alors là le public se mouve, le sourire béat aux lèvres. Avec son bel accent, Anna Meredith ambiance la foule dans son français, très attachante, le sourire ravageur et visiblement heureuse d’être là parmi nous, elle repart après un beau salut public avec ses musiciens après nous avoir enchanté.

 

Après ça, difficile d’atterrir et de passer à autre chose, Rejjie Snow au Hall 3 en fait les frais, tant il parait fade avec son hip hop soul quelque peu conventionnel. Impossible d’apprécier quand on vient de prendre successivement deux belles claques. Mes joues en sont bien rouges, alors il est temps de faire un break. Je check comme un Slovaque mes mails à l’accueil média, tout en rencontrant l’attaché de presse des City Kay, une des révélations Transmusicales de l’an passé, qui joue pour moi au Père Noël, m’offrant un 4 titres tout juste mixé et mastérisé, en vue du futur nouvel album de ses protégés…

Marta, my dear

1h20, Marta Ren et ses Groovelvets ont déjà commencés leur show soul rythm’n’blues depuis déjà 15 mn. Le combo portugais a la fièvre dans le sang et Marta se déchaine tout en présence féline et sensuelle. Belle tigresse, elle a une voix de velours et une présence de feu, elle semble avoir du caractère la belle. D’une belle générosité sur scène et bien en voix, elle envoie du bois et son groupe la soutient d’une belle et efficace présence. Son show et ses chansons ne révolutionne pas le genre mais les compositions et les reprises sont efficaces. Sans effacer notre Amy partie trop vite, cette belle Marta à priori plus saine devrait continuer à nous séduire de belles et groovy manières.

marta

Marta my dear

2h07, trop fatigué pour rentrer dans M.A Beat !, peu enclin à être porté par un post rock électro planant, je réalise soudain que je suis terriblement fatigué, alors après 3 bâillements, direction la navette bus pour prendre un peu de repos en attendant les deux jours à suivre genre gros marathon artistique… En route pour la joie, à côté d’un mec qui vomit, j’arrive enfin dans mon lit sans M.A Beat, mais néanmoins soniquement comblé ! La suite à demain…si vous le voulez bien.

 

Rachid BARA

(Voir également sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/en-route-pour-la-transe-en-trans.html )

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