MEGA AUSTRALIAN ROCK

Sydney by GBD

Sydney by GBD

Voici 30 ans dans BEST, GBD après avoir tendu son micro au géant aux yeux verts Pete Garrett de Midnight Oil dans un premier épisode consacré au rock australien, s’envole de Melbourne à Sydney pour rencontrer la crème du rock austral avec les Noiseworks, the Chantoozies, Daryl Braithwaite, The Black Sorrows, Jenny Morris, the Johnnys et Chris Bailey qui revendiquait alors d’être « l’unique fan vivant de Bruno Blum ! (sic !). C’Day-good day – comme on dit là-bas !

Noiseworks by Jean Yves Legras

Noiseworks by Jean Yves Legras

Second épisode de mes rockin’ aventures australiennes (Voir dans Gonzomusic l’article du BEST N° 250 https://gonzomusic.fr/midnight-oil-a-lapogee-du-rock-australien.html ), cette fois de Melbourne à Sydney on continue  l’intense et néanmoins captivante exploration de ce joyeux rock antipode, capturé comme en instantanés Polaroid, au radieux crépuscule des 80’s.

Publié dans le numéro 251 de BEST sous le titre:

DÉCALAGE FAVORABLE

 « Quand les petits nouveaux du rock australien s’envolent autour du monde, ils ont déjà derrière eux des milliers d’heures à la rude école diesel, poussière & mousse. Gérard « pickpocket » Bar-David au pays des kangourous, deuxième épisode ! » Christian LEBRUN

 

VB (Victoria Bitter) contre gin and tonic : ce soir les Noiseworks, challengers du nouveau beat austral, célèbrent leur victoire au Findlers Park sur quinze mille kids mâles et femelles déchainées par leur totale maitrise des jeux du stade. Fin de « Moomba » ( Voir le premier épisode MIDNIGHT OIL A L’APPOGEE DU ROCK AUSTRALIEN) au Red Hoad, au sud de Melbourne, Jon Stevens et son commando rock multiplient les canons. Brunette ondulée adorablement moulée dans sa mini-jupe, la jolie plante accoudée au bar dévore de ses yeux dorés le leader de Noiseworks. La belle détecte instantanément mon accent français : « Bonjour, je suis Eve », dit-elle. « Je suis chanteuse dans un groupe. Nous avons d’ailleurs un nom français: les Chanteuses ; mais comme les Australiens sont incapables de prononcer correctement le mot « chanteuse », nous I’avons écrit comme ils le prononcent : Chantoozies. » Cute !

The Chantoozies

The Chantoozies

Eve Von Bibra et ses trois copines Allie, Angie et Tot se sont associées a quatre mecs – dont David Reyne, le frangin du rocker James – pour faire des Chantoozies la gâterie pop numéro un du continent, une version des Bananarama en plus musclée du beat. Jon Stevens enfin alpagué, la belle Eve se propose de nous reconduire au Rockman’s – nom prédestiné pour un critique rock -, notre hôtel commun. Dans sa Toyota, les HP crachent le rock sucré des Chantoozies. « Voici nos dernières maquettes », commente la chanteuse des Chantoozies tandis que son petit véhicule jap trace des kilomètres et que son rock fraicheur oxygène nous propulse jusqu’à downtown Melbourne où s’envolent les dernières fleurs de la Moomba. Sorti sur Mushroom, le label indigène, le premier LP des Chantoozies n’est pas distribué- à ce jour- dans nos contrées. Dommage, dommage…Profitant d’un feu rouge, Eve se penche vers Jon et lui dit en rougissant: « Le gig de Noiseworks était vraiment super. On m’a dit que votre album recevait un accueil fantastique en Europe et en Amérique, et vous partez là-bas en tournée, alors je te souhaite toute la chance du monde. De toute façon, je ne suis pas inquiétée pour toi. »

Daryl BraithwaiteEh oui, petite Eve, tu n’es pas la seule à craquer, Jon le têtu porte sur ses épaules carrées le futur héroïque du nouveau rock d’ici. Le lendemain, avant de m’envoler pour Sydney, je déjeune avec l’un des acteurs héros du concert du Findlers Park. Daryl Braithwaite, la quarantaine, le cheveu court, est un incontestable pivot du rock kangourou. Dans les seventies, avec son groupe Sherbet, il a su déclencher de folles passions, version australe des manias des Beatles et des Monkees. Revenu de l’autodestruction, Daryl roi de la pop a volontairement dispersé Sherbet pour se préserver. Après une traversée du désert en forme de paternité, notre héros repeignait sa maison du Mont Macedon lorsque la fièvre du rock and roll l’a de nouveau envouté. Rompant cinq années de silence, Braithwaite retrouve le chemin du studio. Et son album « Edge », mis en boite à Melbourne, est une bombe de maturité dans la foulée des géants Peter Gabriel ou Bryan Ferry. De ses balades rock incisives en forme d’exorcisme, débarrassé des paillettes pop, Daryl chante sa génération avec ferveur. « As the Days Go By», «All I Do », « One Summer », transcendé de feeling, sans une once de frime, notre ex-pantin pop se métamorphose en baroudeur sensuel et binaire. « Sherbet avait une identité qui collait a tant de gens, se souvient Daryl, mais moi je ne me sentais guère a l’aise. Ce groupe était trop mégalo pour être contrôlé. Aujourd’hui, si je veux que les choses marchent c’est mon problème. » Avant de retourner en studio, Daryl s’est offert six mois de cours de chant: «J’ai dû réapprendre totalement a chanter pour retrouver une voix. Je voulais que cet album reflète toute mon expérience de ces dix dernières années avec une technique imparable. ». Pari gagné, « Edge » échappe aux sentiers graveleux du rock déménageur pour propulser Braithwaite au sommet des charts locales. Le ciel est gris fusain sur Melbourne et les trombes d’eau m’accompagnent jusqu’a l’aéroport : l’Australie a déjà le blues de l’automne. Joey Vincent, alias Joe Cool, alias Jo Jo Zep, alias Joey Camilleri sax/chanteur/leader des Black Sorrows, m’attends à Sydney. « Hold On To Me », la cassette de leur dernier LP tourne sur mon walkman et les documents biographiques annexes soulignent une intense activité musicale ces vingt dernières années. Joey a touché de prés ou de loin plus de douze groupes, il a produit autant de formations indigènes. Après huit album de Jo Jo Zep and the Falcons, Joey forme les Black Sorrows en 84 et « Hold On… » est le 5° LP du groupe. Camilleri, fils d’émigrés maltais, ne chôme pas. Surfer incontournable de cette dernière vague australienne, il a su comme ses copains INXS et Midnight Oil accumuler les heures de vol avant d’oser s’attaquer aux quatre continents restants. Car c’est tout le paradoxe de ce rock austral ; les groupes ne débarquent chez nous que lorsqu’ils ont combattu sur tous les fronts des bars de Perth à Brisbane en passant par tous les bled trous du cul du bush profond. Des années d’expérience, de combativité âpre, des millions de litres de bière, autant de rames de galère burinent ces musicos avant qu’ils n’aillent jouer la bleusaille dans l’arène internationale.

Joey Vicent the Black Sorrows

Joey the Black Sorrows

Le temps de jeter un coup d’œil aux balcons ouvragés en fer forgé style New Orleans et aux buildings arrogants du City center, et un taxi au toit argenté me dépose sous I’arche du célèbrissime Sydney Bridge. Saloon de western austral, la Harbourside Brasserie est une petite salle de trois cents places qui sent bon le vieux bois. J’y retrouve Joe Camilleri, qui déguste une bière, installé face à la scène. Le club est vide, la répète est finie. Joey a un irrésistible besoin de prendre I’air. Il se coiffe d’un feutre gris et pose une veste sur ses épaules. Nous nous baladons face aux ferries qui croisent au large.

« Je suis né à Malte », explique Joe, « et lorsque nous avons débarqué en Australie je n’avais que deux ans. Mes parents sont ouvriers et avaient choisi de s’expatrier pour offrir une autre chance à leurs enfants, un avenir différent de tout ce qu’ils avaient pu connaitre. Pour mes parents, comme pour tous les parents européens qui ont tout plaqué derrière eux pour débarquer dans ce pays neuf, c’était un très grand sacrifice. Des années durant, mon père assurait deux jobs a la fois pour nourrir ses dix mômes. C’était un pionnier, il se battait pour être un vrai Australien. Quant à moi, j’étais partagé entre les deux cultures, je vivais le conflit des deux continents. Au début, c’était assez flippant, mais en grandissant tu finis par comprendre que tu peux tout assumer. Aujourd’hui, je me sens australien, mais fier de ma différence européenne. »

Si les Méditerranéens sont aujourd’hui mieux acceptés dans ce pays, c’est que les Asiatiques ont pris leur place sur le banc de rame des galériens en bas, tout en bas de l’échelle sociale. Joe Calamari – comme on le surnomme là-bas – est un incorrigible tchatcheur en version latine. Il bouge sans cesse et ponctue chacune de ses phrases d’un geste vif qui balaie l’air salé. Comme un Moon Martin ou un Graham Parker, I’Australo-Maltais a le profil d’un confectionneur de standards. D’ailleurs, en connaisseur Elvis Costello sur l’album précédent « Spike » avait repris « So Young », une ballade signée Joey. Yep ! Music lover fanatique, notre saxo collectionne les disques par milliers avec un net penchant pour le jazz et le blues, le zydeco de la Louisiane et les œuvres complètes de Van Morrison, ce qui n’a rien de surprenant lorsqu’on écoute les Black Sorrows. Sur certaines chansons comme « The Chosen Ones » ou « Hold On To Me » la filiation avec I’irlandais est bien troublante…

« C’est peut-être une simple question insulaire », réplique Joey, « mais j’avoue ma passion pour Morrison qui va toujours jusqu’au bout de ses sentiments. J’aime les musiciens qui vont droit à l’âme de la chanson, sans se soucier de la colorier aux synthés ou à la beatbox. Ce qui compte avant tout, c’est I’inspiration du moment. Pour moi, l’enregistrement d’un disque n’est qu’un certain instant gelé par une chanson et seule la scène parvient à chaque fois à lui rendre vie. C’est en désintégrant Jo Jo Zep and the Falcons que j’ai compris que je voulais par-dessus tout rester un musicien, pas un distributeur automatique de hits, de séances, de jingles ou de pubs. Sur cette base, The Black Sorrows se sont soudés en tant que groupe, sans frime, sans bla-bla et sans maison de disques. Les quatre premiers LP ont tous été auto-produits et seul le dernier « Hold On To Me» a bénéficié de la logistique d’une major. On a toujours appris à se débrouiller. »The Black Sorrows

Joey pourrait sans peine remplir un stade une fois pour toutes, il préfère pourtant s’offrir un mois de diners-concerts dans une salle raisonnablement humaine. « La dernière fois que nous avons joué ici, il faisait si chaud que les choristes sont tombées dans les pommes. Voilà pourquoi nous avons opté pour ce plan de diner-gigs. » Un soleil rouge inonde la baie de Sydney, la nuit australe ne sait pas attendre. Peu à peu, le public s’installe dans la brasserie. Joey disparait dans la petite pièce qui sert de loge. Deux verres et une entrée plus tard, la scène s’éclaire sur le set des Black Sorrows et instantanément l’émotion déboule avec intensité. Joey détient tout le blues de Van Morrison, la fibre poétique d’un Graham Parker, le lyrisme de Dylan, la bravade de Garland Jeffreys, la rage d’un Willy De Ville et toute la flamme d’un certain Joe Camilleri. Violons, Cuivres, accordéons, bottleneck, gospel, blues déchiré, Black Sorrows déclenche le feu du ciel dans l’intimité de ce club saturé de l’Harbourside

Sydney la nuit, mes oreilles battent encore au tempo fulgurant des Black Sorrows, lorsque je retrouve le quartier chaud de Kings Cross. Clubs, fast- food, dealers, Hell’s et filles légères jouent au ciné-vérité sous l’œil blasé du représentant de Mission Bay, l’organisme qui ramasse les jeunes fugueurs et les clodos pour les conduire dans un asile surpeuplé. Naufragés de la crise, rejetés par une vague australienne qui laisse pas mal d’éclopés sur le rivage. Hallucinés aux paradis artificiels cheap et autres anesthésiés au mauvais alcool se retrouvent sous les néons de Kings Cross. Et si l’on picole un max sur tout le continent, la consommation au mètre carré dépasse ici le seuil du raisonnable. Mais le revers n’est pas sans médaille et, sans cette profusion de repaires a soiffards, jamais le rock and roll local n’aurait pu trouver toute la force de proliférer ainsi en une jungle insensée. Enseigne bleutée, judas doré et porte massive, le Benny’s est un de ces bars essentiels, pilier occulte de la scène australienne. Dominique, un froggy exilé depuis dix ans, a vu défiler dans son établissement les stars de la planète comme Bowie, George Michael et Eurythmics et tous les rockers du continent, de INXS à Diesel en passant par quelques hardeux sanglants. Les cheveux dans les yeux, Dominique explique : « Ici c’est musicos only. Les types viennent à deux, trois heures du mat se rincer le gosier après un concert. Dans ce pays ils n’ont jamais la grosse tête, car le statut international n’a aucune incidence locale. Un band australien est un band australien, tu ne peux pas changer cela, c’est les racines du rock. Chaque bled, chaque village a son pub où des groupes jouent chaque soir, c’est ainsi qu’ils entretiennent la légende. »Jenny Morris

Flop flop, font les mystérieux volatiles, face au trentième étage d’un building qui domine les lumières de la baie. « Ce ne sont que quelques chauves-souris géantes qui volent pour chercher leur nourriture dans les arbres », m’explique la maitresse de maison. Petit bout de femme brune et volontaire, Jenny Morris ne se laisse pas aisément impressionner. Muse de la nébuleuse INXS, en dix ans de rock and roll elle en a vu d’autres. Instit’ à Wellington (Nouvelle-Zélande) dans les 70’s, elle s’échappe avec son premier groupe pour l’Australie. Quelques formations plus tard, elle rencontre l’angélique Michael Hutchence qui lui offre un duo, « Jackson » – une reprise de Nancy Sinatra- et la sous-location de son appart. Jenny vit aujourd’hui avec Grant Matthews, le photographe qui a réalisé la pochette de « Kick » et compte un bébé et un LP façon Benatar musclée à son actif, pas mal pour une faible femme !

« N’oublie pas que ce pays est tout spécialement raciste et radicalement macho. Ici trop de femmes se laissent encore intimider par les mecs. L’Australien moyen se fiche pas mal de I’environnement et de l’égalité des sexes. De même, je détesterais être un Asiatique en Australie, c’est l’enfer d’être jaune. Ils sont sans cesse persécutés parce qu’ils réussissent en temps de crise et cela les jaloux ne le tolèrent pas. Moi j’ai toujours eu une grande gueule et parfois ma révolte est si forte que je ne peux m’empêcher de l’ouvrir. » Choriste d’INXS sur deux ans de tournées, Jenny a séché le « Kick Tour » pour cause de maternité. Elle en a aussi profité pour composer un album qu’elle finit tout juste d’enregistrer à deux pas d’ici au Rhino Studio. Andrew Farriss, clavier des excessifs, s’est  d’ailleurs chargé de la production. Et en invité vocaliste-duettiste, Jenny s’est carrément offert les services d’un saint homme, une authentique légende du rock, mister Christopher Bailey.The Saints Prodigal Son

Chris Bailey, légende sur pied, fondateur des Saints qui, parmi les premiers, tentèrent l’aventure anglaise en pleine tornade punk de 77, vit justement a Sydney et c’est chez lui, face au paysage vertigineux de Double Bay, que je l’ai surpris dans son bain moussant. Mozart dans les HP, sourire jovial, petite mousse de VB dans sa mousse, Chris ponctue chacune de ses phrases d’un tonitruant « You bastards » et avoue être l’unique fan vivant de Bruno Blum ( Spéciale dédicace : NDR) . Entre les albums solos Chris Bailey et les Saints reformés, dur de s’y retrouver; mais quelle est la situation précise sur le front ?

Chris clapote et fait voler quelques bulles : « Si toi tu n’y comprends rien, qu’est-ce que je devrais dire ? Je suis encore plus paumé que toi, empêtré dans mes histoires de contrats entre Chris et les Saints. Rock and rollement, je suis schizo et j’ai choisi le rock pour raison de facilité par rapport à un vrai job. Pour un peu de blé et beaucoup d’alcool, tu te pointes sur une scène en faisant du bruit et en passant pour un trou duc. Je dois avouer qu’à l’âge mémorable de trente-deux ans, mes motivations n’ont guère évolué d’un iota, même si je gagne un peu plus de blé tout en picolant un peu moins. » Comme Simon Templar, le Saint héros de Leslie Charteris, Chris manie cynisme et provoc avec un sens du devoir proche du chimiste préparateur de TNT. Et lorsqu’on lui pose la question: « A quoi devons-nous nous attendre a l’écoute de ton petit dernier « Prodigal Son ? » Il répond, bravache: « Mais le même genre de caca que nous avons toujours su délivrer, bien joué, bourré d’illusions et enregistré à New York et Londres. »Sydney

Chris-Bardot dans son bain australien vit au quotidien la tragédie du rocker solitaire et « you bastards » sachez que son cœur reste à prendre. Sydney-Manhattan, dans l’écho des sirènes de Police, la ville prolonge son voyage au bout de la nuit australe. Kings Cross vibre aux moteurs de Harley des Comancheros, ces Hells du bout du monde qui mirent cette cité à feu et à sang dans le flux des émeutes de l’année passée. Australie-paradis où tout fout le camp, ton spleen nourrit le rock and roll dans ses forces les plus vives. Ici il y a toujours quelque part un concert de plus. Dans les caves du Kardomah Café, les Johnnys s’apprêtent à investir la scène avec la rage de leurs ainés INXS ou Midnight Oil. Dans des backstages vastes comme des WC, trois bouseux électriques se joignent à la Tequila, le Akubra hat des cow-boys du bush vissé sur les oreilles : « On est les Johnnys à nous trois parce que tout le monde s’appelle Johnny… Johnny Singleton, Johnny Cash, Johnny Thunders, Johnny avec ou sans guitare Watson, Johnny Lydon… On pratique le cow-rock -littéralement le rock vache – comme des dieux depuis des années et dans cinq minutes on va vous offrir les riffs les plus sauvages existant encore sur cette planète. » Effectivement, sur la scène du KarGomah les Johnnys jouent aux Dammed rencontrant Randy Travis pour un inédit duel au soleil. Down under – en bas et en dessous – c’est juste proprement renversant ! Toutes ces hordes de rockers kangourous qui vont encore sauter sur les scènes de la petite planète bleue! Le soleil s’accroche timidement au ciel des tours de Sydney, un autre jour d’entrainement intensif pour ces féroces ninjas koalas du rock. Tremblez, bonnes gens et, en attendant, C’Day -good day – comme on dit là-bas !

Publié dans le numéro 251 de BESTdaté de juin1989

 

 

 

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