La caverne d’Ali Baba des Beatles en vente à Drouot en mars

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Beatles 

C’est sans doute la plus hallucinante collection d’objets cultes liés aux Beatles qui sera mise en vente le 18 mars prochain à Drouot. En effet, le fameux président du fan-club français a décidé de disperser la majeure partie de son trésor rock and roll : pressages rares, photos dédicacées, posters et jouets divers à l’effigie des Fab Four seront ainsi offerts à la convoitise du public de la salle des ventes parisienne.

 

By Didier Lafleur

Depuis son plus jeune âge, après être tombé dans la marmite de « Sgt Pepper », Jacques Volcouve a toujours été au centre de la fanitude hexagonale des Beatles. Le patron du Club des « Quatre de Liverpool » a ainsi tout sacrifié à sa dévorante passion, dépensant sans compter pour enrichir sa vertigineuse collection de trésors liés à John, Paul, George et Ringo. Cependant, suite au décès de ses parents qui hébergeaient son extensive accumulation dans leur appartement parisien, notre collectionneur a décidé de tourner cette longue page de son existence et de confier 15.000 objets, répartis en 350 lots au duo de commissaires priseurs Chochon-Barré et Allardi.  « Le but, c’est au bout de tout vendre. Mais matériellement, c’est très difficile de tout liquider d’un seul coup. » explique Jacques Volcouve, « Cette vente du 18 mars comportera tout ce qui touche à l’excellence, les pièces les plus rares, les plus belles et sans doute les plus chères… celles auxquelles je tiens le plus. Soit 350 lots de 1 ou plusieurs pièces. Les pièces ont été estimées par les mêmes experts que ceux qui ont assuré la vente  récente de la discothèque de Radio France. ».

Le plaisir maniaque n’est plus là

Sweden EP Penny Lane Strawberry Fields

Sweden EP Penny Lane Strawberry Fields

Réunir autant d’objets et s’en séparer soudain élève quelques interrogations. Mais manifestement, Jacques Volcouve a déjà eu ce débat avec lui-même quant à ses motivations. « Elles sont multiples, il arrive à un moment  où l’on se demande : est-ce moi qui possède ma collection ou est-ce que c’est elle qui me possède ? La réponse s’est imposée à moi à la mort de mes parents ; ils ont eu la gentillesse de me laisser envahir leur appart de 145 m2. Quand mes parents sont partis, le proprio m’a mis à la porte. » Il opte d’abord pour la solution « garde-meubles », mais celle-ci se révèle très vite onéreuse. Notre collectionneur ne perçoit aucun salaire et son expertise en matière de Beatles, à l’exception des livres publiés, n’est jamais rémunérée par les médias. On connait le problème. Combien de « grandes » radios ont cessé de m’inviter, car je leur faisais l’affront de réclamer un cachet pour mon « travail » lorsque je venais parler d’un artiste. J’ai même suggéré un jour à Europe 1 de « piquer » 100 € de cachet à Elkabbach, qui allait s’exprimer au même micro, dix minutes après moi, et de me les filer. Bref, expert-ès Beatles ne nourrit pas (souvent) son homme. Et à 60 ans, Jacques Volcouve n’a tout simplement plus les moyens, ni la santé, pour conserver son trésor. C’est un peu le complexe du roi Midas. Comme il l’explique : « Le plaisir maniaque n’est plus là. C’est aussi une question de bon sens : je n’ai pas d’enfant et tout cela ne va pas me suivre dans la tombe. S’il m’arrive quelque chose, que va-t-il se passer. J’aime mieux transmettre ma collection, même dispersée à ceux qui sont capables de l’apprécier. ». Si dans son entourage, tout le monde approuve sa décision, quelques fans aigris ont l’outrecuidance de l’accuser de « trahison » à la « cause ».

J’ai tout essayé pour trouver une fondation

Rubber Soul alternatif

 

« Mes vrais amis sont heureux pour moi, car quelque part c’est une libération. », poursuit notre collectionneur, « Mais par contre, ce qui me blesse, c’est de me voir attaqué par certains, qui m‘accusent d’être un traitre à la cause des Beatles. Pourtant, crois-moi, je n’ai pas pris une telle décision du jour au lendemain, j’ai tout essayé pour trouver une fondation, un sponsor, qui puisse héberger cette collection dans un musée. Hélas, je n’y suis pas parvenu. » La vente s’étalera sur trois jours- et nous en reparlerons largement avec l’intéressé dans Gonzomusic- :

 

 

 

Le 16 mars, les 350 lots seront exposés à Drouot. Puis le soir, sera organisé un concert du groupe We Love Paul, joli cover band des Beatles. Entre les morceaux, Jacques Volcouve nous fera partager des anecdotes sur les chansons des Beatles interprétées sur scène.

Le 17 mars, les 350 lots seront exposés à Drouot.

Le 18 mars à 13h 30 débutera la vente aux enchères des lots qui seront présentés par ordre  chronologique

 

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