GENESIS LIVE IN PARIS

GenesisLes 16 et 17 mars, Tony Banks, Phil Collins et Mike Rutherford qui achèveront ce « The Last Domino tour », soit leur tournée d’adieu, à Londres le 26 mars prochain, étaient à Paris pour les 2 ultimes concerts français de Genesis. Jean-Christophe Mary a pu assister au 2eme show où pendant près de deux heures trente, ils ont aligné 23 titres qui ont construit la légende. Notre reporter a assisté à un live  spectaculaire mêlé d’émotions intenses. Rock report…

GenesisC’était le 9 mai 1987, juste avant que l’on ne se fasse virer de TF1 par Bouygues avec la majeure partie du « Mini-journal de Patrice Drevet », j’étais avec une équipe complète de la chaine pour capturer le show et interviewer Genesis au gigantesque Estadio dela Rosaleda à Malaga, au sud de l’Espagne. Le groupe de Phil Collins n’avait pas joué ensemble depuis des lustres et pour lancer cette tournée « Invisible Touch », dans la foulée de la sortie de l’album du même nom, ils avaient décidé de s’offrir un petit « filage » de l’intégralité de leur set-list… interprétée dans un stade totalement vide… à l’exception des techniciens et de nous-mêmes. Ce jour-là, allongé dans l’herbe devant la scène j’ai assisté au concert de Genesis le plus incroyable de toute ma vie. Comme il n’y avait pas de public, les quelques applaus ne couvraient pas les bruits des changements de position des spot-lights entre les titres, un son qu’on n’entend absolument jamais dans un concert « normal ». Le lendemain 10 mai, pour le show « véritable » dans un stade plein comme un œuf, j’avais trouvé le concert carrément moins réussi que le show en « tête à tête » de la veille. J’avais rencontré et interviewé Phil Collins pour la toute première fois voici 42 ans avec la publication de son fameux « Face Value », son tout premier album solo ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/phil-collins-simple-comme-un-coup-de-phil.html ). Par la suite j’ai souvent tendu mon micro à Collins, Rutherford et Banks… mais c’est encore une autre histoire du rock. Retour sur leur dernier concert à la défense Arena par JCM pour Gonzomusic…

Par Jean-Christophe MARYGenesis

20h30. Le public afflue calmement et prend place au son de « Dead Already » titre instrumental de Thomas Newman, identifiable entre mille dès les premiers accords. L’excitation des 40.000 spectateurs monte progressivement dans la salle, dopée par l’arrivée des musiciens dans une lumière bleu roi, face aux écrans vidéo qui encadrent l’immense scène.

Précédé de Phil Collins légèrement courbé sur sa canne, le groupe s’installe sans un mot et lâche les premiers accords qui introduit  » Behind the Lines / Duke’s End ». Installé dans son fauteuil, Phil Collins saisit un tambourin pour accompagner ses camarades puis enchaine « Turn It On Again » d’une voix lente mais assurée. La présence de deux choristes rehausse le timbre de Phil Collins sur les passages les plus hauts. Le visage émacié, les traits tirés, Phil Collins sourit, nous impressionne par son aisance vocale qui montera progressivement en puissance tout au long du show. Rarement pris en défaut de justesse, il tient la scène durant 2h30, avec un plaisir communicatif évident. Il plaisante, cabotine un peu, s’amuse à essayer de parler dans un français un peu approximatif. Visuellement, le show est très coloré, s’accompagne de lumières spectaculaires, de projections de vidéos élaborées. Sur « Land Of Confusion » avec ses rouleaux de papier toilettes qui pleuvent du ciel ou encore ses gratte-ciels qui s’écroulent comme des châteaux de carte sur « Domino » , le public en prend plein les yeux.

GenesisLe show déroule les classiques, comme un juke-box génial autour de quatre albums mythiques : Duke (1980), Genesis (1983) Invisible Touch (1986) et We Can’t Dance (1991). Les spectateurs ont droit à de sublimes versions de « Mama » dont le rire inquiétant de Phil Colllins prend sur l’écran géant toute sa dimension satanique, « Land of Confusion » qui fait échos au conflit Russo Ukrainien, « Home by the Sea » suivi de « Second Home by the Sea » et « Fading Lights ».  Au milieu du set, le groupe se retrouve sur l’avant-scène pour un set acoustique avec les éternels « The Lamb Lies Down on Broadway » et « Follow You Follow Me » titres d’une autre époque qui réussissent à nous rendre nostalgique. Des 70’s justement, le trio ressuscite pour notre grande joie « Firth of Fifth » petit bijou de la musique progressive ainsi qu’une magnifique version de « I Know What I Like (In Your Wardrobe) ».  Si la virtuosité de Tony Banks (claviers), Mike Rutherford (guitare, basse) et de leur guitariste additionnel Daryl Stuermer n’est plus à faire, on salue ici le travail technique et maitrisé du jeune Nicholas Collins ( Voir sur Gonzomusic  https://gonzomusic.fr/phil-collins-ne-battra-plus-mais-chante-toujours-pour-genesis.html ) qui a repris la place de son père derrière les fûts. D’ailleurs Phil Collins se retournera plusieurs fois pour écouter et admirer son fils. Pour les rappels, le public a droit à un « I Can’t Dance » d’anthologie jusqu’au plus élégant final possible avec les versions émouvantes de « Dancing With the Moonlit Knight » suivi de « The Carpet Crawlers » qui tirent des larmes aux aficionados de la première heure. Il est presque 23 heures quand les lumières se rallument dans la salle. Les spectateurs encore sous l’émotion, nostalgiques, vidés mais heureux, viennent d’assister à la fin définitive de Genesis. That’s All…

SET-LISTGenesis

1-Behind the Lines / Duke’s End

2-Turn It On Again

3-Mama

4-Land of Confusion

5-Home by the Sea

6-Second Home by the Sea

7-Fading Lights

8-The Cinema Show

9-Afterglow

Set Accoustic

10-That’s All

11-The Lamb Lies Down on Broadway

12-Follow You Follow Me

13-Duchess

14-No Son of Mine

15-Firth of Fifth

16-I Know What I Like (In Your Wardrobe)

17-Domino

18-Throwing It All Away

19-Tonight, Tonight, Tonight

20-Invisible Touch

Rappels :

21-I Can’t Dance

22-Dancing With the Moonlit

23-The Carpet Crawlers

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