DAVE GAHAN AND SOULSAVERS « Imposter »

Dave Gahan31 ans après le premier « Counterfeit », la collec de reprises qui ont le plus influencé son collègue Martin Gore, Dave Gahan pour le 3ème volet de ses aventures Soulsavers nous offre les 12 covers les plus chers à son cœur de l’obscur chanteur soul James Carr à Gwen McCrae en passant par Dylan, Eartha Kitt, Neil Young, Cat Power ou encore Nat King Cole, joliment interprétés et portés par de délicats arrangements. Et tant pis si les fans de Depeche Mode n’y trouvent pas leur compte coté synthés et beat énergique, lassés par tant de blues, de rythm n’blues, de soul et de rock primaire, pour une fois Dave l’imposteur-crooner proclame haut et fort qu’il n’a pas envie d’être… à la mode 🤣

Dave Gahan Soulsavers

Depuis Bowie « Pin Ups » ou Bryan Ferry  « These Foolish Things », nos héros du rock nous ont habitué à partager leurs sources musicales les plus intimes en se livrant à l’art délicat de « l’album de reprises ». Cette fois c’est au tour de notre chanteur de Depeche Mode de nous ouvrir sa discothèque favorite à travers les âges. Et si Dave vocalise sans doute comme jamais, porté sans doute par l’émotion de s’approprier tous ces classiques intimes, l’exercice se révèle ardu. C’est beau, très beau même… mais hélas un peu, comment dire… chiant. Il faut dire qu’on n’a guère l’habitude de voir Dave Gahan transformé en crooner à la Sinatra ! Dès le premier titre, « Dark End Of the Street » de James Edward Carr, grande voix méconnue de la soul du sud des USA dont c’est le plus grand succès, Dave la joue comme à l’église en quasi gospel. Puis avec « Strange Religion », un titre de 2004 écrit par Mark Lannegan, ex-chanteur de Queen of the Stone Age et prédécesseur de Dave au sein de Soulsavers, on glisse vers un rock climatique et éthéré, comme un film au ralenti proche du « Confortly Numb » de Pink Floyd.  Dave se glisse ensuite dans la peau d’une Eartha Kitt moderne pour reprendre son vénéneux et résolument 60’s « Lilac Wine » avant de nous surprendre avec le blues rugueux d’Elmore James « I Held My Baby Last Night » interprété avec des accents Presley.

 

Dave Gahan SoulsaversSans doute un de me covers favoris du projet, parce qu’il chante à sa manière le Loner sur un mode des plus mélancoliques avec « A Man Needs A Maid » de Niel Young.  Presque chuchoté son hommage à Cat Power à travers l’interprétation de son » Metal Heart » tout comme la lugubre « Shut Me Down » reprise de l’obscur the Birthday Party, tout n’est décidément pas toujours très gai dans la tête de Dave. Délicate, forcément mélancolique et toute aussi obscure composition du Byrd Gene Clark en mode solo « Where My Love Lies Asleep » parue en 71. Co-signée par Chaplin et interprétée par Nat King Cole, cette version de « Smile », comme ne le suggère guère son titre, donne plutôt envie de descendre la boite de Kleenex. Quant au « The Desperate Kingdom Of Love » de PJ Harvey, avec un tel patronyme on ne s’attend pas au fun modèle tour de Grand 8 à la fête foraine… à l’instar du bien nomme « Not Dark Yet » empruntée au Zim sur son album « Time out Of Mind » de 97 qui sonne comme une prière laïque. Enfin ce très long spleen de 12 titres s’achève sur cette version crépusculaire tant elle ralentie du fameux « Always On My mind » de Gwnen McCrae. Et l’on se dit que pour se rattraper le prochain solo de l’ami Dave sera constitué d’un florilège de sketchs de Jerry Lewis, Lenny Bruce, Eddie Murphy et Dave Chapelle…. nnnnnnnnnnaaaaaaaaaannnnnnnn j’rigole 😂

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