So Long Harry Dean Stanton

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Harry Dean Stanton 

L’immense et légendaire héros de – entre autres- « Paris-Texas » et de TWIN PEAKS, s’est éteint hier, de mort naturelle, au Cedars Sinaï Hospital de Los Angeles. Harry Dean Stanton était âgé de 91 ans. Respect éternel.

 

 

Harry Dean StantonJe passais encore ma soirée avec lui pas plus tard qu’hier. Enfin, lorsque je dis « lui », je parle bien entendu de Carl Rodd, le patron du Fat Trout trailer park,  le personnage débonnaire qu’il incarne, avec un rare brio et toujours sa guitare à la main dans l’éblouissante 3éme saison de TWIN PEAKS ( yes I know…on en reparle sur Gonzomusic…mais à cette heure il me reste encore six épisodes à dévorer). À l’instar des autres personnages emblématiques de la série de Lynch, de l’Agent spécial Dale Cooper au Shérif Frank Truman, en passant par la déjà regrettée « Femme à la buche » ( voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/la-femme-a-la-buche-sest-eteinte-cette-nuit.html ) c’était carrément bouleversant de retrouver Harry Dean Stanton dans cet univers à la fois si parallèle et pourtant si familier. Et s’il nous quitte à 91 printemps, le comédien né dans le Kentucky aura pu jouir d’une grande et belle vie. Mais que dire, qu’écrire sur l’immense carrière d’un tel homme au jeu à la fois si humain et si sophistiqué  sans tomber dans le lieu commun. En plus de 60 ans de carrière, sa filmo donne carrément le vertige. Premier cachet de figurant en 1956, pour un film intitulé « The Wrong Man », il est d’abord crédité dans les génériques en tant que « Dean Stanton » et devra attendre jusqu’en 1971 pour avoir le droit de figurer dans un générique avec son patronyme complet d’Harry Dean Stanton dans le film « Two-Lane Blacktop ». Pourtant HDS a déjà joué dans des films aussi marquants que « Luke la main froide » ou « Dans la chaleur de la nuit ».

Grande gueule et furieusement indépendant

Harry Dean Stanton

Parallèlement, il tiendra souvent sa guitare acoustique, n’hésitant jamais à pousser la chansonnette. Pote de « Jumping Jack Flash » Nicholson , à la fin des sixties du « Summer of Love », ils partagent la même bicoque dans le vivier branché de Laurel Canyon où Mama Cass Elliott, Joni Mitchell, Jim Morrisson et tant d’autres se sont établis. Grande gueule et furieusement indépendant, Harry Dean Stanton enchaine les films, mais il devra attendre 1984 pour voir Wim Wenders lui offrir son premier grand rôle dans son « Paris-Texas ». « Alien », « Le Parrain II », « Christine », « Pretty in Pink », « La ligne verte » et « Inland Empire » comptent parmi ses plus hauts faits d’armes, mais dans ma filmo perso le bluffant « Repo Man » y tient une place toute particulière tout comme « New York 1997 », « The Rose » et bien entendu le Gonzo « Fear and Loathing in Las Vegas ». À la télé, là aussi l’ami HDS aura toujours été à nos côtés, apparaissant dans les premières séries de notre adolescence comme THE VIRGINIAN, BONANZA,  LE FUGITIF ou LA GRANDE VALLÉE, LES MYSTÈRES DE L’OUEST, MANNIX…mais à partir des 80’s, Stanton se consacrera presqu’entièrement au grand écran, à l’exception des séries BIG LOVE…et justement TWIN PEAKS. Et à ce propos, je retourne au plus vite au Fat Trout trailer park dans l’espoir de peut-être retrouver Harry Dean Stanton…à jamais 😉 D’ailleurs, à ce propos, David Lynch vient de lui rendre cet magique sur son compte Twitter : « L’immense Harry Dean Stanton nous a quittés. Là est parti un grand homme. Car nul autre au monde n’était comme Harry Dean Stanton. Tout le monde aimait cet homme-là. C’était un très grand acteur ( en fait il était bien au-delà de « grand ») et un incomparable être humain, c’était si bon de pouvoir être à ses cotés !!! Tu vas véritablement nous manquer Harry Dean !!! Je t’envoie des tonnes d’amour où que tu te trouves désormais » signé David Lynch

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