De battre le cœur de Didier Lockwood s’est arrêté à seulement 62 ans

Partager

 

 

Didier Lockwood 

 

C’est à Paris, où il était encore sur scène samedi soir que le violoniste star Didier Lockwood a été terrassé par une violente crise cardiaque. Il avait fêté ses 62 deux ans seulement une semaine auparavant. Le rock et le jazz perdent l’un de ses plus grands mélangeurs de styles, un authentique amoureux de la musique au sens le plus noble du terme. 

Calaisien d’origine britannique, Didier Lockwood n’a pas eu grand mal à choisir sa vocation puisque la quasi-totalité de sa famille ou presque aura été biberonnée à la musique classique et au jazz, justement les deux pôles qui lui auront servi de boussole artistique. D’ailleurs, Didier Lockwood a tout juste 17 ans, lorsqu’il va rejoindre ce qui constitue sans doute le plus ambitieux des groupes de rock hexagonaux avec Magma. À des années lumières de la pop potache des Martin Circus et des formations rock de l’époque, Magma se distingue par son ambition- fusion où le rock, la pop et le jazz unis doivent projeter un son aussi inédit que les textes extra-terrestres de Christian Vander. Même si cette expérience est courte, elle se révèle furieusement formatrice. En fait, c’est surtout dans l’après-Magma, après avoir été repéré et adoubé par l’immense Stéphane Grappelli, que Lockwood va gagner en solo ses plus belles lettres de noblesse notamment au niveau international au point de signer en direct sur le label  Atlantic de WEA et d’investir, avec un immense  succès, les clubs de la cité des Anges, avec ou sans son fameux DLG ( Didier Lockwood Group). Mais, de toutes ses prouesses, c’est son carnet de bal qui demeurera le plus éloquent. Cet éternel jeune homme aura frappé de taille et d’estoc de son violon aux cotés des plus grands barons de l’histoire de la musique de Miles Davis à Barbara en passant par Herbie Hancock, Higelin et tant d’autres.  Plus tard, dans les années 90, il va explorer les liens intrinsèques que le jazz entretient avec la musique classique. Son ultime album intitulé « Open Doors » était tout juste paru en novembre et Lockwood était encore en concert samedi dernier, juste avant son malaise cardiaque. Il sera quasiment mort sur Scéen, à la Jean Baptiste Poquelin en Artiste avec un A majuscule. Si ses collègues Jean Philippe Rykiel et Louis Bertignac ont compté parmi les premiers à réagir sur leurs réseaux sociaux respectifs à la mort si soudaine de Lockwood, les hommages ne devraient guère cesser de pleuvoir sur cet éternel dandy plein de fougue, d’amour et d’imagination. So long Didier !

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.