FLEETWOOD MAC « Live »

Fleetwood MacVoici 40 ans, dans BEST GBD analysait le double LP live de Fleetwood Mac. Quatre décennies plus tard, ce même album ressort en version 3 CD remasterisés avec 17 titres Bonus, par conséquent, et c’est exceptionnel, voici une double kronik de cet album mythique, thèse, antithèse, synthése 🤣 : l’originale parue en janvier 1981 et celle de la réédition d’aujourd’hui signée par JCM. Double flashback…

Fleetwood MacPublié dans le numéro 151 de BEST daté de février 1981

 

Après une année de tournées autour du globe, Fleetwood Mac vient d’enfanter, dans les vivas de ses fans, un double live. Le disque est dédié a Brian Wilson, le vieux garçon de la plage, une manière comme une autre de rendre hommage a l’inspiration Beach Boys. « Farmer’s Daughter » le dernier titre est d’ailleurs signe Brian Wilson, il figurait sur le LP « Surfin’ USA ». Contrairement au live des Eagles ( Voir sur Gonzomusic https://gonzomusic.fr/eagles-live.html ), celui-ci, heureusement, ne se contente pas d’être un très approximatif « Best Of ». Car Fleetwood Mac Live est avant tout un disque d’ambiance qui nous fait traverser les States, la France (eh oui !) et le Japon. Une superbe organisation, des moyens énormes, un enregistrement parfait, un mixage digital aux frontières de la science-fiction, un habile montage et l’efficacité d’un « Top Selling Group ». À l’actif de ce live, d’abord, on doit mettre en avant la surprenante vigueur de ces 3 Anglais (Mick Fleetwood et les Mc Vies ) et de ces deux Américains (Stevie Nicks et Lindsey Buckingham) : leurs disques studio manquent un peu de punch, par contre, ils éclatent sur le terrain. « Not That Funny » tiré de « Tusk », c’est comme Popeye et les épinards. Avant, c’est ramollo, âpres, on voit défiler les chandelles. Fleetwood Mac n’est pas avare de surprises.

Fleetwood MacD’abord, les inédits « Fireflies », une tendre ballade signée Stevie Nicks, « One More Night » et «Don’t Let Me Down Again», une vieille composition de 73, époque ou fonctionnait le duo Lindsey/Stevie. « Dreams » et « Don’t Stop » ont été enregistrés au Palais des Sports de la porte de Versailles, mais inutile d’y chercher vos applaudissements : ils ont été mis en boite lors de la répétition de l’après-midi. Et n’en déduisez pas trop vite que Fleetwood Mac a peur du public français. La preuve, « Fireflies », « One More Night » et « The Farmer’s Daughter » ont été capturées dans les mêmes conditions au Santa Monica Civic, California USA, aux pieds du Pacifique. C’est leur fief, mais c’est aussi celui des Beach Boys. Tout simplement parce que le public du coin a toujours adoré les splendides envolées vocales. Or, Fleetwood Mac se situe sans conteste plus près de la voix des mythiques sirènes californiennes que les Dead Kennedys. Les harmonies conjuguées du Mac sur le diabolique mixage digital (qui supprime le souffle comme le DDT les mouches) sont bien séduisantes, c’est le même déclic qui joue, le même exactement que pour les Beach Boys. Mais où est donc passée ma planche de surf ?

BEST 151

 

 

 

Fleetwood MacFLEETWOOD MAC « Live »

Par Jean-Christophe MARY

 

Enregistré lors de la tournée mondiale « Tusk » entre 1979 et 1980, ce « Live » ressemble fort à un « Best of… » en public de Fleetwood Mac. Cette set-list de rêve, truffée de tubes énormes et de joyaux tels que « Dreams», « Sara », « Never Going Back Again » « Go Your Own Way », « Rhiannon » et « Don’t Stop » est aujourd’hui rééditée dans un luxueux coffret, augmenté de 17 nouveaux titres.

 Dans la foulée de « Rumours », l’album aux 40 millions de copies écoulées et du double « Tusk », ce premier live de Fleetwood Mac restera un classique de la musique rock californienne des années 70-80. Dès leur sortie, « Dreams », « Sara », « Never Going Back Again » « Go Your Own Way », « Rhiannon » et «Don’t Stop» titres pop rock joyeux et plein d’énergie pop folk ont marqué plusieurs générations d’aficionados. Formé au Royaume-Uni en 1967, Fleetwood Mac dont les ventes d’albums se comptent par millions figure aujourd’hui parmi les plus grands. Chef de file de la seconde vague du British Blues Boom initié par les Rolling Stones, les Bluesbreakers ou encore les Yardbirds, le groupe rencontre le succès dès son premier album et s’impose avec des titres iconiques comme « Black Magic Woman » qui, repris par Santana, connaîtra un succès international. Après le départ de Peter Green en 1970, Fleetwood Mac opère un changement de cap radical qui les mènera du blues rock à la pop rock FM avec trois albums phares l’éponyme « Fleetwood Mac » (1975),  « Rumours » (1977) puis le double album « Tusk » (1979) qui restent aujourd’hui deux classiques de la musique rock californienne des 70’s-80’s. Alors, au sommet de sa gloire, pris dans le tourbillon infernal de la célébrité, drogue, violence conjugale, jalousie, Mick Fleetwood (batterie), John McVie (basse), Lindsey Buckingham (guitare), Stevie Nicks (piano, guitare) et Christine McVie (piano, synthétiseur) se lancent dans une longue tournée mondiale pour la promotion de l’album « Tusk ».

Fleetwood MacC’est dans ce contexte que sont captées ces 34 versions live entre Tucson, Santa Monica, Cleveland, Paris et Londres. De « Dreams » à « Over & Over », de « Sara », confession intime bouleversante de sensibilité à « Don’t Stop » rock bondissant à la mélodie catchy, les voix de Stevie Nicks et de Christine McVie font des merveilles sur « Fireflies » et « The Chain » quand les guitares et la voix beuglée de Lindsey Buckingham font des étincelles. La voix de Stevie Nicks, fragile, féminine, est en totale osmose sur l’ensemble des titres et nous colle de même de sacrés frissons sur « Gold Dust Woman » et « Sisters Of The Moon ». Les saillies de guitare aigüe et stridente renforcent l’ossature des titres plus rock « Don’t Let Me Down Again » et speedés « Second Hand News » tout comme ce « Go Your Own Way » aux guitares cradingues. Sur « Blue Letter » et surtout « Tusk » Mick Fleetwood tambourine comme un démon quand John McVie fait lui swinguer sa basse, tout en légèreté et finesse. Au fil des titres, le groupe déploie une énergie incroyable et laisse à penser que la cocaïne a probablement pu jouer un rôle crucial sur cette tournée. « Live » est un disque brut de décoffrage sans over-dubs ou rajouts comme le témoigne ce splendide piano voix « Songbird », livré par une Christine McVie émue aux larmes. Rythmique impeccable, perfection vocale, mélodies entêtantes, rythmiques pop groovy, Fleetwood Mac aura bien été l’un des maîtres de la pop rock des 70’s-80’s. Ce prodigieux « Live » ressort ces jours-ci en version 3 CD album remasterisée avec 17 titres Bonus augmentés de 2 LP Vinyles.

 

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