SIMPLE MINDS LIVE IN THE CITY OF LIGHT

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simple minds 

Voici 30 ans, à la demande de Christian Lebrun, toute la rédaction de BEST including GBD, faisait front commun pour raconter son concert parisien le plus marquant de Simple Minds. En effet, la formation emmenée par Jim Kerr publiait son double LP « Live in the City of Light », enregistré, comme son nom l’indique, dans notre ville-lumière, chez nous au Zénith de Paris qui les capturait au sommet de leur art après la trilogie flamboyante constituée de « New Gold Dream », « Sparkle in the Rain » et « Once Upon a Time », une manière également de remercier ce public hexagonal qui avait toujours soutenu le groupe de Glasgow. Flashback… ( Bien entendu, pour information et comme à l’accoutumée, je ne re-publie que mes propres écrits dans BEST ou ceux de mes ex-collègues mais uniquement et exclusivement à leur demande expresse : NDR)

Jim Kerr by Claude Gassian

Jim Kerr by Claude Gassian

 Rarement avais-je enchainé autant de concerts d’un même groupe sur une seule tournée, mais Simple Minds était une exception. Pour BEST, mais surtout pour « Le Mini-Journal » sur TF1, j’avais filmé au moins deux shows du « Once Upon a Time Tour », interviewé Jim et donc diffusé à la télé les deux reportages consacrés aux Ecossais les plus populaires de toute l’histoire de la musique en France. Car il y avait un réel engouement du public Français à l’égard de Simple Minds. Et le groupe de Jim Kerr le leur rendait bien, offrant chaque soir des concerts d’une rare générosité. Avec les Minds cela fonctionnait dans les deux sens. C’est sans doute ainsi qu’ils avaient su gagner le cœur du public, égalant alors en popularité leurs collègues irlandais de U2. Cette année 1987, Simple Minds était au firmament…promised you a miracle ? Promesse tenue !

 

Publié dans le numéro 230 de BEST sous le titre

LES PARIS DE DE SIMPLE MINDS

16-17 FEVRIER 1986 – PALAIS OMNISPORTS DE PARlS-BERCY

Live in the City of Light

J’avais pourtant déjà vu le film au moins quatre fois. A Lyon, à Avignon, a Grenoble et ailleurs. J’ai déjà rencontré une Américaine qui avait vu 194 fois « Star Wars ». Jim Kerr, Luke Skywalker même combat, j’allais voir les Minds à Bercy comme le happy end défiler sur l’écran de ciné ! Dernière date de la tournée, Paris et Simple Minds ne pouvaient manquer de faire la fête. D’autant que « Once Upon a Time » l’album supersonique sorti à l’automne précédent avait maintenant largement et durablement passé le mur des tympans. Sur les premières mesures de « Waterfront » le POPB décolle comme l’Enterprise du Cpt Kirk sur les guitares de Charlie Burchill et l’énergie pulsée par le batteur Mel Gaynor. Aux commandes de ses synthés Michael Mac Neil trace la route des étoiles, soutenu par le bassiste John Giblin. Quant à Jim, sa chemise blanche trop longue danse avec lui dans les filets tracants du light show modulaire. Ghost-dancer_? Comme une marée d’équinoxe, les bras levés des kids face à la scène s’agitent par vagues successives. A chaque instant, j’ai la sensation que Jim Kerr va sauter comme les plongeurs fous d’Acapulco dans le Pacifique.

Héroïsme et soul fusionnent sur la scène du POPB : Robin Clark -madame Carlos Alomar- la choriste brûlante des Minds agit comme le chocolat chaud sur les profiteroles. Et le rock de Simple Minds caresse la soul de Marvin ! «  Si je ne sors pas de scène complètement vidé, j’ai l’impression frustrante de ne pas avoir tout donné ! », m’avait confié Jim à Avignon. Sans perdre haleine, il nous offre 140 minutes d’un show sensuel et censé. Au fond des yeux bleus du leader des Minds on peut voir une fringale insatiable de liberté et de respect des autres. « Sun City/Dance To The Music », ce soir comme sur toute la tournée, est une dédicace anti-apartheid en faveur d’Amnesty. « Marathon Minds », le show s’étire et repousse les limites de la nuit. Le rock de Simple Minds brille dans l’effort. Ils sont ruisselants lorsqu’ils saluent une dernière fois les frenchies. Les projos blancs vident le POPB. Les lèvres sèches, je regarde une dernière fois la scène et son décor de stores-vénitiens : dire que je commençais tout juste à m’habituer à ce fichu accent écossais !

 

Publié dans le numéro 230 de BEST daté de septembre 1987

 

 

 

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