VICTOIRES ET POUR UNE FOIS CE NE SONT PAS LES DÉBOIRES DE LA MUSIQUE

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Victoires

 

Pour une fois, nos oreilles ont non seulement échappé au pire, mais surtout les lauréats de ces 33éme Victoires de la Musique sont, dans leur écrasante majorité, de véritables « artistes » et non pas des cochons d’Inde de téléréalité, des rappeurs variéteux ou des clones 21éme siécle de Sylvie Vartan ou de Michel Sardou et c’est un réel soulagement. MC Solaar, Charlotte Gainsbourg, Orelsan, Daho et les « révélations » de qualité tels Gael Faye ou Juliette Armanet ont raflé tous les trophées, mettant qualitativement la barre au plus haut. Seul bémol, on s’est tout de même coltiné en présentatrice la Bürki et ses misérables vannes à deux balles…

 

Orelsan Une pensée émue d’abord pour les infortunés « invités showbiz » de la Scène musicale, obligés de se fader la fade Daphné Bürki durant des heures de direct, sans pouvoir librement soulager sa vessie ou son ennui, au risque de perturber le direct TV. C‘est dans ces moments-là que, malgré mes 40 années de critique musicale, je bénis la chance de ne pas figurer sur leur liste de professionnels invités et de pouvoir ainsi aller pisser quand cela me chante et zapper quand je juge cela par trop insupportable.  Voici deux ans, la programmation de Nathalie André avait fait des merveilles, en sélectionnant tous les « vieux » qu’on aime ( voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/30eme-victoires-de-la-musique-des-vieux-quon-aime-vraiment-bien-des-jeunes-moins-cons-qua-lordinaire-et-pour-changer-une-bonne-programmationwaw.html ).Par contre, l’an passé, nous avons eu droit à une véritable catastrophe industrielle sonique, en se tapant grosses pouffes lauréates et comètes musicales déjà disparues avant même d’être arrivées ( voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/defaites-de-la-musique-vs-grande-mamie-awards-bonnets-blancs-et-blancs-bonnets.html ). En 2018, chez les vainqueurs, donc, pas de Vianney tisane camomille, pas de Black M merdique, pas de Jul en danse des canards rapologique, pas de Claudio Capéo/Yvette Horner transsexuel, pas de Lartiste non artistique, pas de Soprano Henry Dés hip hop, pas de Jain qui devrait d’urgence reprendre ses cours d’Anglais, avant de vocaliser comme une vache du Middlesex, pas de LEJ déjà tombées aux oubliettes , pas de Biolay détrousseur de sépultures de Gainsbourg ni du superflu Julien Doré…nada…peanuts…quel soulagement ! D’abord, coté musiques urbaines/ rap le niveau s’est révélé atmosphérique avec l’excellent Orelsan qui rafle TROIS FOIS le jackpot en tant que : « Artiste masculin de l’année » (écrasant l’infâme Soprano et le bon vieux Lavilliers), « Album de musiques urbaines de l’année » et enfin « Clip de l’année ». Coté « Artiste féminine de l’année », quel bonheur et quelle émotion de voir Charlotte Gainsbourg consacrée avec son album, certes un peu sombre, mais si émotionnel, où elle exorcise en elle les insupportables disparitions de son papa Serge et sa sœur Kate Barry ,sans oublier de remercier au passage sa famille, sweet Jane en tête. Coté « Révélation de l’année », même si Juliette Armanet en nouvelle Véronique Samson a raflé a mise, le niveau des challengers était cette fois abyssalement élevé avec l’imparable duo helvéte Aliose et le craquant électro kid surdoué Petit Biscuit : les trois auraient carrément mérité un ex aequo.

Les textes de présentation de Daphné Burkï si fats et si stupides ont sans doute été rédigés par une équipe de choc mixte Wikipedia et Almanach Vermot

Daho

Même combat pour la catégorie « Révélation scène de l’année » où les trois artistes nominés méritaient également chacun un :  le brillant et funky lauréat Gael Faye, mais également ses challengers la charismatique Fishbach ( voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/dix-manches-et-la-belle-des-trans.html ) et l’incroyable Eddy de Pretto qui a interprété une version chair de poule du « Premier jour (Du reste de ta vie) qui a fait couler la larme à l’œil du GBD trop heureux de voir son vieux camarade Daho récompensé d’une Victoire pour l’ensemble de sa carrière. Idem, sublime version par Juliette Armanet de « Des heures hindoues ». Par contre, nous aurions pu faire l’économie d’une version chewing-gum de « Week end à Rome » par les transparents BB Brune. Autre victoire méritée, celle du come-back de Claude MC avec son « Géopoétique » écrasant les roupies de sansonnet chuchotées par les superflues Brigitte. « Album rock de l’année » pour les vétérans Shaka Ponk, magnifique retour en grâce pour le inoxydable classieux Dominique Dalcan en tant qu’ « Album électronique de l’année », récompense méritée aussi pour les  petits Big Flo et Oli qui remportent « La chanson originale de l’année » avec « Dommage » sur le thème pourtant touchy de la violence faite aux femmes et cela bien avant que n’éclate toute l’affaire Weinstein, faisant au passage joyeusement mordre la poussière à Kyo, Louane et Soprano…qui mériteraient,du coup de prendre leur retraite, pour le plus grand bien de nos tympans. M se voit récompensé par “L’album world de l’année” au détriment d’Amadou et Mariam qui l’auraient grandement mérité…too bad ! Cependant, je vous l’ai dit, avec cette 33 éme cérémonie des Victoires, nous avons néanmoins échappé à la catastrophe…à la seule exception, hélas, de l’omniprésente présentatrice Daphé Bürki en Daniela Lombroso revisitée, dont les textes de présentation si fats et si stupides ont sans doute été rédigés par une équipe de choc mixte Wikipedia et Almanach Vermot, nous faisant quasiment regretter l’anorexique Virginie Guilhaume comme on tombe de Charybde en Scylla…c’est dire !Claude MC

 

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2 réponses

  1. berard michel dit :

    Gael Faye vu il y à déjà un an à la médiathèque d aix et c’etais énorme, en rappel il demande s’il y avait des hi hopeurs (euses) , et hop 30 mn de rab ou confirmes et débutants tapent le boeuf en freestyles avec Gael , accompagné à la volée par son dj et inspiré pianiste. Superbement généreux, en sortie du show il nous convie à le rencontrer pour signer son livre pour ceux qui l’avait dans les poches .

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