BAD BAD ACCENT 2… THE RETOUR !

Partager

 

 Bad Bad accent

 

C’était en aout 2015, intitulé BAD BAD ACCENT…ILS OU ELLES CHANTENT EN ANGLAIS ET ON N’Y PIGE QUE DALLE, je consacrais un long édito sur tous ces Français qui s’entêtaient à vocaliser en anglais en massacrant la langue de Shakespeare de la manière la plus sanglante depuis Maurice Chevalier et Line Renaud. Hé bien, devinez quoi ? Trois ans plus tard, comme dans la chanson des Poppys «  Non non non rien n’a changé », des vocalistes camemberts sont toujours aussi désespérément coulants avec l’accent British…mais pourquoi tant de haine pour la langue des Beatles et des Stones ? De CARLA BRUNI à ( toujours hélas) MARINA KAYE, en passant par JAIN, HYPHEN HYPHEN et CATS ON TREES, parmi les plus médiatiques, ils et elles s’entêtent à chanter dans le plus inintelligible anglais, au lieu d’investir une partie de leurs royalties dans un petit  séjour studieux dans une contrée anglo-saxonne et combler ainsi de si graves lacunes linguistiques. Sad sad état des lieux…

 

Inspector ClouseauVoici trois ans, parmi les lauréats francophones de cette compétition du pire accent anglais dans la chanson française (voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/bad-bad-accentils-ou-elles-chantent-en-anglais-et-on-ny-pige-que-dalle.html ), nous retrouvions déjà FEDER, qui se distingue également dans notre palmarès cette année, les disparus FRENCH TOBACCO et CORSON, mais toujours rassurez-vous les HYPHEN HYPHEN et MARINA KAYE dangereux récidivistes de l’anglais en version vache folle espagnole. De petits « nouveaux » réputés et moins réputés s’invitent, cette fois dans notre classement avec NAYA, PART-TIME FRIENDS, KIMBEROSE, MØME et TIBZ.

JAIN JAIN

Mais, tout d’abord, place au trio de mes favorites du genre, avec en tête de cortège, l’inimitable JAIN. Et avec un accent, ou plutôt un manque d’accent comme le sien, on se dit que, décidément, lorsqu’il y a de la JAIN, il n’y a pas de plaisir. Second album de la Toulousaine et je ne pige toujours pas un mot de ce qu’elle chante en anglais. C’est terrible, car les chansons de la jeune femme de 26 ans sont plutôt bien au-dessus de la moyenne nationale, mais cet accent…qui ne passe décidément pas. Et, dans ce cas, pourquoi s’entêter à vocaliser en anglais ? Pourquoi ne pas passer au français où l’on comprendrait ENFIN ce qu’elle veut nous raconter. Finalement, pourquoi ne pas se payer un coach vocal pour prononcer correctement ses textes angliches ? Damned ! JAIN n’a donc pas de manager ou de copain qui puisse le lui expliquer en face to face sans qu’elle se vexe ? Dire que si elle portait autant d’intérêt à l’anglais que pour son apparence, là, pour le coup cela serait véritablement « Alright » ! Et, au lieu de se contenter de rafler des disques d’or en Pologne ou en Belgique, elle aurait peut-être une chance de s’imposer en Angleterre, aux USA ou pourquoi pas en Australie !

CARLA BRUNI

carla-bruni

Seconde lauréate, CARLA BRUNI avec son dernier album baptisé « French Touch ». Composé exclusivement de reprises, le disque paru en 2017 a été suivi d’une « tournée mondiale »…des expats français nostalgique du Sarko-show. Dommage, car lorsque l’ami Louis Bertignac était aux commandes, la musique de Carla Bruni était d’une toute autre trempe. Mais là…assassiner de la sorte Depeche Mode « Enjoy the Silence », Lou Reed « Just a Perfect Day », AC/DC-non mais allo quoi !!!- « Highway to Hell » ou encore les Stones « Miss You », ce sont autant de crimes de lèse-majesté pour le coup. Déjà, avec le coté chanteuse-camomille de la Bruni on n’est pas au top, mais là avec le choix de l’anglais, c’est le double effet Kiss Cool…mais à l’envers, une double peine, en quelque sorte. Même remarque que pour les autres : pourquoi ne pas avoir bossé six mois comme « au pair » dans une famille américaine avant de se livrer à un tel jeu de massacre linguistique.

 

 

 

 

MARINA KAYE

 MARINA KAYEElle était déjà la perle de mon premier BAD BAD ACCENT, voici MARINA KAYE, qui s’appelle autant Kaye que moi McCartney, de retour et, on peut être rassuré, son accent anglais n’a fait l’objet d’aucune update.  Elle n’y a même pas consacré un « devoir de vacances », c’est dire ! Intitulé « Explicit » et joyeux successeur de « Fearless » qui a révélé la jeune marseillaise dans la foulée de la télé-réalité de M6 « France has an incredible talent »…non, je rigole, ce second album pèche toujours autant par son anglais si approximatif  que Sherlock Holmes n’y retrouverait pas sa pipe. Et là aussi, en écoutant son single « Something » on se retrouve à un croisement d’Adéle et de De Funés vociférant de l’anglais dans « Les grandes vacances », c’est désaltérant comme du champagne avec des glaçons… mais cela ne passe pas. Same player shoot again avec « Miror Mirror » et « On My Own» même si les compos ne sont pas mal, on se focalise sur le vilain accent  qui vient tout gâcher. What a fucking waste, comme on dit de l’autre coté de la Tamise.

HYPHEN HYPHEN

 HYPHEN HYPHENAutres revenants du classement précédent et toujours aussi inintelligible dans la langue de Shakespeare, ce sont les HYPHEN HYPHEN. Et toujours le même constat : la musique est vraiment pas mal, le look inspiré et original et again seul l’accent pourrave vient tout moisir. Pourtant, sur sa page Wikipedia, on rapporte que la chanteuse est censée avoir bossé avec le coach de Beyoncé. N’aurait elle pas mieux fait de s’offrir un petit séjour linguistique à Brighton, par exemple. A l’écoute de leur petit dernier « Like Boys » on ne pige absolument rien de ce qu’elle chante et à la limite cela serait plus drole si Hyphen Hyphen à l’instar des Cocteau Twins avait inventé son propre idiome constitué d’onomatopées. Là c’est pire que tout, désespérant comme un discours d’Anne Hidalgo en anglais…c’est dire le niveau atteint. Quelle loose, car again and again, la zique est loin d’être à chier et c’est encore l’accent qui nous plombe jusqu’au fond de l’abime.

FEDER

FederAprès les leaders de l’anglais en version vaca espanola…voici le peloton de tête des seconds couteaux. Et commençons par une vieille connaissance : FEDER. D’abord avec « Breathe » puis avec « Blind», le DJ de Biot rate à nouveau l’occasion de se dénicher des vocalistes fluents in english et du coup cela ne passe pas, comme un Eurostar bloqué dans le tunnel sous la Manche un jour de grève de la SNCF.

 

NAYA

NayaNext avec NAYA et son « Girl on the Moon  , encore hélas un produit issu de la téléréalité télévisuelle qui tourne mal en anglais. Même constat, avec un tout petit effort sur l’accent, cela ne serait vraiment pas si mal, mais la mispronunciation vient again tout fucked upper.

 

 

PART-TIME FRIENDS

PART-TIME FRIENDSSame story avec le duo PART-TIME FRIENDS, from Aix en Provence. Comme la plupart des vocalistes pas trop assurés coté accent British, Pauline the singer a tendance à…miauler en chantant, croyant ainsi mieux faire passer la pilule amère. Hé bien non, il n’en est rien. L’accent camembert de disparait pas aussi aisément sans avoir pris le temps de vivre au moins six mois dans une contrée anglophone. Dommage pour leur cool « Here We Are » qui méritait mieux.

 

KIMBEROSE

KIMBEROSEMême cause, mêmes effets que pour Marina Kaye chez KIMBEROSE et, malgrè le coté soul cool, la prononciation approximative constitue un sacré frein pour devenir Amy Winehouse 2. Pourtant, née d’un père anglais et d’une mère ghanéenne, elle a vécu jusqu’à ses 12 ans à Londres. Ce sont sans doute ses années françaises qui ont ruiné son accent d’Oxford sur son joli « I’m Sorry ». !

 

 

MØME MØME

Encore un méridional à l’improbable prononciation,MØME, un type de Nice et sa chanteuse Merryn Jeann qui miaule pour faire un genre d’accent pas vraiment conforme à l’étiquette made in England …oh my god !

CATS ON TREES

CATS ON TREESIdem pour les Toulousains CATS ON TREES où, à l’écoute de l’accent de la chanteuse Nina, qui vient tout ruiner, on se dit que les chats, dans le fond, auraient mieux fait de rester sur leurs arbres, au lieu de se nicher dans la gorge et de la faire chanter comme l’inspecteur Clouseau de « La panthère rose ».

 

TIBZ

TIBZEnfin, on touche le fond du fond de « l’angliche » façon escargots de bourgogne à l’ail avec TIBZ, qui nous vient de Périgueux, propulsé par son « Nation ». D’abord en français, folkeux en fils caché de Cabrel, tout se corse hélas dans le refrain, chanté en anglais et sans être passé par la case obligatoire de Babbel.com. Redoutable erreur, my dear Tibz ! Rendez-vous à l’année prochaine pour notre nouvelle collection BAD BAD ACCENT…

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.