LEONARD LASRY « Au hasard cet espoir »

LEONARD LASRYCes dernières années, l’inclassable Leonard Lasry aura entamé une incroyable course contre la montre, faites de rencontres et de collaborations prestigieuses. Ce boulimique de projets au look de hipster, qui a enchainé coup sur coup productions enregistrées pour la maison Dior et le couturier Hervé Léger, composé plusieurs musiques de films, mais aussi produit Jay Jay Johanson, Marie France ou la bande son du spectacle du cabaret parisien le Crazy Horse, publie ces jours-ci son nouvel album studio. Et c’est Lasry sur le gâteau 😜 

LEONARD LASRYPar Jean-Christophe MARY

 

Quatre ans après le très pop rock « Avant la première fois », Leonard Lasry nous embarque cette fois pour un voyage pop orchestral dans la grande tradition de la variété des 70’s. Si le ton semble plus apaisé, beaucoup moins rock ou electro que par le passé, l’homme explore toujours les méandres du spleen avec pour toile sonore un mélange de sonorités aussi riches que subtiles. Léonard Lasry a pour lui ce sens inné et évident pour la composition. Voilà une pop intime raffinée, un croisement de titres faussement rock, entrecoupés de vraies ballades, le tout chanté avec un grand soin pour les harmonies vocales. Des ballades touchantes à la manière de Benabar, William Sheller, ou Florent Marchet que l’on savoure telles « Avant de me faire oublier », « Un ou deux soleils encore » ou ce « Le plus des adieux ». De bout en bout, les titres sont de véritables accroche-cœurs, un mélange heureux, d’ambiance feutrée et de profonde mélancolie. Les arpèges cristallins et discrets soulignent la voix légèrement brisée, vibrante d’émotion et de mélancolie. Léonard Lasry chante ici l’espoir et les rendez-vous, le spleen des jours sans, les larmes, tout ce qu’on ne dit pas, les petits bonheurs du quotidien, les rendez-vous manqués, les souvenirs, les jeux amoureux, l’ombre des absents, les faux semblants, les mensonges, les trahisons, les omissions, les envies charnelles, les baisers fougueux, les souvenirs heureux, les sentiments ambigus. Derrière son piano, il se laisse aller à une ivresse qui nous fait tourner la tête et réveille nos sens par de délicats parfums tel  l’incandescent « Le rêve d’un autre corps »» ou ce « On y pense sans y croire», une des plus belles chansons de l’album. Les textes, intenses, mettent en relief la force et la douleur des sentiments de l’auteur. Le spleen et la douceur musicale qui font la force de ce bel univers ne vous laisseront pas insensible. On parie ?

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