ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA : « Alone In the Universe »

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14 années après le dernier CD officiel d’Electric Light Orchestra, qui était déjà un quasi album solo de son leader, 29 ans après le split officiel d’ELO, le brillant Jeff Lynne réactive l’emblématique vaisseau spatial avec un nouvel album au titre humoristique « Alone in the Universe », seul dans l’univers, comme pour mieux souligner qu’il demeure seul maitre à bord…après Dieu, bien entendu !

 

ELO "Alone in the Universe"Voici trois ans, Jeff Lynne re-émergeait de son exil virtuel, en publiant à la fois un « Best of » re-masterisé d‘ELO et un album solo de reprises « Long Wave ». Mais avec cette nouvelle aventure d’Electric Light Orchestra, fruit d un long voyage en solitaire de plus de dix huit mois dans son home-studio de LA, Jeff Lynne se place dans la continuité du prestigieux groupe qu’il a créé, à l’aube des années 70, pour lequel il n’a jamais cherché à dissimuler son amour illimité pour les harmonies des Beatles. Car avec l’énigmatique Klaatu, ELO nous a toujours su nous offrir le bouquet d’émotions qui se rapproche le plus de la magie des Fab Four. D’ailleurs, plus tard, Lynne deviendra même producteur des LP de son héros George Harrison, poussant le culte des « scarabées » jusqu’à fonder dans les années 80 le super-groupe the Traveling Wilburys avec Bob Dylan, George Harrison, Tom Petty et son autre héros de tous les temps, le classieux Roy Orbison. Trente ans plus tard, Jeff prouve qu’il n’a rien sacrifié de ses rêves d’ado, tant cet « Alone in the Universe » se situe dans la droite lignée des albums d’ELO, comme si le temps ne s’était jamais arrêté. Ainsi, sous sa pochette qui reprend le graphisme du fameux spaceship d’ELO, découvert avec « Out of the Blue » en 77 et décliné sur de nombreuses pochettes, les 12 titres – dont deux bonus- ont tout le panache de leurs augustes prédécesseurs.

 

Odyssée de l’espace

 

Dès le premier titre, le nostalgique « When I Was a Boy », Lynne fait jaillir les harmonies néo-Beatles et les mélodies dorées comme « Eldorado » ou « Can’t Get It Out My Head ». De même, « Love and Rain », où sa fille Laura seule intervenante de cet album, assure la partie chœurs, fait vibrer la fibre nostalgique de « Strange Magic ». Entre « Evil Woman » et le « End of the Light » des Wilburys, « Dirty to the Bone » incarne ce style inimitable qui propulse depuis toujours le vaisseau ELO. Avec son super refrain, « When The Night Comes » rappelle furieusement le délicat « It’s Over » du double LP « Out of the Blue ». Sans doute le plus rétro-cool, « Ain’t It A Drag » projette en filigranes les silhouettes aussi familières que tutélaires de George Harrison et de Roy Orbison. Et si « One Step at a Time » évoque ostensiblement la pop sucrée de « All Over the World », la chanson-titre « Alone in the Universe » est à elle seule une véritable « odyssée de l’espace ». En conclusion, l’ami retrouvé Jeff Lynne nous arrache à notre bonne vieille attraction terrestre pour nous téléporter haut, très haut, dans sa galaxie virtuelle, un univers qui se révèle à l’usage hautement addictif.

 

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