COLONY

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Colony

Dans un futur proche, un Los Angeles envahi par des aliens qu’on ne voit jamais vit sous un régime autoritaire qui impose couvre-feu, restrictions de libertés individuelles. Comme toujours dans de telles tragédies la société se divise les collabos profiteurs, les passifs et les résistants. Créée par le scénariste de LOST, COLONY marque également le grand retour à l’écran de Sawyer, le very bad boy the LOST.

ColonyNous sommes à Los Angeles, juste après une mystérieuse invasion d’extra-terrestres qui imposent l’ordre relatif d’une société fascisante et qui encerclent les villes du monde entier derrière des murs hauts comme des gratte-ciels rebaptisées « blocs ». Un couple, Will Bowman ( Josh Holloway, le James « Sawyer » de LOST) et Katie Bowman ( Sarah Wayne Callies, la Sara Tangredi de PRISON BREAK et également la Lori Grimes de WALKING DEAD) tente de survivre pour ses deux enfants. Mais un troisième kid, Charlie le cadet, est manquant. Il a été séparé de sa famille durant l’invasion. Will et Katie sont prêts à tout pour le retrouver. Will est, en fait, un ex-agent fédéral spécialisé dans la capture des fugitifs, un job qu’il exerçait avec succés avant l’attaque. Le Gouverneur nommé par les forces d’occupations, un collabo donc, perce son identité et lui propose forcément de collaborer ; s’il veut retrouver son fils, il doit démasquer et démanteler tout le réseau de la résistance. En échange, comme tous les profiteurs du régime, il aura accès à tous les produits rares ou interdits, que cela soit l’insuline pour traiter les diabétiques ou tout simplement de l’alcool et de la nourriture de qualité. Si Will refuse de collaborer, toute sa famille sera déportée dans la « factory », une « usine » qu’on ne voit pas, mais qui doit bien plus ressembler aux mines de sel qu’au Club Med. Mais, ce que Will ignore, c’est que Katie appartient à la résistance et que son rôle désormais sera de l’espionner pour aider les partisans.

Redhats

 

Dans une atmosphère vraiment pesante, cette société asservie par la peur reflète toutes les angoisses d’une occupation aussi étrange qu’étrangère. Clin d’œil aux « habits rouges » de George V, lorsque Washington et les siens luttaient pour l’indépendance US, ici l’armée d’occupation de supplétifs humains au service des raps ( comme raptors) est désignée par la couleur de leur casque, les « redhats » (les chapeaux rouges). Et tandis que les partisans commettent de nombreux attentats, les collabos multiplient les arrestations arbitraires dans leurs énormes véhicules blindés. On imagine également le marché noir et les petites bassesses au quotidien pour survivre. Et surtout, il y ce mur aussi vertigineux qu’omniprésent, réminiscence de celui de Berlin, qui incarne cette privation de liberté imposée par l’occupant. COLONY, c’est vrai, se distingue par ce climat à la 1984 d’Orwell, comme une critique sous-jacente des « Patriot Acts » et autres lois d’exception prises par nos gouvernements occidentaux au nom de la guerre contre le terrorisme. Imaginée par Carlton Cuse, cette nouvelle série diffusée sur USA network semble remporter un certain succès aux States. Pour mémoire, Carlton Cuse était l’un des deux show-runners de LOST à égalité avec le fameux Damon Lindelof. En parallèle avec COLONY, il prépare l’adaptation en série télé des aventures de JACK RYAN, le héros de Tom Clancy déjà incarné au grand écran par, entre autres, Harrison Ford. Cette croustillante première saison de COLONY compte 10 épisodes. Bon ap’

Diffusée sur la chaine USA Network depuis le 14 janvier

 

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