BLACK LIGHTNING

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 Black Lightning

Dans la banlieue de Metropolis il y a ce quartier défavorisé baptisé Suicide Slum, situé au sud de la ville. Jefferson Pierce est le proviseur du lycée Garfield, une oasis de culture dans un univers de ghettos où les 100, un gang ultra violent fait sa propre loi face à des représentants de l’ordre impuissants. Pourtant, voici 9 ans un justicier masqué black y faisait encore régner l’ordre. Mais, face aux attaques de la police, BLACK LIGHTNING (la foudre noire) avait renoncé à user de ses super pouvoirs électriques pour imposer la paix. Et s’il était en train de revenir aujourd’hui ?

 

Black LightningEn fait, BLACK LIGHTNING n’est pas né de la dernière pluie. Premier super-héros noir de la BD, il est né en 1977 dans l’écurie DC Comics de Superman et de Batman. D’ailleurs, le terrain de chasse de BLACK LIGHTNING est une banlieue du Metropolis de Klark Kent/Superman ! Diffusé hier soir sur la chaine US the CW, cet inaugural de BLACK LIGHTNING est un événement en soi. Dans la foulée du mouvement Black Lifes Matter et de la tempête diplomatique déclenchée par le Président Américain qualifiant Haïti et les nations africaines de « pays de merde », l’émergence télévisuelle d’un super-héros black est tout sauf anecdotique. D’ailleurs, la plupart des personnages de la série sont afro-américains, ce qui n’est que justice vue le nombre de séries télé où les blacks étaient au mieux carrément minoritaires, voire complètement ostracisés.  Pierce, alias BLACK LIGHTNING, après avoir renoncé durant neuf ans à user de ses super-pouvoirs va devoir reprendre du service. Anissa, sa fille ainée a été arrêtée par la police au cours d’une manifestation contre le gang des 100. Elle est étudiante en médecine et  donne également des cours au Garfield High School, le lycée dont son père est proviseur.  Or ce soir il y a un diner de gala au lycée pour lever des fonds. Jennifer, la sœur cadette s’échappe pour assister à une soirée chez des copains, promettant à Anissa d’être à la maison avant le retour de dad. En fait, elle ne va pas à une boum, mais au sulfureux club 100, affilié au gang du même nom. Et, bien entendu, lorsque dad retrouve ses pénates, fifille n’est toujours pas rentrée. Au club, Jennifer engage la conversation avec un garçon et se retrouve bientôt embarquée dans une embrouille de gang où elle n’a rien à faire. Arrivé au 100, Jefferson Pierce (Cress Williams découvert dans PRISON BREAK) voit sa fille entrainée contre son gré dans un bureau. Un gangster lui annonce qu’elle va devoir faire des passes  à la chaine dans un motel pouilleux, sympa ! C’est alors que toutes les lumières disjonctent et que des éclairs violents trouent les ténèbres.

Désormais black est non seulement beautiful, mais également powerful !Black Lightning

 

Une fusillade éclate, mais BLACK LIGHTNING, malgré lui, est néanmoins de retour. D’ailleurs à la sortie deux flics tentent de le tazer…et par la grâce de son super-pouvoir électrique ce sont les cops qui se prennent la décharge ! Pierce se réfugie chez son vieux copain Peter Gambi (James Remar) qui est également son tailleur. On comprend alors pourquoi il est toujours aussi élégant, tiré à quatre épingles dans ses costumes trois pièces.  « Je croyais que tu avais renoncé à être un héros ? » lui dit il. « Neuf ans », réplique notre héros, « cela fait neuf ans que j’ai arrêté ! ». Et Gambi de lui rappeler que chacune de ses neuf années il lui a dit que cette ville avait besoin de lui. ». Il lui de mande de se souvenir des raisons qui l’avaient poussé à être BLACK LIGHTNING pour aider et défendre les braves gens. Or, la violence des gangs est comme une peste qui infeste la ville. Gambi, qui ressemble un peu à un cousin de l’Alfred de BATMAN, fabrique également le costume de BLACK LIGHTNING dans sa Batcave à lui sous sa boutique. Le super héros n’a plus d’autre choix que de le revêtir, surtout lorsque les gangs s’en prennent directement à sa famille. Avec un track-list entre pur Hip-Hop et classic soul où l’on découvre deux titres de Rome Fortune, le rapper d’Atlanta, suivis d’un titre live de l’anglais Sampha  puis du classique classieux « Walk On By » d’Isaac Hayes, du magique « Ain’t No Love In The Heart of the City » de Bobby Bland. L’épisode s’achève sur le jazzé « A Sign of The Age » de Gil Scott-Heron. Seule exception rock, l’énervé Jack White, avec son « Lazaretto » qui colle parfaitement à l’action de notre BLACK LIGHTNING. Vous l’aurez compris, avec ce premier super-héros afro-américain de l’histoire de la télévision, désormais black est non seulement beautiful, mais également powerful ! Filmée à Atlanta, la première saison de la série comptera 13 épisodes.

 

 Diffusée sur la chaine The CW depuis le 16 janvier 2018

 

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