The Who ont porté « My Generation » au zénith

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The Who

Je n’avais pas vu les Who sur scène depuis…Mars 76 et leur concert au mythique Pavillon de Paris. Quatre décennies plus tard, presqu’au même endroit,  j’ai retrouvé Daltrey et Townshend à ma grande surprise dans une forme olympique, comme si toutes ces années n’avaient pas compté.

 

The Who au zenithHier soir, le Zénith était un immense sauna qui avoisinait les 40 degrés Celsius. Mais pour retrouver un des groupes dont la longévité et la légende rock pèsent autant que celles les Stones, dans la relative intimité d’une salle de moins de 6000 places, cela valait relativement le coup de suer quelques litres et de mouiller sa chemise au sens propre…enfin, si l’on veut, car depuis l’interdiction des joints et des clopes la fumée ne masque plus les odeurs…hélas ! En attendant que Roger Daltrey et Pete Townshend investissent la scène, le groupe nous offre un joli diaporama sur écran géant, retraçant l’épopée hors norme de ces kids d’East London, au tournant des 60’s. Les portraits des deux membres fondateurs partis trop tôt défilent de manière nostalgique; l’allumé batteur Keith Moon, éternel Uncle Ernie, mort le 7 septembre 1978 d’un abus de Heminevrin, un somnifère qui devait l’aider à décrocher de l’alcool, à la veille de la sortie du LP « Who Are You » et le bassiste taiseux mais débonnaire John Entwisle, terrassé tragiquement par une surdose de cocaïne au hard Rock Hôtel de Las Vegas à la veille de la première date de la tournée US des Who en 2002. Aujourd‘hui c’est le fils de Ringo Starr, Zak Starkey – qui copinait déjà tout gamin avec Keith Moon – qui assure derrière les fûts et c’est le bassiste cool Pino Paladino qui tient désormais la basse avec la légendaire dextérité que l’on lui connait. Certains de mes potes m’ont quelque peu raillé d’aller voir les des « ½ Who », mais franchement dés que Townshend et Daltrey sont apparus sur scène, je n’ai pas regretté une seule seconde de ne pas avoir écouté tous ces oiseaux de mauvaise augure. Car, non seulement le son et la pèche y étaient, mais surtout, le chanteur et le guitariste n’ont décidément rien perdu de leur énergie.

The Kids Are Alright

Dés le premier titre, leur emblématique « Who Are You » , les « houuuu houuu » ont commencé à fuser dans la salle. Normal, cela fait 50 ans qu’on écoute les Who, alors forcément, on retient leurs chansons. Ainsi le public chante en écho des vocalises de Daltrey. Ce dernier, désormais barbu hipster, se maintient dans une forme incroyable : « tablette de chocolat » et muscles saillants sous la chemise ouverte, l’ami Roger doit passer un certain temps à s’entrainer dans les salles de sport. Vocalement, les années ont su l’épargner. Même combat pour son vieux camarade guitariste dont les fameux moulinets n‘ont guère perdu d’efficacité et d’énergie. Si sa signature guitaristique évoque parfois celle de son collègue David Gilmour, Townshend a un son bien à lui identifiable entre tous. yJg4Nq8VEt ce son n’a lui aussi rien perdu de son extraordinaire vivacité de gamin attardé. Bref, je suis bluffé par les Who et leur impeccable set-list développé comme un imparable « Best of… » de ces ex-mods des 60’s. « The Kids Are Alright », « I Can See For Miles », « Pictures of Lilly » et « My Generation » s’enchaînent et percutent le mur du son pour nous ramener aux années dorées de leurs débuts. Fast forward, les Who nous téléportent jusqu’aux 70’s de « Quadrophenia » avec « I’m One » et « Love Reign Over Me ». Puis flash-back, avec une petite trilogie « Tommy » ( « Amazing Journey », « Sparks » et l’inoxydable « Pinball Wizard ». Enfin, en bouquet final le show s’achève sur LE chef d’œuvre ultime « Who’s Next », avec « Baba O’Riley » et « Won’t Get Fooled Again ». Tout au long du concert, un sublime light show et des projections nostalgiques rythment le set. Pas de rappel, mais deux heures et quelques poussières pour une incroyable collection de chansons qui ont toutes su électriser nos vies comme bien peu d’autres. See me, feel me, touch me…

The Who au zenith

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