THE HOUSE SOUND OF LONDON Vol. IV « The Jackin Zone »

house londonVoici 30 ans dans BEST, GBD se laissait joyeusement électriser par le quatrième volume du fameux House Sound of London. En ce temps-là les clubs british commençaient à vibrer sur les premières séquences synthétiques de DJ inspiré par cette House Music née à Chicago, une musique popularisée par les radios pirates qui inondaient alors le ciel de la capitale britannique. Flashback….

Aaaaaaaaaaccccccccciiiiiiiiiiiiiidddddddddddd lançait on alors dans la moiteur des clubs enfumés. Né sur les bords du lac Michigan, dans les anciens abattoirs métamorphosés en clubs, le House Sound of Chicago. Porté par la technologie des drum machines et surtout par celle des fameux Roland TR 909, TR 808 et TR 707, cette musique électronique va très vite s’adonner au LSD et autres MDMA pour que le trip sonique s’étende bien au-delà de la nuit. Et comme les Stones et autres héros de la British invasion avaient su détourner et remodeler le blues américain à leur image, très vite les Anglais vont à leur tour adopter cette musique électronique et l’adapter. Cette compile THE HOUSE SOUND OF LONDON Vol. IV « The Jackin Zone » annonce aussi les stars du genre à émerger de cette scéne anglaise, tells les Coldcut, Bomb the Bass et autres S Express…mais c’est encore une autre histoire qu’Oncle Gozo vous racontera bientôt…

 

Publié dans le numéro 243 de BEST

 

aaaaacccciiiiiddddddÀ Paris, ils sont aussi rares que des pelouses -interdites- dans le quartier de Beaubourg. Si en matière de radio la France a perdu toute notion de liberté, à Londres, aventuriers des ondes perdues, les derniers pirates ont planté leur pavillon noir à tibias sur les toits de la city pour qu’explosent délire et créativité en cruciales bouffées d’oxygène. LWR Radio ou Contrast Radio, ses DJ anonymes sont hantés par une nouvelle filèvre contractée via Chicago: l’Acid House. En jonglant avec des séquences repiquées et des samplers plaqués sur des rythmes pop/funk ces bricolos fêlés crèvent le mur du son pour nous téléporter dans une autre dimension. Ils l’ont baptisée The Jackin’ Zone et elle s’avère quasiment hypnotique. Diaspora planétaire de la House US, la Zone se manifeste aussi dans d’immenses hangars surchauffés et enfumés où les danseurs liquéfiés par l’effort tripent – dans‘ tous les sens du terme-sur d’infernaux et répétitifs beats aussi galactiques qu’un épisode de STARTREK. Quatrième volume des époustouflantes tribulations de la House, cette compile en deux LP démontre qu’à Londres et ailleurs ce mouvement a déjà dépassé le côté mode pour s’imposer en véritable way of life. Et quel trip !  Reese and Santonio font un morceau d’une boucle constituée par les trois premières mesures du « Dirty Diana » de Jacko. Sous le pseudo de The Speech – Le Discours  un DJ archiviste black et zappeur a digéré le célébrissime discours de Martin Luther King «l Had A Dream » : «  …un jour les fils des anciens esclaves et les fils des anciens esclavagistes pourront s’asseoir à la même table de la fraternité… ». Quant aux bien nommés House Addicts – les lntoxiqués à la House- ils créent de toute pièce une jungle synthétique et inquiétante où l’écho répété ad lib de voix humaines crée le techno-tribalisme. Après House radio éprouvante avec Silicon Chip ou androïde déhanché par un effet stroboscopique auditif pour Robot DJ’s, la zone étend son spectre jusqu’aux réminiscences OMD d’ « Electricity » en passant par le « Pump Up The Volume » de la planète Marrs et aussi  Terry Riley. Quatre faces hallucinantes pour un dépaysement maximum. « The House Sound of London » n’a pour frontière que votre imaginaire.

 

 

Publié dans le numéro 243 de BEST daté d’octobre 1988

 

 

 

 

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