BREAKING ( HEART ) NEWS: VANITY S’EST ETEINTE CETTE NUIT EN CALIFORNIE

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Vanity 6

Elle n’avait que 57 ans, Denise Katrina Matthews alias Vanity s’est éteinte cette nuit dans un hôpital Californien de Fremont. C’est son ex-collègue de suite princière Sheila E qui a annoncé la triste news sur son Twitter. Protégée de Prince qui lui avait inventé un groupe rien que pour elle, Vanity était sans doute la plus jolie femme avec Catherine Deneuve que j’ai jamais interviewée.  Mais elle comptait également parmi les plus perturbées.Tristes séquelles de ses années d’addiction au crack durant les 90’s,  suite à une overdose Vanity souffrait d’une grave insuffisance rénale. Elle venait récemment d’être hospitalisée pour des problèmes abdominaux. Mon coeur saigne de voir ainsi partir cette craquante jeune femme, aussi allumée qu’allumeuse, qui rêvait de faire l’amour au sommet de la tour Eiffel. Désormais, seuls les anges partageront les faveurs de la belle Vanity. So long sweet baby doll…miss U so much already pretty baby !

 

 

En septembre 1985, pour le magazine BEST, je menais l’interview la plus torride de toute ma carrière de critique-rock avec Vanity, l’ex-égérie irrésistible et diaphane de Prince, avant que cette grosse vache d’Apollonia ne lui pique son rôle à l’écran dans « Purple Rain ». 30 ans plus tard, la Belle Vanity a remplacé les scènes rock par des autels d’églises évangélistes…pas du tout le même trip ! Sexy Gonzo flash-back anyway.
Assis côte à côte sur un canapé de palace parisien, Vanity n’est guère avare de confidences. Avec ses armes de séduction massive, la Belle canadienne parfaitement conscience de son pouvoir sur les hommes en use et en abuse à sa guise. De son vrai nom Denise Matthews, elle a su subjuguer Prince croisé aux American Music Awards cinq années auparavant. Ce dernier la convie alors dans son fief de Minneapolis et pour ses beaux yeux invente de toutes pièces le groupe Vanity 6 – 6 comme les trois paires de nibards des trois chanteuses du groupe !- qui publie son premier LP éponyme dont le hit « Nasty Girl » servira de révélateur photographique à l’entêtante Denise. Mais hélas, Vanity veut voler de ses propres ailes. Elle se brouille avec Prince, qui recycle alors les chansons de son futur second album chez Apollonia. Vanity démarre une carrière solo discographique et entame ses premiers rôles au cinéma, dont ce « Dernier Dragon », premier film de l’éphémère studio Motown. Hélas, trois fois hélas, le succès ne sera pas au rendez-vous malgré plusieurs albums enregistrés, la jolie Vanity ne décrochera plus jamais les étoiles. Elle tombe alors dans la dope et devient accro au crack. À deux doigts d’y rester, elle succombe à une autre drogue dure : la religion. Désormais évangéliste convaincue, elle ne fréquente plus désormais que les scènes…des églises ! What a waste !Vanity 6

Heureusement, il reste des souvenirs comme cette interview à Paris où elle m’a allumé grave. Le soir même, elle dinait avec mon autre boss de l’époque à Actuel et Nova, le regretté Jean François Bizot. Et même Jean François n’a pas réussi à se la faire et ce n’était sans doute pas faute d’avoir essayé. Maigre consolation pour GBD !

VANITY, LA PREMIERE DRAGUEUSE !

 

Relativement sage sur l’écran du « Dernier Dragon » (The Last Dragon), la torride Vanity reste sans rivale pour faire imploser les téméraires reporters. Attention, quand la tension monte, rappelez-vous que ce n’est qu’une interview!

O miroir de l’électronique, moniteur trinitron vidéo, dis-moi tout de go, en définition 619 lignes, quelle est la plus jolie-jolie, la plus sexy, la plus bandante, la plus-plus de toutes les créatures? Et le géné-titre de l’ordinateur imprime sa réponse sur l’écran bleuté: V.A. N.I.T.Y … Vanity?

But who’s Vanity?

Ex-compagne de Prince – elle a tenu, dans la vie, le rôle joué par Apollonia Kotero à l’écran dans « Purple Rain » -, ex-leader des girls de Prince au sein de Vanity 6, la Belle vole désormais de ses propres ailes diaphanes. Après un premier album Motown, la voici princesse de conte de fées moderne au cinéma dans « Le Dernier Dragon », le tout premier pari cinématographique de Berry Gordy, le grand manitou du fameux label sus-cité. Ah, charmante Vanity, comment effacer ton image de ma mémoire? Notre première rencontre date de 82 à LA. Tu étais aux côtés de Prince et moi, je ne voyais que toi. Plus chasseresse que Diane, plus BB que Brigitte, plus drôlesse que Barbarella, plus coquine que Lolita, tous les caractères de ma machine ne suffisent plus pour croquer ton portrait. Étonnante Vanity, ton charme déborde comme le champagne brut de la coupe. On dit qu’il n’y a pas loin jusqu’aux lèvres, m’inviteras-tu dans ton boudoir pour me livrer tes secrets?

Petit animal, Vanity cultive la sensualité comme d’autres excellent à créer de nouvelles variétés de roses psychédéliques. Assis à ses côtés, sur un canapé rococo, je bois à son sourire comme à une fontaine de Coca. Je sais, attention délire! Mais comment se concentrer sur un entretien lorsque l’interviewée est plus torride qu’une éruption de l’Etna ?

LA BELLE

Vanity

 

Son genou contre le mien, je laisse son regard doré me dévorer. Les VU-mètres de mon magnéto Nagra en sont encore tout retournés:

« Bonjour, comment ça va? Je t’aime tellement mon chéri, je voudrais te manger tout cru des pieds à la tête. ( tout cela en français, en plus !).

Je ne savais pas que tu pratiquais le français?

Oh il me reste quelques souvenirs du lycée. Et puis, j’avoue que j’aime assez les petits Français

 

Oh … je vois, une telle proposition ne se refuse pas. Okay, je me sacrifie. Bon appétit Vanity.

(rire cristallin) Ah ah ah.

Heu … parlons un peu de ton premier album solo « Wild Animal » ?

En fait, j’en suis responsable à 50 %. J’ai travaillé avec Bill Wolfer. Moi j’ai fait les textes et les mélodies et Bill a signé la musique et les arrangements. Nous avons produit l’album ensemble. Bill a déjà travaillé sur Shalamar et il a souvent mis ses claviers au service de Michael Jackson et de Stevie Wonder. J’ajoute que ce type est un véritable petit génie.

Adieu donc Prince et ta période Vanity6. Au fait, qu’as-tu fait du 6?

Le 6, je l’ai tout simplement liquidé … Énoncé de la sorte, on dirait un polar. Disons que le 6 est allé voir ailleurs si le ciel était aussi bleu et Vanity s’est fait la belle. J’avais besoin de m’exprimer. Pour respirer, il fallait que je tente une carrière solo. Mon départ du nid de Minneapolis n’est pas une rupture, c’est juste une preuve de maturité. Crois-moi, il me reste un tas d’amis là-bas. Mon départ du gang est plus professionnel que sentimental. Mon amour n’est peut-être plus à Minneapolis, mais il reste mon amitié.

C’est gentiment dit. En tout cas, du côté musique, si tu as appris la fusion avec le Kid, tu as su l’adapter à ta manière.

Je ne crois pas avoir tout à fait le « Minneapolis Sound ». Mon attitude a changé et Bill n’y est pas tout à fait étranger. Lui n’a pas subi l’influence de Prince, mais plutôt celle de Wonder et de quelques autres qui lui donnent un son international, du moins je l’espère.

DENISE

Vanity Pourtant, tout comme Prince tu mélanges le rock, la soul, le folk, le sexe et bien d’autres choses encore.

Absolument, je m’allume à toutes sortes de musiques speedées, mais je ne renie pas le classique.

Okay … merci, ce sera tout. On reste bons amis. Adieu Vanity.

Arrête… je suis sérieuse. Je peux craquer de la même manière sur une tribu africaine ou un chanteur jap.

En fait, tu as des goûts aussi mélangés que tes origines:

Oui, ma mère est allemande avec du sang juif et mon père est black avec quelques ancêtres comanches.

Énigmatique Vanity, quel est ton nom de famille? (Wikipedia n’existait pas à l’époque 😉 )

Ça, je ne le dis jamais, mais ça n’est pas un nom français. Par contre, je peux te révéler mon véritable prénom et ça va te faire rigoler, car on ne peut pas faire plus Français: Denise. Mais plus personne ne l’utilise.

Vanity, ça n’est pas mal non plus.

C’est le nom que je préfère, Prince l’a trouvé pour moi.

Il te colle à la peau, on va dire.

Il me rappelle surtout ces vieux prénoms comme Marlon ou Désirée, des prénoms qui avaient de l’âme.

Lorsque j’ai interviewé tes consœurs d’Apollonia 6, j’ai tenté vainement d’évoquer le racisme. J’ai pourtant l’impression que Prince a joué les Che Guevara en ouvrant aux noirs les médias rock jusqu’alors réservés aux blancs. Tu es peut-être américaine avant d’être noire, mais que penses-tu de tout cela?

De toute façon, j’ai un passeport canadien. Je t’ai dit tout à l’heure que j’étais de toutes les couleurs et je n’ai pas oublié qu’il ne m’a pas été facile de grandir ainsi. Lorsque j’étais petite, j’étais dans une école où il n’y avait que des blancs. C’était en Ontario, à Niagara Falls, les chutes vues du côté canadien.

Ah, c’est drôle. Gamine, tu jouais sur le Rainbow Bridge (pont-frontière entre les USA et le Canada) ?

J’ai travaillé sur ce pont pour me faire de l’argent de poche. J’ai même bossé au département location de cirés pour les pékins qui veulent voir les chutes de plus près. Tu sais, les célèbres cirés jaunes comme celui que porte Marilyn Monroe dans le film « Niagara ». En tout cas, à cette époque la vie n’était pas facile pour moi. Mais j’ai l’impression que ça s’arrange et c’est super. Les gens ouvrent leurs oreilles et deviennent pIus positifs sur le terrain du racisme, c’est le seul moyen de le faire reculer. Quand j’étais à l’école, la plupart des mômes se laissaient intoxiquer par leurs parents et leurs préjugés Les mômes eux, ils ne savent pas, ils se fichent pas mal des différences de couleur de peau à condition que les parents ne s’en mêlent pas. Souvent les gosses me disaient: « Ma mère m’a interdit de te parler, car je ne dois pas parler aux nègres ». Aujourd’hui, c’est une attitude inconcevable, heureusement

ALLUMEUSE

Vanity Et tes chansons? « Pretty Mess », par exemple. La frontière y est mince entre sensualité et vulgarité, comment fais-tu?

La différence est énorme, c’est comme une peinture de Michel Ange ou de Léonard de Vinci. Lorsque tu observes leurs nus, ils n’ont rien d’obscène. Ce qui détermine la différence c’est le feeling et les motivations

Peut-on choquer Vanity?

Oh, en général je suis plutôt celle par laquelle le scandale arrive. J’adore provoquer les gens, ça m’a toujours amusée. C’est comme mes textes, on m’a demandé « pourquoi écrire des trucs pareils? ». Je leur réponds que ça sort ainsi de ma tête, c’est naturel chez moi. Je ne veux pas tricher ou me castrer.

Tu as le temps de vivre tous tes fantasmes?

Je fais de mon mieux pour les réaliser.

Il t’en reste?

Oh des tonnes. Et je présume que tu veux en connaitre au moins un, pas vrai?

Bien sûr, au moins un.

J’adorerais faire l’amour au sommet de la Tour Eiffel, une douce nuit d’été. On commencerait par un diner aux chandelles bien entendu. Je suis assez romantique, j’ai même un côté rétro: en fait, je suis la femme d’un seul homme.

Pourtant, rien ne semble te choquer.Je t’ai raconté tout à l’heure que j’avais chroniqué ton album en écrivant que la première chose à faire avec toi était de te renverser sur la table ou le divan le plus proche pour te prendre.

C’est Super! Moi je trouve cela très mignon. Il en faut bien plus pour réussir à me choquer. D’ailleurs pourquoi le serais-je? J’écris des textes qui sont tout aussi pimentés, mais ne raconte-t-on pas que ceux qui écrivent beaucoup sur ce sujet le pratiquent en fait très peu? Pendant les neuf mois d’enregistrement de l’album, je n’ai pas pu faire l’amour. C’est fou, mais je ne me sentais pas disponible; j’ai du mal à vivre une relation forte tout en me concentrant sur mon boulot D’ailleurs, je n’ai jamais couché avec un homme que je n’aimais pas… en tout cas pas une seconde fois. Pourtant, j’adore jouer avec les hommes, titiller leur sexualité. J’aime le flirt poussé, mais souvent ça n’est pas très sérieux. Je suis très démonstrative, mes amis me traitent d’allumeuse, ont-ils vraiment tort?

Dans le film de Michael Schultz, « The Last Dragon », tu n’es pas d’une sexualité débordante… 

The Last DragonC’est une féérie pop, un rêve d’ado des années 80 un peu à la manière de « StarWars ». C’est le premier film de la Motown et il parait qu’il est assez réussi. Moi je m’y suis beaucoup amusée, car je chante et je danse, mais j’ai une trouille d’enfer, car c’est mon premier vrai film.

Je présume que tu ne joues pas le rôle du dragon. Comment s’appelle ton personnage?

Laura. Mais si ça t’excite, je peux faire le dragon! Dans le film, Laura tombe amoureuse d’un petit dieu des arts martiaux, Bruce Leroy. Elle est Vidéo-Jockey à la télé et son show culmine au top des sondages. Elle chante, elle danse. Laura est victime d’un enlèvement et il lui arrive toujours tout un tas de trucs. Heureusement son superman kung-fu tombe toujours à pic pour sauver la belle. « The Last Dragon » c’est un peu James Bond au pays de Peter Pan. C’est aussi un film extrêmement drôle.

Aurais-tu aimé être une James Bond girl?

On me l’a proposé il n’y a pas si longtemps. Mais ça ne me fais pas rêver, même si j’ai longtemps déliré sur James Bond. Waooo, les filles aux gros seins et tout. De toute façon, moi je n’ai décidément pas assez de mamelles.

Quelle est la pire question qu’un journaliste t’ai posée?

Tu sais, en général, tes confrères ne sont pas téméraires. Crois-moi, je le regrette, car les interviews seraient sans doute plus drôles s’ils osaient me poser les véritables questions qui leur allument la tête. Quelque part je suis un peu folle, une sorte de mec manqué. J’ai vécu dans toutes ces villes différentes: New York et sa folie, Tokyo, Minneapolis. Vanity, c’est une extravertie. Elle fonce et réfléchit ensuite, alors je saute à pieds joints dans la vie en espérant ne pas me planter.

Une question idiote, Vanity; quel est l’endroit le plus insolite où tu aies fait l’amour?

Facile, c’était dans un parking souterrain. Un orgasme dans un garage, c’est un son tout à fait insolite avec l’écho. Je crois que je l’utiliserai un jour dans une de mes chansons. C’était à Los Angeles, au cœur de la nuit. Il m’avait allongée sur le capot d’une auto. Ah ce son! Je criais de plaisir et en même temps je savais que n’importe qui pouvait nous surprendre. C’était si excitant, le contact du métal et de nos corps et l’écho qui se jouait de notre jouissance. Dans le lointain, j’entendais les sirènes de police. Si j’utilise cette histoire un jour dans une chanson, ce sera comme un film pour les oreilles

L’ECOLE EST FINIE

Vanity & PrinceC’est surtout ce côté sexe qui vous liait, Prince et toi?

Disons que nous partagions une même passion pour la sensualité. Mais il était encore plus présent musicalement. Tu sais, au début avec Brenda et Susan nous n’étions guère brillantes. Prince nous a aidées, il nous a dirigées comme il contrôle de manière très étroite tous les projets du « Minneapolis Sound ». Prince est un toxico du studio, il y passe ses nuits et sa vie: d’ailleurs en ce moment même, je parie qu’il pianote sur un clavier ou une console de studio.

Il paraît que si l’on interroge la SACEM américaine, le BMI ou l’ASCAP, tous les titres de Time ou d’Apollonia 6 sont en fait crédités Prince Roger Nelson?

Heu … ça ne me surprend pas.

Et ce fameux Jaimie Starr, la figure énigmatique qui produit tous les disques sauf ceux de Prince, puisqu’il signe lui-même tous ses albums, c’est aussi Prince Roger Nelson, n’est-ce pas?

Pourquoi ne pas avoir posé cette question à Sheila E ou à Apollonia, puisque tu les as interviewées?

Je l’ai fait.

Et qu’ont-elles répondu?

… que Jaimie Starr était un respectable vieillard aux cheveux argent, tu parles!

Okay, le Père Noël, Prince ou Santa Claus ! C’est drôle, mais quelle importance! Moi ça ne m’a jamais dérangé que Prince m’aide sur tel ou tel truc, au contraire. Je ne me suis jamais dit, oh God, Prince m’assiste trop, pitié j’étouffe. J’étais totalement inexpérimentée à mon arrivée dans le Minnesota et en repartant j’avais appris une foule de choses. C’est comme si j’étais allée à l’école. Aujourd’hui, l’école est finie et Vanity est une femme libre et responsable. »

 

Vanity

 

Libre et même libérée; Vanity m’en aura fait voir de toutes les couleurs. Son regard, son sourire bien sûr et sa sensualité animale piquent les sens. Vanity est aussi un brin exhibo: nue sous sa robe largement échancrée, tout au long de la conversation elle m’a dévoilé alternativement son sein gauche et son sein droit, au fil de ses mouvements. Faussement candide, Vanity jouait au chat et à la souris et je tenais indubitablement le rôle du rongeur. Vanity est une allumeuse, ne l’a l’e Ile pas avoué ? Lorsqu’elle répond à mes questions, sa main effleure mon bras ou ma jambe et je serre le poing sur mon micro. Cette fille est si grave que je me sens écartelé entre l’idée de fuite et le viol qualifié. Je n’ai jamais rencontré de bombe aussi allumée. Dommage que Laura son personnage du «Dernier Dragon » soit aussi asexué. Sur l’écran, j’ai du mal à reconnaitre ma Vanity, transformée en chaste princesse d’une fable vidéo. Le film est drôle et divertissant, mais on croirait pourtant voir une autre Vanity. Quel contraste entre ses chansons divinement lubriques et les petites moues chastes de Laura! Où sont passés les rêves humides, les orgasmes répétitifs, l’état d’homme-objet qui emplissent ses disques? Lorsqu’elle se paye les mecs ou simplement leur tête, c’est pour jouer les Casanova aux cuisses résiliées et c’est sacrément bandant. Disciple du Prince de Minneapolis, Vanity projette une terrible image sexuelle. En 85, elle représente sans doute le plus bel objet du désir. Quand elle m’a quitté, ses lèvres ont effleuré les miennes; j’en garde encore un goût fruité. Drôle de dragon, quand même !

 

Publié dans le numéro 206 de BEST daté de septembre 1985BEST 206 small

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