SMASH FASHION Rompous Pompous

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Avec son 4éme album, la formation de LA Smash Fashion s’inscrit dans la grande tradition des groupes de la Cité des Anges qui l’ont précédé des Nerves au Gun Club en passant par Bad Brains, the Nuns ou carrément the Knack. Intitulée « Rompous Pompous », cette collection de 11 titres se révèle furieusement intemporelle, nous emportant aux confins du boogie, du blues et même carrément du glam rock, en joyeux trip aussi tonitruant que riche en énergie.

 

Smash-FashionEmporté par Roger Deering, l’ex-chanteur-guitariste de the Drills, Smash Fashion peut aussi compter au nombre de ses atouts son second guitariste Stuart Casson, qui avait précédemment accompagné HR, le légendaire vocaliste des Bad Brains. Dés le premier titre « Can’t Take You Anywhere »  nous offre son intro à la « Drive My Car » des Beatles, avant de glisser du coté du bon gros rock de Cheap Trick et d’Aerosmith tout en lorgnant également du coté du pop rock de the Knack, encore un ces groupes dont LA a le secret. Mais c’est sur « Soft As A Rock (Helium Head) » que l’on attaque vraiment les choses sérieuses. On songe au Paul Collins Beat  et à son alter ego the Plimsouls. Sans oublier une grosse influence Thin Lizzy sur ce titre en forme de fils de « Boys Are Back In Town » éternel et cool. Porté par ses harmonies énergique et aussi par un super solo de guitare aussi nerveux qu’incisif de Stuart, « Soft As A Rock (Helium Head) » est un des musts incontestables de ce CD. La suivante, « Rompous Pompous » nous la joue à la B 52’s porté sur ses guitares. C’est aussi les Cars, mais sans l’élément synthés. Enfin, on retrouve également l’ADN de Cheap Trick dans ce rock intemporel. Les guitares ont aussi le coté déjà vu du solo de Steve Hunter sur le fameux « Rock and Roll » de Lou Reed, dans sa version « Rock and Roll Animal » et tout cela se révèle d’une efficacité redoutable. Blues rock bien burné à la « Cat’s Scratch Fever » de Ted Nugent, vrombissant comme un gros chat avec « Wolves of Wonderland ». Redoutable, « Teenage Demon » évoque le « Teenage Kicks » des Undertones, profilé et taillé pour la route comme une Dodge Challenger V8. Plus exotique, « Proper Way to Eat a Muffin » est un  TOTAL RECALL du  « Hot Love » de T Rex : so glam et si délicieusement rétro. Petit bijou rock aussi épique que fun, « Runs In the Family » premier, single du LP est énergique et entêtant, comme un hit de Boston.  « Ugly Thugly », cool boogie rock éternel dans la foulée des Stones période « Exile On Main Street est un des plus aboutis de l’album. Intemporel, « Gentle Hand » nous ramène au Rod Stewart du début des 70’s qui chantait « Sweet Little Rock and Roller ». Cette composition efficace et bien huilée nous fait aussi penser au  « Helter Skelter » des Beatles. Enfin, l’album s’achève sur « Smile and Daggers », où le mythique  Mike Garson, l’homme au piano magique qui accompagnait Bowie sur « Aladdin Sane », projette un super climat pour une lente ballade émotionnelle. Entre le « Lady Grining Soul » de Bowie et le « Coming Down Again » des Stones, c’est incontestablement la chanson la plus ambitieuse et la plus longue de l’album avec sa fin en apothéose. Fort de ses super pouvoirs, Smash Fashion ne devrait pas manquer de s’imposer sur la scène de LA et bien au-delà si les Dieux du rock veulent bien les accompagner.

 

 

 

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