Afroman avait raison sa vidéo de la descente illégale des flics chez lui ne les diffamait pas
Breaking news : l’allumé de « Because I Got High » n’est pas si azimuté qu’on pourrait le croire puisqu’Afroman remporte son procès en diffamation contre la police concernant sa vidéo virale « Lemon Pound Cake » où il utilise entre autres les images de la descente de Police illégale chez lui. En effet un juge a débouté de leur action les officiers de Police qui voulaient interdire le clip d’Afroman. Le rapper a argumenté au tribunal que si les agents n’avaient pas « fait une descente injustifiée » chez lui en 2022, les images les montrant, filmés par son système de vidéosurveillance, n’existeraient pas. CQFD !
Gonzomusic vous en parlait déjà en mars 2023 ( Voir sur Gonzomusic Afroman le chanteur de « Because I Got High » poursuivi par les policiers qui ont perquisitionné chez lui… et vice versa !) l’allumé Afroman avait alors été innocenté après que plusieurs policiers de l’Ohio ont intenté un procès pour avoir utilisé des images d’une descente de police à son domicile diffusées dans une série de clips musicaux moqueurs. Des policiers avaient enfoncé la porte du rappeur américain en 2022 dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue et un enlèvement, mais cette descente n’avait donné lieu à aucune inculpation. Son épouse avait filmé la scène, qui avait également été enregistrée par les caméras de sécurité de la maison. Afroman, surtout réputé pour son fameux de 2000 « Because I Got High », a utilisé ces images dans des vidéos virales qui ridiculisaient les agents, renversant ainsi ce qu’il considérait comme une atteinte à sa vie privée. Le clip de son titre « Lemon Pound Cake » s’inspirant du fameux « Under the Boardwalk » des Coasters montrait un Sherif adjoint qui semblait lorgner sur un gâteau dans la cuisine, tandis qu’une autre vidéo remettait en question le genre et la sexualité d’une agente. Le premier titre compte actuellement plus de 3,6 millions de vues sur YouTube, tandis qu’une autre chanson parodique intitulée « Will You Help Me Repair My Door » en a enregistré plus de neuf millions.
Sept adjoints du shérif l’ont poursuivi pour diffamation à la suite de la publication de ces vidéos, mais un jury s’est désormais rangé du côté du rappeur haut en couleur, à l’issue d’un bref procès de trois jours.
« On a réussi, vive l’Amérique ! Ouais ! On a réussi ! Liberté d’expression ! » s’est exclamé Afroman devant le tribunal de l’Ohio, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux après le verdict. Il y apparaît vêtu d’un costume aux couleurs du drapeau américain (rouge, blanc et bleu).
« Toute cette descente était une erreur », a-t-il déclaré au tribunal, selon BBC News. « Tout cela est de leur faute. S’ils n’avaient pas effectué une descente injustifiée chez moi, il n’y aurait pas eu de procès. Je ne connaîtrais pas leurs noms. » Ils ne seraient pas sur mon système de vidéosurveillance, il n’y aurait pas de chansons, rien. »
Les policiers ont réclamé 3,9 millions de dollars (2,9 millions de livres sterling) de dommages et intérêts pour « humiliation, ridicule, détresse mentale, embarras et atteinte à la réputation », mais le rappeur a fait valoir qu’il avait le droit, en vertu de la Constitution, de critiquer les fonctionnaires.
L’un des principaux points de discorde concernait la sortie d’une chanson suggérant qu’Afroman avait eu une relation sexuelle avec la femme de l’un des agents, Randolph Walters Jr. « Cela m’a causé une immense souffrance », a déclaré Walters Jr. « Je suis avec cette femme depuis le collège, j’espère qu’elle n’a pas fait ça. Mais vous savez, une fois que quelqu’un diffuse ça pour s’amuser et se divertir, c’est là, et c’est un problème. »
Walters a déclaré que son enfant avait été humilié à l’école à cause des publications d’Afroman et était rentré à la maison en larmes. L’avocat des flics, Robert Klingler, a déclaré à la cour que le rappeur avait « propagé des mensonges intentionnellement » à propos de ses clients.
De son côté, l’avocat du rappeur, David Osborne, a rétorqué que les fonctionnaires ne pouvaient pas utiliser les tribunaux pour « faire taire » les critiques simplement parce qu’elles heurtaient leur sensibilité.
« Je suis désolé qu’ils ressentent cela, mais en tant que fonctionnaires, il y a certains devoirs à assumer. »
La messe est dite : Afroman 10 / Police 0 !
